Rentrée 2009 : l’insécurité dans les lycées franciliens pose problème
A la suite des incidents qui se sont produits au lycée de Gagny, j’ai interpellé Jean-Paul HUCHON sur l’insécurité dans certains lycées franciliens, et sur les réponses que la Région Ile-de-France entendait apporter à cette nouvelle réalité (séance plénière du 26 mars dernier).
Car ce n’est pas le répit temporaire de la pause estivale qui pourra faire disparaître l’inquiétude grandissante des parents et de la communauté éducative face à la montée de l’insécurité dans les lycées franciliens.
Vous vous en souvenez, ces derniers mois, de nombreux incidents ont défrayé la chronique. Un tableau insoutenable pour chacun, la violence chez les plus jeunes met toujours mal à l’aise, autant qu’elle déconcerte.
Depuis les lois de décentralisation, les régions, compétentes pour la construction et le fonctionnement des lycées -exception faite des frais pédagogiques à la charge de l’Etat- assument aussi la sécurisation des lieux. Avec plus ou moins de volontarisme, de moyens..
Car s’il est hors de question de stigmatiser certains élèves ou de généraliser des comportements déviants ou individuels, il ne faut pas pour autant fermer les yeux et attendre que le pire se produise…
Le 29 mars, l’Académie de Versailles annonçait un train de mesures que l’État entendait mettre en place dès la rentrée prochaine, en priorité dans une vingtaine d’établissements signalés, avant une généralisation progressive à l’ensemble des établissements de l’Académie.
Le recteur de l’Académie de Versailles devait détailler, dès le 27 mars, Un plan anti intrusion dans les collèges et les lycées comprenant 7 mesures décidées par l’Etat pour renforcer la sécurité dans les établissements scolaires.
Parmi celles-ci, un diagnostic sécurité dans chaque établissement, qui devrait déboucher sur des investissements supplémentaires, là où cela s’impose.
C’est ici que la collectivité régionale aurait pu prendre toutes ses responsabilités…. par exemple en augmentatnt les crédits dédiés à la sécurisation des locaux scolaires.
Ce qu’elle n’a pas souhaité faire, si l’on s’en tient à la réponse qui m’a été faite : à la Région, l’exécutif estime qu’il investit suffisamment pour la sécurité dans les lycées franciliens.
Dont acte. Les choses sont dites.
