Insécurité : L’Etat répond à la détresse des habitants par une Brigade Spéciale de Terrain sur Asnières-Gennevilliers-Colombes

La Brigade Spéciale de Terrain est opérationnelle. Ces 16 agents expérimentés auront fort à faire dans les mois à venir, afin d’enrayer la délinquance liée au trafic de stupéfiants et aux affrontements de bandes rivales entre Gennevilliers, Asnières et Colombes.

Attaques de policiers, occupations de halls d’immeubles, cambriolages et braquages , vandalisme, rixes nocturnes, caillassage de bus font le quotidien (et les nuits) des habitants des quartiers concernés.

Ces derniers mois, les 3 villes de la boucle nord des Hauts-de-Seine, gérées par des majorités socialiste ou communiste, ont réclamé de l’aide, pressés par leurs populations de trouver une solution à ce fléau.

L’arrivée de cette Brigade hautement professionnelle contredit les récentes déclarations de S. Pietrasanta qui nie le problème de la sécurité à Asnières.

Si tout allait si bien, pourquoi avoir réclamé des renforts de police affectés en permanence au territoire?

Il a été dit, lors de l’installation de cette unité spéciale, jeudi dernier, dans les Hauts d’Asnières, qu’en tant que de besoin, des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) continueraient à être affectés sur les sites les plus exposés à la délinquance et aux trafics.

L’Etat réagit à cette situation préoccupante et n’abandonne pas les maires, avec le déploiement de cette unité spéciale de terrain et le développement de la vidéo protection permis par la récente Loi de Performance et de Programmation de la Sécurité Intérieure, votée il y a quelques semaines à l’Assemblée nationale.

Le préfet de police de Paris a indiqué qu’il s’attacherait à évaluer de nouveau dispositif.

Il est souhaitable que les municipalités évaluent également leur action, et les moyens budgétaires et humains qu’elles consacrent à leur politique de sécurité et de prévention.

En effet, le seul fait d’avoir été contraint d’en appeler à l’Etat traduit la faiblesse  de leurs résultats, en corrélation avec les moyens investis pour assumer cette politique localement.

Ainsi, à  Asnières :

- il manquait toujours 15 agents à la police municipale d’Asnières, lors de l’examen de l’effectif de la filière sécurité, au compte administratif de la commune (juin 2010).

- les structures de prévention d’avant 2008 ont été démantelées ou fermées, le désoeuvrement des jeunes dans les quartiers inquiète les riverains

- la municipalité de gauche d’Asnières avait prévu d’installer 10 caméras de video sur l’ensemble de son mandat (cf. plan pluri annuel d’investissements 2008-2014, annoncé en 2009). Nous espérons que nos demandes insistantes pour plus de protection l’amèneront à reconsidérer sa position.

- à l’extrémité sud-est de la commune, dans le nouveau quartier des Bords de Seine, les habitants attendent toujours l’antenne de police municipale, un équipement de proximité qui avait été promis aux habitants et dont l’installation est devenue une priorité.

Ces résultats ne doivent pas faire oublier le dévouement et le travail remarquables des fonctionnaires du commissariat de police nationale et de la police municipale, dans un contexte local très difficile. Nous les assurons de tout notre soutien.

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