Parking de l’hôtel de ville : retour au projet initial avec 551000 euros payés pour rien et 80 places en moins

Le projet de parking échafaudé par la nouvelle équipe municipale commence bien mal dans la vie.

En place depuis 1 an, alors qu’elle avait bataillé contre le projet de parking de Manuel Aeschlimann pendant des années, la nouvelle municipalité a eu du mal à accoucher de son propre projet.

551000 euros payés au concessionnaire pour pas un coup de pioche

Au passage, elle a dû débourser 551000 euros (conseil municipal du 19 mars dernier) au concessionnaire pour abandonner l’ancien projet et…  revenir sur le lieu même de l’ancien projet, 2 mois plus tard (conseil municipal du 7 juillet).

Où est la logique ?

Il est vrai qu’entre temps, elle avait fini par admettre que les Asniérois ne voulaient pas d’un parking derrière la mairie car ce projet – qui avait la préférence de Sébastien Pietrasanta – conduisait à l’abattage d’une vingtaine d’arbres dans le parc situé derrière l’hôtel de ville.

Un à un, balle au centre

Donc l’équipe Pietrasanta a payé 551000 euros pour faire machine arrière au bout de 2 mois.

Elle est moins à l’aise maintenant, pour critiquer l’ancienne équipe qui avait dû indemniser la société attributaire pour les frais exposés pour les études et le permis de construire, à hauteur de 620000 euros, par suite de l’annulation de son projet en 2003.

Quand on veut tuer son chien…

Pour justifier cette volte face, la nouvelle équipe, de fort mauvaise foi, prétextait qu’elle optait pour un nouveau projet comprenant 2 ou 3 niveaux, au lieu du parking du type HELICE du projet Aeschlimann (7 niveaux pour limiter l’emprise au sol, diminuer la gêne occasionnée par les travaux et la circulation des véhicules sur l’avenue de la marne qui est une grosse artère dans la commune).

Qu’importe. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…

Car la mairie s’est également mise à prétexter une prétendue nappe phréatique, alors que toutes les études antérieures avaient répondu par la négative à cette question…

Comme ce n’était pas assez gros, la mairie a invoqué un prétendu risque juridique le 19 mars dernier. En réalité, lors de l’audience tenue peu de jours avant ce conseil municipal, les conclusions du commissaire du gouvernement préconisaient le rejet du recours déposé par un administré contre la délibération lançant le principe de la concession de travaux et de service public pour le projet de parking Aeschlimann. De sorte que l’obstacle juridique tombait, mais qu’importe.

Alors la mairie a trouvé une ultime argutie : l’équilibre financier du contrat.

Choisir un prix plutôt qu’un niveau de prestation

En prétendant que cela allait coûter trop cher de construire un parking de 320 places (projet Aeschlimann), la nouvelle équipe décidait de choisir un projet de 250 places, moins ambitieux, mal évalué, mais qui restait dans son prix. En réalité, son prix (8,1 millions d’euros pour seulement 250 places soit 32000 euros la place) était déjà nettement moins compétitif que celui du projet Aeschlimann (8,3 milions d’euros pour 320 places soit 26000 euros la place).

Pour faire accepter cette régression, la mairie a trouvé la bonne idée d’emballer son cadeau empoisonné d’un joli papier cadeau végétalisé. L’esquisse de ce nouveau projet se trouve dans Asnières Infos du mois de juillet; la perspective de ce croquis – exagérément tronquée-  laisse à croire que devant la place de la Poste, les Asniérois jouiront de rien moins que les Champs Elysées… Un simple examen attentif révèle que l’ensemble est exagéré et surdimensionné.

C’est au pied du mur que l’on voit le maçon

Finalement, le projet de parking de la nouvelle équipe c’est :

  • un coût de 551000 euros payé pour abandonner un site… sur lequel la mairie elle même revient
  • un projet au rabais (80 places en moins) avec beaucoup de salade autour, comme dans ces restaurants où vous n’avez rien à manger dans une assiette gigantesque (on a dû vous faire déjà le coup…)
  • un projet flou et dangereux car la mairie n’indique rien sur les coûts pour les usagers (tarif horaire prévisible, prix de l’abonnement, subvention à verser au consessionnaire, ou à tout le moins une fourchette de prix)
  • un projet en sursis, car de nombreux riverains ont déjà fait savoir leur opposition radicale à ce nouveau projet.

Dans ce contexte de mauvaise foi, où la mairie a surtout voulu stigmatiser l’ancien projet dont elle avait fait un arme politique et électorale, ce sont les Asniérois qui seront les grands perdants.

L’opposition que je préside n’a pas participé au vote lors du conseil municipal d’hier soir, car nous estimons que la mairie aurait dû continuer l’ancien projet, pour économiser 551000 euros de plus, le re-déplacement du Monument au Morts que nous avons déjà payé, de nouvelles études, de nouvelles procédures… et tant de temps perdu alors que les Asniérois attendent.

Les armes que l’équipe Pietrasanta a utilisées contre son prédécesseur sont en train de se retourner contre lui…

  1. benaek dit :

    1 euro dépense sera un euro utilie, quel blague, le plus important pour cette majorite! sur le projet initiale c’est qu’il mauvais tout simplement par qu’il est monté par l’ancienne majorité ect, ect donc tout ce qui touche l’ancien maire Mr Aeschlimann est mauvais, en fin de compte la triologieveux tout simplement monte leur propre projet en s’attirant les bonne grace des Asnierois en revenant au projet initiale made ps moden dv chercheé l’erreur??????????

  2. vial dit :

    Bonjour,

    Votre article est d’une mauvaise foi monumentale !!!!!
    Votre ancien parking était une hérésie technique et financière.

    J’espère que vous ne soutiendrez pas vos militants dans leur volonté d’effectuer des recours.
    Les asnièrois ont besoin d’un parking au centre ville.

    Cordialement
    Jacques

  3. Marido dit :

    cher monsieur, vous avez le droit d’être en désaccord avec ma note; vous avez même le droit d’être mécontent. Préoccupez vous plutôt d’écouter ce que disent les gens autour de vous, à popos de ce nouveau projet enrobé de papier cadeau vert…renseignez vous, les personnes qui envisagent de déposer un recours ne sont pas mes militants; ces personnes ont leur libre arbitre, et l’ont montré par le passé, en faisant capoter notre propre projet, en son temps. Donc votre argument ne tient pas. En revanche, une chose est sûre, c’est que le nouveau projet ne fait pas l’unanimité, et c’est peu dire. A la mairie de gérer maintenant, et elle s’empètre dans un tissu de mauvais foi et d’erreurs tactiques. Regardez plutôt du côté de certains de vos alliés du second tour, qui se font attrapper par leurs électeurs du premier tour, et se désolidarisant du projet en secret pour préserver un capital électoral qui a déjà fondu comme neige au soleil. Cher monsieur, j’attends aussi le parking, comme tous les asniérois. cordialement.

  4. Vial dit :

    Le seul critère technique ( 7 niveaux en sous-sol dont 3 inutilisés par les automobilistes ) discréditait complètement votre projet. En conséquence, l’inutilisation de 3 niveaux faisaient peser des coûts de fonctionnement inutile.

    Pour le nouveau projet, j’attends que vous me présentiez les défauts ( que votre parking ne possédait pas).

    Bien à vous

    Jacques

  5. Marido dit :

    Cher monsieur, rassurez vous, je ne suis pas en concurrence avec vous et nous ne concurrençons pas votre projet; cela serait pure folie, puisque c’est l’équipe de M. pietrasanta qui décide. Nous relayons seulement des avis exprimés ça et là par des riverains et des asniérois. Justement, lors de la réunion organisée le 15 juin sur le parking, à l’hôtel de ville, plusieurs personnes présentes ont exprimé de forts doutes sur la capacité d’un parking de 250 places à satisfaire la demande. Peut être étiez vous là? Ce n’est pas moi qui le dit, ni mes militants…. enfin, vous partez du principe que 4 sur 7 niveaux seraient sous utilisés; c’est faux, et l’experience le montre car plusieurs parkings de Paris dotés de plus de 5 niveaux sont pourvus au delà du 5ème. Par ailleurs, alors que la nouvelle équipe commence déjà à lancer l’idée d’au nouveau parking à construire vers le château, nous, nous disons que tant que nous y étions, il valait mieux creuser davantage sur le même site, c’est tout. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage… je ne m’abaisserai pas à tenir à l’égard du nouveau projet des arguments de mauvaise foi qui nous ont été opposés, à l’époque. Nous en reparlerons dans quelques années, tout simplement. je ne peux pas mieux vous dire….

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