Compte Administratif 2008 : bientôt à Asnières-sous-Seine ?
L’examen du compte administratif 2008 de Sébastien PIETRASANTA a occupé l’essentiel des débats du conseil municipal du 25 juin dernier.
Le Compte Administratif (CA) de l’année n est le bilan d’exécution budgétaire de l’année n; il doit être présenté par le Maire à l’assemblée délibérante avant le 30 juin de l’année n+1.
Cette première année de gestion par l’actuelle majorité révèle plusieurs enseignements qui fne sont pas sans rappeler la célèbre fable sur « la cigale ayant chanté tout l’été…. ».
Le premières explications de la mairie donnent le ton : comme pour s’excuser de ses premiers choix politiques, Sébastien PIETRASANTA admet dès la deuxième ligne un « budget 2008 élaboré dans l’urgence ».
De quoi étonner tous ceux qui l’ont entendu critiquer et rejeter les budgets année après année jusqu’à 2008.
9 ans qu’il s’opposait méthodiquement à tout… Il n’a même pas trouvé le temps de préparer un vrai budget pour les asniérois.
Sur le fond, ce premier Compte Administratif caractérise une gestion financière de l’imprévision, de l’incurie et de l’imposture.
L’imprévision comme règle de conduite,
L’imprévision est caractérisée quand, en 1 an de gestion seulement, la nouvelle équipe a dépensé les 16,8 M (millions)euros d’économies de la gestion Aeschlimann.
De 16,8 M en 2007, l’excédent de trésorerie de la commune tombe à 1,160 M (million) d’euros en 2008.
Cet appauvrissement est confirmé par l’évolution catastrophique de la chaîne de l’épargne entre 2007 et 2008.
Entre décembre 2007 et décembre 2008, l’épargne nette de la commune (= résultat des soldes de fonctionnement courant et exceptionnel, moins les intérêts et le capital de la dette) se dégrade, et l’auto financement de la commune diminue.
L’incurie de la gestion PIETRASANTA,
Elle est caractérisée quand les dépenses réelles de fonctionnement progressent de 4,3% entre 2007 et 2008 alors que les recettes augmentent de 3,5% seulement, donc moins vite.
Idem pour les dépenses courantes, entre 2007 et 2008, elles augmentent de 4,3% alors que les recettes courantes n’augmentent que de 2,6%.
C’est ce que les économistes appellent dans leur jargon « un effet de ciseau » : à terme, en dépensant plus que ce que vous gagnez, vous serez en déficit.
C’est tout sauf le signe d’une gestion vertueuse.
L’exemple type est l’évolution du poste « charges de personnel ». Il augmente de 4,1% par rapport à décembre 2007.
En 2008, la nouvelle majorité a lancé le recrutement de 15 cadres. Cela pèsera très lourdement en année pleine sur la masse salariale.
Au lieu de procéder à des recrutements externes, elle aurait pu opter pour la validation des acquis de l’expérience du personnel communal en place, favoriser les avancements, privilégier la formation continue, bref, elle aurait pu faire le choix d’améliorer le quotidien d’agents dont le traitement indiciaire ne progresse que très lentement.
Financièrement calamiteux, le bilan de cette première année de gestion est socialement honteux.
Et je ne reviens pas sur les brimades, mises au placard, flicages et autres harcèlements subis dans la souffrance et l’indifférence.
Un bilan humain déplorable.
C’est pourquoi j’ai cru juste de rendre un hommage appuyé à l’ensemble du personnel communal qui se dévoue au service des asniérois, au nom de mon groupe.
Pour la première fois depuis longtemps, il n’y a pas eu de rapport d’activités des services annexé au compte administratif.
L’imposture permanente
S. PIETRASANTA a voulu faire croire que l’amélioration des recettes enregistrées était due à sa gestion.
C’est faux !
La hausse, de 9,4%, des bases de la Taxe Professionnelle (TP) constatée dans ce compte administratif n’est pas le résultat de la politique de la nouvelle municipalité.
L’amélioration de ce ratio n’est pas imputable à la gestion 2008, mais à celle de 2006. Car les asniérois doivent savoir que les bases de la TP en année n sont calculées en référence aux valeurs de n-2.
La forte hausse constatée pour les recettes de TP 2008, c’est donc une conséquence de la gestion Aeschlimann.
L’imposture, c’est aussi les mensonges à répétition au sujet de la dette,
Revenons sur la gestion de la dette qui a fait parler à tort (et surtout à travers) nos anciens opposants, aujourd’hui majoritaires,
Pour relever que :
-le poids des intérêts de la dette supportés par la commune diminue en 2008,
-le taux de la dette d’Asnières passe de 3,6% à 3,3%, très en deçà des taux d’intérêt du marché.
Cela prouve que la gestion antérieure a fait les bons choix en matière de politique d’emprunt.
Et si le stock de dette diminue de 5,1 M euros, passant de 182 M euros à 176,8 M euros,
si la dette par habitant a baissé de 70 euros, c’est uniquement parce que la nouvelle équipe a reçu une espèce de subvention de la gestion Aeschlimann, le fameux excédent de trésorerie de 16,8 M euros.
Un fusil à un coup….
C’est pourquoi S. PIETRASANTA a augmenté les impôts de 17% en 2009.
Dès lors, on peut légitimement s’interroger sur ce qu’ils vont faire en 2010 : augmenter encore les impôts ? laisser filer la dette ? ou réduire de façon drastique les investissements ?
La cigale a chanté une année…
L’imposture, c’est, contrairement aux promesses de campagne, la baisse des services aux asniérois.
L’imposture, ce sont toutes les inaugurations d’équipements sans un mot pour l’équipe qui en a lancé le principe et suivi les travaux: la crèche des impressionnistes, l’extension de l’école Simone Veil, la conduite du projet de rénovation urbaine des Hauts d’Asnières, la rénovation de la maison de retraite Aulagnier très récemment…
L’ imposture, c’est le service minimum dans les écoles mis à mal, quand la mairie propose deux salles polyvalentes pour y « parquer » les élèves de toute la ville, les jours de grève.
C’est aussi le refus de la mairie d’assurer la sécurité lors des kermesses de fin d’année, alors que cela s’est toujours fait, obligeant les organisateurs à recruter des papas volontaires…
Cela pose un problème évident de sécurité, c’est aussi du temps volé à des parents qui se libèrent de leur occupation professionnelle, pour pallier les déficiences de la mairie. Il y a aussi un évident problème de responsabilité…
L’imposture, c’est des discours qui tranchent avec les actes.
Exemples : quand la police municipale est acculée à la grève, parce que la mairie ne veut plus payer les véhicules, les heures supplémentaires, bref le service …
La première année de gestion de l’équipe PIETRASANTA, c’est des piquets de grève tous les 4 matins, une menace de grève générale évitée in extremis, les avantages des agents municipaux rognés…
C’est le mobilier urbain de notre ville noirci par de vilains tags, des déjections canines tapissant le sol, une qualité de vie dégradée, pour économiser pour payer les recrutements des amis, de SOS racisme et d’ailleurs.
Le bilan politique 2008 de l’équipe PIETRASANTA, c’est enfin sa 1ere adjointe qui crie à qui veut l’entendre que le maire ne tient pas ses accords électoraux, qu’elle est brimée et marginalisée. On pourrait « presque » la plaindre….
La cigale ayant chanté une année…

J’ajoute que, pour le recrutement de certains cadres, la municipalité fait appel à un cabinet de recrutement qui se paie de l’ordre de 50.000 € par recrutement. Cette dépense vient s’ajouter à la masse salariale et apparait sur une autre ligne budgétaire.
j’ai suivi le conseil municipale et ont constaté le double langage de cette majorité, lorsque l’on parle des 16,8 M-euros dégagé par l’ancienne municipalité cela est négatif, mais pour le report de solde restant soit 1,1 M-euros cela devient positif?……..