
Séance du Conseil municipal du 29 mai 2008.
Le FISAC (Fonds d'Interventions pour les Services, l'Artisanat et le Commerce) est un fonds
d'interventions destiné à financer les opérations de rénovation des commerces. C'est un outil mis à la disposition des communes pour soutenir leur politique.
Mais tout dépend de l'utilisation qui en est faite, comme pour toutes les subventions.
Marie-Dominique AESCHLIMANN, tout en soutenant le principe de cette action, critique la façon dont elle est mise en oeuvre. Dans son intervention, elle pointe les manques du programme de la
Mairie et suggère des améliorations.
"Madame, Monsieur, mes chers collègues,
Permettez-moi de formuler quelques idées sur le rapport qui nous
est soumis, relatif à la mise en œuvre de la 2ème tranche du FISAC.
C'est d'abord un rapport que nous voterons.
Mais il appelle de ma part certaines observations. Je pense qu'il est important de les intégrer même si, dans le principe, le fait d'attribuer des subventions pour
aider les commerces, notamment à rénover leurs vitrines, à sécuriser leurs locaux, c'est une bonne chose. Après, les arbitrages qui sont faits à l'intérieur de cette enveloppe peuvent être
discutés.
Quelques observations :
On a parlé tout à l'heure de l'OPAHRU. Le volet FISAC est le volet Commerce de la politique de rénovation de ce quartier Voltaire.
C'est d'abord et surtout la continuité d'un programme volontariste engagé par Manuel Aeschlimann et l'ancienne majorité.
La première tranche 2004-2005-2006 a eu lieu, avec des actions. Aujourd'hui, il fallait renouveler l'opération.
Le FISAC s'inscrit dans un projet global de renouvellement urbain du quartier voltaire, autour de deux volets :
-un volet d'amélioration de l'habitat via la mise en place d'une opération programmée de l'habitat et de renouvellement urbain (OPAHRU), lancée par Manuel Aeschlimann, Maire d'Asnières, en décembre 2003, et dont le terme est prévu en novembre 2008.
Le bilan de cette OPAHRU, la première du genre lancée dans les Hauts-de Seine, fait apparaître un total de près de 6,8 millions d'euros depuis le début de l'opération.
Nombre de logements et immeubles concernés: 160 en 2007.
Deux outils pour cette ambitieuse opération :
Après avoir remis les choses dans leur contexte, et si vous permettez, votre rapport appelle quelques observations de ma part, humbles idées qui pourraient venir compléter votre réflexion.
En effet, il faut développer davantage l'aide aux fédérations de commerçants, en proposant des moyens et une assistance technique ou juridique, voire envisager la
mise à disposition d'un référent qui ferait le lien entre les membres. Dans ce domaine, je crois peu au bénévolat total...
En effet, on connaît les heures de travail des commerçants : 6 jours sur 7, ils commencent souvent tôt le matin, pour finir tard le soir... et lil faut admettr leur peu de disponibilité pour
concevoir, se réunir, pour évoquer et ensuite mettre en œuvre des projets de communication...
Deuxièmement, j'aurais préféré que vous développiez davantage la réflexion autour de la mutualisation de moyens, avec la participation de la mairie, pour améliorer l'accueil et les services aux consommateurs ; je pense aux livraisons par exemple...
J'aurais voulu lire des propositions d'opérations de promotions s'inscrivant dans le cadre du développement durable, tout en aidant bien sûr les opérations de
communication.
Mais pour communiquer, il faut avoir un objet à promouvoir... il ne suffit pas de communiquer sur l'existence des commerces, car cela, les habitants n'ont pas besoin de la mairie, ils ont des
yeux... Il faut communiquer sur les atouts de ces commerces.
La rénovation des vitrines c'est bien. Mais la lecture du bilan de la première tranche du FISAC aurait dû apprendre à ma collègue que l'étude réalisée avait fait ressortir la faible satisfaction sur cette action ; en effet, 3 dossiers ne sont pas parvenus à terme et les travaux n'ont pas été faits.
Quelles dispositions avez-vous prises, Madame, pour éviter que ce type de déconvenues ne se reproduise, et pour assister au mieux les commerçants ?
De même, en matière de sécurisation des commerces, 2 dossiers n'ont pas abouti...
Du reste, sur ce point, je pense qu'il eut été plus opportun de proposer, avec un cahier des charges précis, des aménagements intérieurs des boutiques, avec notamment une attention particulière à l'utilisation de matériaux écologiques ou permettant de favoriser des économies d'énergie.
Je pense qu'il aurait été judicieux de proposer aux commerçants de participer aux surcoûts liés aux contraintes réglementaires (notamment la question du périmètre
sauvegardé, puisque nous nous trouvons dans l'environnement direct du château, proximité qui inuit un certain nombre d'exigences...).
Mais je pense aussi à l‘accessibilité aux personnes handicapées, qui intéresse aussi bien les commerces que les bâtiments publics...
Par ailleurs, je pense qu'il n'aurait pas été complètement anti-démocratique de solliciter les associations de quartiers, de protection de la qualité de vie, comme
l'association VAGUES à qui je rends hommage et avec qui nous avons toujours bien travaillé dans l'intérêt du quartier.
Je ne doute pas que VAGUES ait des propositions à faire sur ces questions, tout comme les associations de commerçants du quartier.
Mais je crois savoir que vous ne les avez pas consultés sur ce point précis..
Enfin, l'Association des Amis du Château aurait elle aussi être sollicitée. En matière de concertation sur projets, vous avez encore de grands progrès à faire...
Autrement dit, il ne suffit pas de solliciter des fonds parce qu'ils peuvent être accordés, mais encore faut il avoir un projet, et une vision...
Je vous remercie de votre attention".
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