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Jeudi 2 octobre 2008

La énième campagne d'information sur les violences faites aux femmes est lancée aujourd'hui. 
Encore trop de femmes meurent chaque jour des suites ou sous le coup de la violence de leur compagnon chaque jour, en France.
Alors que les pouvoirs publics mettent l'accent sur la promotion de la parité au travail, dans l'accès aux mandats politiques, nous observons que les violences domestiques ne faiblissent pas.

La violence n'est pas tolérable. Mais à quel moment une femme est-elle victime de violence? A la première insulte? Ou faut-il attendre une deuxième, troisième fois? Les menaces sont-elles des vieolences? Les chantages divers sont-elles des violences? Ces questions restent ouvertes car on sait que le seuil de tolérance est différent d'une personne à l'autre... Et ce n'est pas normal.
La violence peut être physique, elle est souvent morale et psychologique. Brimades, humiliations, agressivité verbale sont des niveaux de violence qui, s'ils ne sont pas arrêtés à temps, peuvent entretenir le sentiment d'impunité et l'escalade.
Le pire, c'est bien lorsque des enfants sont pris en otage dans la relation violente des parents...

La violence faite aux femmes n'est pas acceptable. La violence tout court est condamnable, quel que soit le sujet sur lequel il s'exerce. Femme, Homme, enfant, personnes âgées, malades, mais on voit bien que sur les personnes fragilisées ou sans défense l'idée de la violence est insoutenable.

La lutte contre les violences est un combat et une attention quotidiens.
C'est l'affaire de tous. ne soyons pas sourd(e).
Des dispositifs existent, numéros verts, centres de consultation gratuite, pour en parler et pour reconstruire...

A Asnières, La Maison des Femmes, située au 5 rue Henri Robert, réalise un travail remarquable pour l'intégration et l'insertion des femmes d'origine étrangère. C'est aussi et plus simplement un relais d'écoute et d'information pour toutes les femmes, quelle que soit leur parcours et leur origine. La Maison des Femmes s'attache à favoriser la promotion des droits des femmes.
C'est une association que j'ai toujours encouragée, en tant qu'élue municipale et comme conseillère régionale.

Elle a tout mon soutien et toute ma confiance, tout comme j'accompagne les actions de l'Escale de Gennevilliers qui accueille les femmes victimes de violences et les aides à reprendre pied et goût à la vie.
En 2007, j'ai soutenu un programme de lutte contre les discriminations mené par L'Escale et cette association a reçu une subventionde la Région de 40000 euros pour ce projet spécifique.

Sans être triviale, je dirai que la lutte contre les violences faites aux femmes, c'est la lutte contre les violences faites à l'Homme.

 

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Actualité municipale
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