Asnières : Les graves violences de la nuit du 21 juin dernier n’avaient pas été anticipées

En marge du concert offert à l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin dernier, les habitants d’Asnières ont vécu une nuit de violences inédite dans le centre d’Asnières.

Après le concert d’Enrico MACIAS, des troupes de voyous ont déferlé dans la rue du révérend père Christian Gilbert, proche de la mairie, renversant tout sur leur passage, brisant le mobilier urbain, s’en prenant aux véhicules des riverains garés pour la nuit sur les emplacements réservés.

Il semblerait que le standard de la police ait sauté, face au nombre d’appels au secours, les forces de l’ordre se rendant vite sur le terrain.

Comme par magie, au petit matin, les poubelles avaient été relevées, les débris ramassés, les éclats disparus, comme si de rien n’était. Le nettoyage avait été prestement ordonné par la mairie, pour neutraliser l’effete détestable des lendemein de fêtes qui tournent mal. Le lendemain, une circulaire laconique du maire indiquait que celui-ci n’accepterait jamais la violence. C’est le moins qu’il eût pu faire. Vraiment….

Mais les violences de la nuit du 21 juin sont sur toutes les lèvres encore, malgré le relatif calme de la nuit du 13 juillet cette année.

Tous se rappellent la nuit maudite du 13 juillet 2008, la première sous la mandature S. PIETRASANTA, au cours de laquelle un commissaire de police a perdul’usage d’un oeil. Il faut dire, que pour ce 13 juillet 2010, des convois entiers de CRS avaient été demandés pour surveiller Asnières, et encadrer la célébration de la fête nationale.

De son côté, la mairie avait pris tous les arrêtés d’interdiction possibles et imaginables pour contenir les débordements (voir la pièce jointe). On se rappelle avec émotion des cris d’émoi de l’opposition de gauche (celle qui prend les arrêtés de privation de libertés aujourd’hui) quand le maire UMP de l’époque invitait les mineurs de 13 ans à regagner leur domicile après 23heures. Que n’a t-on pas entendu alors?

N’empêche, grâce au déploiement magistral des forces de police la nuit du 13 juillet, les riverains n’ont pas eu à se réveiller dans le chaos des bandes délurées dans les rues d’Asnières. Sauf qu’Asnières ne peut pas mobiliser tous les CRS de la police d’agglomération parisienne, pas tous les soirs….

Alors, le 21 juin, ou certains soirs anodins, c’est le règne des bandes.

Pour le 13 juillet, comme le 21 juin, S. PIETRASANTA a préféré supprimer les festivités organisées jusqu’alors dans tous les quartiers d’Asnières, n’étant pas en mesure d’en assurer le déroulement paisible et convivial.

Le message passe mal du côté des habitants des quartiers, qui pour la plupart, n’ayant pas de goût à la rebellion, se plient, mais de mauvaise grâce.

Ce n’est pas le cas de certains qui analysent cela comme une insulte et un mépris. On se venge comme on peut, et les scènes d’émeutes et de bandes gagnent le centre ville, comme pour ce triste 21 juin 2010.

Cette violence tribale est inacceptable, quelque soit le quartier où l’on vit. Banalisée malheureusement dans les quartiers populaires, avec les guerres régulières entre Asnières et gennevilliers, ville soeur et rivale, la délinquance gagne tous les quartiers d’Asnières inexorablement.

Les forces de police font un travail remarquable. Mais elles n’ont pas vocation à suppléer à la défaillance de l’autorité et des politiques  municipales depuis mars 2008.

Ce qui fait que la présence et l’action policière, même en hausse, ne réussira pas à enrayer ce qui n’est plus seulement un sentiment d’insécurité à Asnières désormais, si la Mairie ne chane pas sa politique de prévention et de sécurité.

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