
Lors de la soirée du 13 juillet dernier, des émeutes sans précédent ont eu lieu à Asnières.
Le poste de police municipale a été attaqué.
Des batailles ont opposé les forces de police aux bandes.
Les vitres du nouveau métro ont été brisées sous les coups des pierres.
Cela a duré plusieurs nuits.
Des renforts de CRS ont été déployés sur la ville.
Les medias nationaux en ont parlé. Les habitants décrivent que « c’était Bagdad à Asnières…» pour exprimer la violence des affrontements.
Mais M. Pietrasanta et ses amis disent que tout va bien…
Interpelé par Manuel Aeschlimann lors du conseil municipal de jeudi dernier, les socialistes ont botté en touche, prétendant que tout cela était invention et fantasme.
Fantasme ? depuis quand le fait de parler de l’insécurité crée de l’insécurité ?
Invention ? l’attaque qui a visé 6 policiers nationaux dans le quartier du métro le soir même), causant l’hospitalisation d’une policière ?
Alors, la majorité socialiste et alliés oppose les bonnes statistiques du ministère de l’intérieur.
Que disent ces statistiques ? que la police fait bien son travail, que le taux d’élucidation des affaires augmente ; mais si le taux d’élucidation augmente cela veut bien dire 2 choses :
-d’une part qu’il y a davantage d’affaires à élucider,
-d’autre part qu’il y a plus de délinquance.
Autrement dit, il ne faut pas confondre l’efficacité de la police dans leur mission de lutte contre l’insécurité avec l’inefficacité de la mairie à créer des conditions propices à la sécurité.
Comment expliquer - autrement que par le retour d’un certain laxisme - les coupes sombres faites dans le programme de vidéosurveillance lors du vote du budget socialiste 2008 ? la suppression de véhicules à la police municipale, pour la mettre à vélo ? la multiplication des actes de vandalisme divers, dans tous les quartiers de la ville, sans exception ?etc, etc.
Soyons sérieux.
Chaque jour, le asniérois constatent une dégradation de leur cadre de vie et le sentiment d’insécurité grandissant n’est pas une vue de l’esprit.
-d’une part qu’il y a davantage d’affaires à élucider,
-d’autre part qu’il y a plus de délinquance.
Quand vous dites cela, je ne suis pas entierement d'accord :
- d'une part la police résoud plus d'affaires mais cela ne signifie pas forcement qu'il y en a plus
- votre "d'autre part" est le meme que votre 1er point
Par contre, je suis d'accord avec vous sur le fait que la mairie peut jouer en faveur de la securite
La police est donc plus efficace. en revanche, la mairie a amputé le programme de videosurveillance, et si ce n'est pas la panacée, cela fait partie désomais des outils de leutte contre l'insécurité, droite et gauche confondue. sur cette question, l'idéologie n'est plus de mise; pratiquement tout le monde a évolué, et le sectarisme ne prévaut plus.
à une nuance près: il ne prévaut plus, sauf à asnières, où les réflexes dogmatiques prévalent et durent. malheureusement...
merci chère madame.
Tout d'abord, felicitations pour votre blog que j'ai trouvé par hasard, étant un nouvel habitant d'asnieres. Vous parlez de sécurité, et je peux témoigner : vendredi soir, étant avec mon épouse et mes enfants avenue flachat, j'ai vu déferler une bande d'une trentaine d'individus dont certains étaient cagoulés. Les gens étaient trés apeurés. Les parents qui étaient là m'ont dit que leur quartier devenait de plus en plus dangereux à vivre.
oui, les rues sont devenues moins secures à asnières. non loin de votre quartier, vers becon, il y a eu aussi beaucoup de vandalisme avant les vacances... Pour être honnête, il faut dire que la délinquance ne sera jamais complètement éradiquée... mais il y a un climat, un état d'esprit qui peuvent traduire plus ou moins de volontarisme dans la lutte contre l'insécurité. La nouvelle équipe municipale, par la voix de son maire adjoint à la sécurité, a eu l'occasion de justifier, d'excuser quasiment les comportements déviants de certains délinquants... il a été rappelé à l'ordre à cette occasion par le Préfet des Hauts-de-Seine: du jamais vu!
Depuis l’élection de Mr PIETRASANTA à la Mairie d’Asnières, force est de constater qu’un vent de permissivité semble souffler sur les individus les moins bien intentionnés de notre commune.
Dans l’esprit de ces émeutiers de Juillet dernier, socialisme rime clairement avec laxisme.
A titre de comparaison, imaginons un parent qui ne sanctionnerait jamais son enfant.
Celui-ci se trouverait placé dans la situation ambiguë de l’enfant roi à qui tout est permis mais qui paradoxalement cherche les limites qui lui manquent, en poussant toujours plus loin ses provocations.
Nous nous trouvons ici devant le même type de schéma :
« Voyons jusqu’à quel point cette société dans laquelle je vis n’est plus un état de droit ». « Voyons jusqu’à quel point je peux bafouer toutes les figures d’autorité sans être inquiété ni entravé. »
Lorsque le délinquant en question a réussi à mettre la pagaille et à tout saccager autour de lui, il constate avec une grande satisfaction :
Je suis invincible, personne ne peut rien contre moi.
Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles, je me souviens avoir entendu de mes propres oreilles un homme de mon quartier s’exclamer, je cite :
« On va avoir intérêt à se tenir à carreau maintenant ».
Cette phrase extrêmement révélatrice pouvait être mise en parallèle avec la chute de la délinquance enregistrée dans les mois qui ont suivi l’élection de notre président.
Ce qui tend à prouver qu’un état fort, qui diffuse la certitude d’une tolérance zéro face à la délinquance a bel et bien un énorme impact sur cette population.
L’angélisme socialiste qui consiste à prétendre qu’un simple dialogue assorti de mesures préventives en faveurs de certains jeunes de ces quartiers suffirait à prévenir la délinquance n’est que pure idéologie.
La vérité est que l’on tente bel et bien ici de nous imposer une fois de plus les vieux adages soixante-huitards :
« Il est interdit d’interdire », « ni dieu ni maître », etc.
Seulement ce que ces slogans racoleurs avaient oublié de préciser, c’est que ce genre de revendication libertaire individuelle se fait toujours au détriment d’autrui.
Que devient une société dans laquelle ne règne aucune règle ni discipline ?
Elle sombre dans l’anarchie et le chaos.
Elle devient une société dans laquelle s’impose au final la loi du plus fort.
C’est d’ailleurs bien le phénomène que l’on rencontre dans les quartiers Nord, et contre lequel luttait Manuel Aeschlimann.
Une poignée d’individus regroupée en bande exerce la loi du plus fort et porte atteinte au reste de la population.
Que peuvent faire ces habitants des hauts d’Asnières qui comptent sur cette nouvelle station de métro pour sortir de leur quartier et espérer trouver plus facilement du travail ?
N’ont-ils pas eux aussi le droit d’évoluer dans un environnement avenant et propre, dans lequel une certaine sécurité est assurée, et d’utiliser une station de métro aux murs non tagués et aux vitres intactes ?
Je ne suis pas non plus de ceux qui trouvent une excuse à ces voyous, contrairement aux socialistes, qui, comme le disait très bien Nicolas Sarkozy, trouvent des excuses collectives à des responsabilités individuelles.
Les individus qui ont par exemple fait perdre un œil à un commissaire de police lors des ces émeutes de juillet auraient donc une excuse ?
Ce ne serait pas de leur faute mais, au choix, de celle de l’environnement dans lequel ils vivent, de la société, de l’institutrice qui leur a mis un zéro en maths en CE1 et autres traumatismes de la même ampleur.
Le message pour ces jeunes est ici très clair :
« Nous sommes des victimes, ils le disent à la télé, alors nous avons le droit de leur faire payer ce qu’ils nous ont fait ».
Perspective beaucoup plus divertissante à leurs yeux et beaucoup moins fatigante que de tout faire pour trouver un travail ou une formation.
Il faudrait leur rappeler qu’il ne suffit pas toujours d’être né dans un milieu aisé pour être un enfant heureux.
De nombreux enfants qui ne souffrent d’aucun manque matériel subissent des problèmes familiaux extrêmement déstabilisants pour leur développement.
Divorces dramatiques au cours desquels les parents se déchirent, familles éclatées, parents absorbés par leurs carrières ne s’occupant pas de leur enfant et tentant de compenser leur absence par l’achat de jouets coûteux dont l’enfant n’a finalement rien à faire.
Il faudrait leur dire que le malheur est à la portée de tout le monde, quel que soit son milieu.
Sans faire une généralité, car je ne nie pas qu’il y ait bien entendu des situations dramatiques dans ces quartiers, beaucoup de ces jeunes des banlieues, bien que ne vivant pas dans le grand luxe, grandissent dans des familles plutôt soudées et nombreuses où la solidarité compense bien souvent la gêne matérielle.
Il me vient à l’esprit l’exemple de cet écrivain d’origine Marocaine qui raconte avec nostalgie la gaieté qui régnait au sein de la fratrie de dix enfants dans laquelle il a grandi dans un quartier populaire de la région Parisienne.
Ce milieu n’a pas empêché cet homme de réussir, d’être équilibré, et de se construire une vie confortable par le biais de son travail.
Dans un autre domaine, il faut également noter que la police se sent bien moins soutenue au sein d’une municipalité PS et doit lutter contre un sentiment de démotivation voire de découragement.
Pour la première fois depuis bien longtemps, celle-ci se sentait véritablement soutenue dans ses efforts et reconnue par l’Etat.
Ce retour en arrière au sein de notre commune n’est donc indéniablement pas une bonne chose pour les citoyens Asniérois.
Alors j’ai bien conscience que le simple fait de tenir des propos de l’ordre de ceux que je viens de tenir dans ce texte ma place immédiatement aux yeux de tout socialiste dans la catégorie des « réactionnaires ».
(Terme rétrograde encore utilisés par quelques hippies sur le retour et faisant parti de la mythologie socialiste dans toute sa splendeur.)
Mais la « pensée unique » est bien heureusement en train de disparaitre de notre pays depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.
Alors de grâce, ne permettons pas qu’elle tente de revenir en force dans notre ville.
Oui, il faut rejeter tout discours démagogique lorsque l'on est aux responsabilités. Or que font les socialistes? ils gardent leur posture d'opposant notoire et apportent des réponses inadaptées aux situations qui se posent. Ils ne tardent pas à obtenir les conséquences de cette inconséquence: avec les émeutes du 13 juillet, la délinquance qui repart, le malaise au sein de la population. Ils ne parviennent plus à intriguer comme ils l'ont fait pendant la campagne des municipales, et maintenant les asniérois déchantent chaque jour davantage. ce sont les témoignages que nous recevons chaque jour.
J'habite sur la place voltaire, c'est un quartier qui connait de profonds malaises en terme d'insécurité.Pour etre impartiale, C'est un quartier qui a toujours été dificille, mais encore plus depuis la mandature socialiste. depuis plusieurs mois une bande de jeunes regne sur la place , de 15h à 3h00 du matin tous les jours, ils peuvent etre une vingtaine voire plus !ils dealent ,se tapent dessus, jouent au ballon, accostent les jeunes filles de facon grossiere et laissent nos trotoirs dans un état calamiteux. C'est révoltant, je vous suggère de venir sur place(accompagnée de préference)
Résultat des courses, les asnierois et surtout les asnièroises desertent la place voltaire, préferant les petites rues adjacantes pour attrapper le metro. les commercants se plaignent et les biens immobiliers se dévalorisent.
merci la nouvelle majorité .
je regrette sincèrement que les choses prennent cette tournure... malheureusement, plusieurs témoignages expriment cette idée de laisser aller, d'abandon, de désordre... dans plusieurs quartiers de la ville, qui ne rencontrent même pas les difficultés cumulées par ce quartier. Pourtant, avec la rénovation des commerces et de l'habitat lancée par la précédente équipe municipale, avec la baisse de la délinquance constatée jusqu'à peu, il y avait matière à faire évoluer les choses positivement. Mais la nouvelle équipe s'applique à "détricoter" tout le travail entrepris. Par idéologie ou par esprit de système. Les résultats se font vite sentir, et votre témoignage en atteste. il ne faut pas perdre espoir, même si la posture prise par la mairie n'augure rien de bon.
si vous cultivez l'esprit de resistance, rejoignez nous...
bien à vous,