Se passer la bague au doigt…

Voilà qui fait fuir les êtres les plus jaloux de leur indépendance…

Les opposants farouches à l’institution du mariage mettent toujours en avant leur liberté…

Comme si on pouvait être jamais  libre dans la vie…

Tant qu’à s’attacher, moi je dis qu’il vaut mieux choisir à qui !!!

Mais le mariage n’est pas une fin en soi. D’autres formes juridiques existent, et l’essentiel, n’est ce pas d’être uni et heureux?

Le mariage reste une fête de famille, et l’officialisation devant la communauté civile d’un engagement réciproque qui produit des effets de droit.

Que dis-je? Il produit aussi – et surtout – de l’amour, et des enfants aussi, souvent… quelques disputes, par-ci, par là (sans lesquelles, pas de réconciliation possible… on peut toujours voir les choses comme ça!).

Religieux, le mariage revêt une dimension supplémentaire : face à Dieu et devant la communauté des chrétiens, le mariage est don de soi, partage, fidélité, prière et communion, et pas seulement communauté de vie, comme l’impose le code civil.

Quel que soit le rite, la religion, le mariage est sacré.

Officier d’état civil, le Maire d’une commune est habilité à célébrer les mariages, à l’Hôtel de Ville.

Par délégation du maire, les conseillers municipaux célèbrent les mariages, et j’ai eu ce grand honneur aujourd’hui.

La mariée était très en beauté, que sublimaient sa gentillesse et son discret raffinement. Le futur non moins élégant, arborait un visage heureux et intelligent.

La semaine passée, visionnaire, provocateur ou prévoyant, le marié – connu pour ses facéties – s’était accroché des menottes alourdies d’un boulet aux chevilles, le sourire aux lèvres. Sous l’oeil amusé de sa promise, visiblement émue et amoureuse.

La célébration d’un mariage obéit à tout un formalisme apparent, avec la lecture des articles du code civil relatifs aux droits et devoirs des futurs époux, avec la remise du livret de famille aux jeunes époux

La publicité accordée à cet événement à travers diverses étapes formelles (la publication des bans notamment, la cérémonie à l’hôtel de ville, etc.) confère aux nouveaux époux un statut opposable qui régit tant leurs relations que leur condition, leur statut.

Diverses obligations, des droits, y sont attachés. En ce qui me concerne, lorsque je suis amenée à célébrer un mariage, je souhaite toujours aux jeunes mariés toujours beaucoup de bonheur…

Un mariage d’amour, il n’y a pas à dire, ça se voit.

Quand il m’arrive de célébrer un mariage, je pense au mien, il y a 9 ans déjà…

Parfois, le mariage est de raison, mais il n’en n’est pas moins respectable, quand l’affection, l’estime réciproque et le respect mutuel, l’envie de prodiguer soins et attention, animent les rapports entre les époux.

Dans l’amour, il peut y avoir des degrés, enfin, dans l’amour des hommes…

Mais la sincérité du sentiment, quelque soit son degré, elle existe ou elle n’existe pas, il n’y a pas d’entre deux.

L’évolution des formes et des relations familiales que certains justifient, au nom de la modernité, que d’autres dénoncent comme une conséquence de l’individualisme forcené dans nos sociétés post modernes, invite à réfléchir sur le sens du mariage.

Jamais, cela n’autorise à juger. Enfin, c’est mon point de vue (et je le partage ;-) )

Cet après midi, comme la semaine passée (et comme je le ferai demain),  j’ai co-célébré des mariages. Un temps privilégié dans la vie politique qui ne laisse pas toujours beaucoup de place aux sentiments d’affection entre ses protagonistes.

Ainsi va la vie politique, faite de mariages -politiques- parfois, et de divorces -classiques-… souvent.

Mais là aussi, c’est la vie.

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  1. Thomas dit :

    Très bel article !

    Et jolies photos

    A très bientôt

    Thomas

  2. MHBP dit :

    Je pense au mien de mariage il y a 28 ans (déjà !). Beaucoup de bons moments, de tendresse et de complicité.
    Meilleurs voeux de bonheurs aux mariés de l’été et de la volonté pour surmonter quelques difficultés inévitables !
    Une affectueuse pensée pour Angélina aujourd’hui !

    Une chanson de Jacques Brel en dit long sur ce que l’on peut souhaiter à de jeunes époux :

    Le rêve

    Le seul fait de rêver est déjà très important.
    Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
    et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
    Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
    et d’oublier ce qu’il faut oublier.
    Je vous souhaite des silences.
    Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
    et des rires d’enfants.
    Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence,
    aux vertus négatives de notre époque.
    Je vous souhaite surtout d’être vous.

  3. MEPK dit :

    Trop mignons….les 2 petits bouts de chou coquins…..

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