
Séance publique du Conseil municipal du 29 mai 2008
L'examen d'un rapport sur l'hygiène et la sécurité au travail est l'occasion pour Marie-Dominique
AESCHLIMANN de revenir sur l'état de pression permanent que dénoncent de très nombreux agents municipaux.
L'hygiène au travail, c'est aussi la protection de son intégrité psychologique et de son moral. Chaque jour, des agents municipaux se plaignent de brimades, sanctions et mauvais traitements
subis parce qu'ils sont ou ont été pches de Manuel AESCHLIMANN et l'ancienne équipe.
L'occasion pour Marie-Dominique AESCHLIMANN de revenir sur les droits fondamentaux du salarié au travail, ceux du fonctionnaire, et rappeler la majorité actuelle à plus de respect et de
correction dans l'administration des ressources humaines communales.
"Monsieur le Maire,
Ce soir je parlerai du déni de droits.
J’aurais voulu partager avec vous, monsieur Pietrasanta, un hommage au personnel communal.
Mais un vrai hommage.
Le personnel communal à Asnières possède un sens fort du service public et du service au public, même s’ils ont des convictions personnelles religieuses, ou politiques, comme c’est leur
droit.
Depuis votre élection, monsieur Pietrasanta, il semble qu’il y ait un fort décalage entre les déclarations
et les comportements.
Ainsi, vous aviez déclaré qu’il n’y aurait pas de chasse aux sorcières, mais la réalité est toute autre au regard de faits troublants qui nous sont
rapportés :
1. Des mutation dites dans l’intérêt du service qui s’apparentent à des sanctions déguisées, et de surcroit sans qu’aient étaient prises en compte les conséquences de la nouvelle affectation sur la de l'agent (perte de la NBI) par exemple, sur les conditions de travail (certains agents travaillant en journée ont été « placardés » et obligés à travailler tard en soirée, perte des RTT, etc.).
2. Changement de la localisation de service sans concertation préalable et sans saisine de l’instance
paritaire qu’est CTP.
C’est vrai que le CTP a été saisi en son temps pour le rattachement du service Proximité à la Direction de la Communication mais le CTP n’a pas été consulté sur sa mort
programmée !...
Comment interpréter autrement le fait que ce service se résume désormais à une personne sur cinq, à la suite d’un détachement non renouvelé, une fin de contrat décidé donc d’un licenciement, et deux réaffectations dans les services.
Le tout sans qu’ait été proposé plusieurs réaffectations possibles mais seulement une avec en idée affirmée: c’est à prendre sans discuter ….
Ceci constituant une formidable invite à muter dans une autre collectivité !
Voilà le nouveau dialogue social à la mairie d’Asnières, ce qui me conduit à formuler une deuxième observation à savoir celle relative au respect des droits des agents et des missions des organismes paritaires.
Sur le respect des règles, le CTP aurait du être consulté
afin de permettre une vraie concertation. Que n’aurions-nous pas entendu et lu si nous avions procéder ainsi, de la part de la CGT qui revendiquait hier à juste titre de pouvoir consulter les
personnels concernés par les mesures envisagées. Aujourd’hui sans prévenir le personnel découvre leur bureau a été visité et déménagé !
Un agent concerné est allé se plaindre auprès de vos collaborateurs qui, voyant que le vase allait
déborder, s’en sont émus, et ont pris les dispositions pour que ordinateur et imprimante soient remis sur la table de travail de cet agent.
Or, je le redis le respect dû aux personnes impose de s’appliquer les règles établies.
Je veux bien croire Monsieur le Maire que vous ne pouvez pas tout manager mais je vous demande si vous comptez saisir le CTP de ce qui relève de sa compétence, et donc revenir sur vos décisions tant en ce qui concerne la relocalisation de service de certaines réaffectations de fonctionnaires pour respecter leurs droits.
Je veux avoir la faiblesse de penser que vous n’êtes pas au courant de toutes ces brimades, pourtant votre cabinet était bien informé, et son devoir était de vous informer à votre tour…
Je vous appelle donc à beaucoup de prudence quant au respect des procédures et des droits des salariés.
Je vous appelle aussi à plus de respect de la personne, même si nos opinions divergent.
Je pensais vraiment que vous préserveriez les agents municipaux des dégâts collatéraux liés au combat politique que nous, élus pouvons assumer, mais je dois dire, dans certaines limites, liées
à la bienséance et au respect des droits de toute personne.
Merci Monsieur".
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