La grogne des riverains monte dans les Hauts d’Asnières

http://fichiers.mdaeschlimann.com/CM110510-MDA.flv

La grogne monte dans Asnières. Il ne se passe pas une journée sans que je ne rencontre des Asniérois révoltés contre la politique conduite par l’équipe de Sébastien Pietrasanta. Et tout y passe.

Les Asniérois nous demandent de plus en plus souvent de relayer leurs demandes face à l’inaction de la mairie.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons dénoncé plusieurs situations inacceptables pour les riverains de certains quartiers :

- Relogement d’une famille qui vit seule dans un immeuble muré, voué à la démolition, dans des conditions d’insécurité manifeste, au début de l’avenue de la Redoute.

- Insécurité sur la place du Marché des quatre Routes et résidentialisation de la Régate

- Pétition des riverains de la rue du Ménil à propos des nuisances sur le stade Saint-Exupéry

- Pétition des habitants du quartier des Fleurs à propos de l’augmentation des charges locatives occasionnées par la conduite de la résidentialisation de l’ilôt Poincaré.

Pourquoi cette grogne qui monte?

Il y a assurément le  »largage » en rase campagne de personnes qui avaient reçu des assurances de la part des socialistes d’obtenir un logment, ou un emploi, ou encore une place en crèche, pendant la campagne des municipales de 2008. Il y a les errements et les insuffisances dans le suivi des demandes ou des dossiers du quotidien, avec la nette dégradation de la qualité de la vie, la saleté ambiante et l’insécurité rampante.

Il y a aussi l’expression d’un agacement grandissant à l’égard de la façon dont les projets -lancés par l’ancienne équipe- sont mis en oeuvre par les nouveaux locataires de l’Hôtel de ville.

Le dossier de la rénovation urbaine (ANRU) des Hauts d’Asnières est à cet égard significatif.

L’ANRU dans les Hauts d’Asnières, c’est Manuel Aeschlimann qui l’a conçue, avec ses services et ses élus, à partir de 2005. Le 7 septembre 2006, le projet passait devant le Comité d’Engagement de l’ANRU et recevait un avis favorable.

La plus grande rénovation qu’ait jamais connu les Hauts d’Asnières était lancée : Plus de 155 millions d’euros -financés par l’ANRU, le conseil général, les bailleurs sociaux, la commune et le conseil régional- pour changer le cadre de vie des habitants. Concrètement, le programme qui devait se déployer d’ici à 2013 prévoyait avec un plan ambitieux d’amélioration de l’habitat (réhabilitation de et résidentialisation), la démolition des 317 logements de la barre des gentianes et la construction de 318 logements sociaux, l’amélioration de la voirie, la restructuration du marché des 4 routes et celle du centre commercial des Mourinoux, pour améliorer l’offre commerciale et accompagner les mutations de la physionomie des quartiers.

Arrivée à la mairie en mars 2008, l’équipe de S. Pietrasanta héritait de ce beau projet en cours de réalisation, n’hésitant pas au passage à en usurper la paternité.

Mais ce n’est pas l’essentiel.

Le plus grave, c’est que l’équipe Pietrasanta a vite montré qu’elle était incapable de conduire la mise en oeuvre du projet.

Les habitants s’organisent. 3 pétitions sont en cours de signature pour dénoncer la gestion désastreuse du dossier de résidentialisation par la nouvelle équipe d’une part, et l’insécurité qui règne sur les chantiers.

Voilà où nous en sommes.

Sur tous ces points, les réponses de la mairie ont été insuffisantes et pathétiques. Le film de la séance du conseil municipal l’exprime clairement.

Affaire à suivre.

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