Place le Vau : la mairie abandonne le Point Poste à son sort
Le coup est dur pour les 2000 habitants du quartier de la place Le Vau et ses environs, qui ont appris récemment la fermeture de leur unique point poste au 31 décembre 2011.
La téléboutique qui fournissait ce service de proximité aux riverains met la clef sous la porte, un commerce de plus qui abaisse définitivement le rideau… Le drame, c’est que ces derniers se retrouvent sans solution de présence postale de proximité, malgré les SOS lancés à la mairie…
Une mairie sert aussi à ça…
D’aucuns rétorqueront qu’un commerce ne sollicite pas une autorisation pour cesser son activité.
Vrai.
Sauf que l’activité postale est un service public, qui prend toute son importance dans les quartiers sensibles où l’implantation des commerces est rendue plus difficile. Et c’est précisément sur ce type de problématiques que l’action d’une municipalité peut se révéler déterminante ou… consternante.
Une mairie, cela sert aussi à soutenir les habitants confrontés à la dure loi du marché. Le législateur a d’ailleurs prévu un dispositif pour donner du poids aux communes qui souhaitent avoir une réelle action au bénéfice des usagers et consommateurs : la loi du 8 août 2005 permet aux commune de préempter les baux commerciaux, fonds de commerce, fonds artisanaux qui se libèrent dans le périmètre d’une zone de sauvegarde de l’activité économique et artisanale. Il s’agit alors de favoriser l’émergence ou la sauvegarde de commerces de bouche ou d’activités jugées essentielles aux habitants. Or l’activité postale est un service public; elle remplit une fonction de lien social, elle permet l’essor des activités économiques, favorise l’insertion sociale et la recherche d’emploi, à tout acteur économique, tout usgare, tout citoyen.
Mais la mairie socialiste n’a jamais inscrit le moindre euro pour soutenir le commerce de proximité, ni dans les Hauts d’Asnières, ni à Bécon, ni aux Grésillons, ni dans le Centre, où les besoins sont bien entendu tous différents mais bien réels.
Non, la mairie préfère investir dans une Maison du tourisme à 150000 euros pour 6 mois… C’est la dernière idée de S. Pietrasanta, en pleine crise économique, alors que le chômage fait rage et que les pouvoirs publics doivent être mobilisés pour l’emploi et le soutien des plus fragiles.
La place Le vau, au coeur de la ZUS des Hauts d’Asnières
Ce quartier articulé autour d’une place carrée le long de laquelle se développent de longues barres d’immeubles est un quartier qui mérite aussi la plus grande attention. Les Courtilles, pour ceux qui connaissent, sont régulièrement le théâtre de scènes de guerillas urbaines depuis quelques années. La vie d’un jeune adolescent a été fauchée au mois de février dernier, au cours d’un affrontement entre bandes rivales, une bagarre de trop.
Les habitants de ce quartier sont souvent incommodés par les rivalités extérieures qui viennent s’exercer sous leurs fenêtres. Ils méritent le soutien des pouvoirs publics car la plupart sont victimes du délaissement du quartier par la politique municipale.
Après Trait d’Union, au tour de La Poste…
Peu de temps après son arrivée, S. Pietrasanta avait fermé purement et simplement le Trait d’Union, une structure de quartier dédiée à l’accompagnement à la scolarité et à l’animation des habitants du quartier (loisirs pour tous, alphabetisation, cours de cuisine, initiation à l’informatique…).
L’outil de socialisation et d’éducation de proximité a été sacrifié sur l’autel d’une rivalité politicienne devenue sans objet. Et les habitants, comme toujours, en ont été les premières victimes.
Pas de jaloux
Dans le centre ville, la paupérisation de l’offre de commerces de proximité fait aussi son chemin, sauf qu’elle part de plus loin. Mais les consommateurs perçoivent avec effroi l’inexorable développement des bazars, comptoirs d’achat de métaux précieux et autres boutiques à troc, enseignes bas de gamme de zones industrielles..
A quand la foire fouille à Asnières, rue du Général de Gaulle?
La crise est là et la mairie regarde ailleurs
Cette lente descente vers l’abîme ne concerne pas tous les domaines d’activité municipale.
La mairie ne va t-elle pas organiser la 2ème édition des voeux au personnel communal dans une boîte de nuit des Champs Elysées, pour la coquette somme de 112 000 euros la soirée, hors cadeaux?
En période de crise, quand les français se serrent la ceinture, investir dans une soirée paillettes peut sembler indécent et déplacé.
A tout prendre, s’il fallait investir cette somme pour le personnel communal qui se dévoue quotidiennement au service des Asniérois, l’amélioration de leur régime indemnitaire ou l’attribution de primes de fin d’année eut été plus opportune, pour renforcer le pouvoir d’achat d’agents communaux dont les revenus, encadrés par la grille indiciaire de la fonction publique, est à peine suffisant pour supporter le coût de la vie… et des impôts locaux.

