
Récemment, le parisien 92 annonçait le projet du groupe Prisma Presse ( Voici, Femmes, Géo, capital, etc) de s'installer dans 2 ou 3 ans à Asnières, afin de
regrouper ses nombreux établissements.
Il faut savoir que cette décision était déjà dans les cartons depuis plusieurs mois.
On comprend aisément qu'une décision de cette importance mette plusieurs années à se murir, puis à se réaliser.
En effet, les enjeux sont importants: financiers d'abord, il s'agit d'un gros investissemnt.. Puis il faut donner congé pour les locations des locaux occupés, voire les revendre, ce qui ne
se fait pas en un clin d'oeil.
Ensuite, il faut déménager des milliers de salariés, réorganiser des services, etc.
Le site d' Asnières était en concurrence avec deux autres sites: Saint-Ouen et Saint-Denis dans le 93. Finalement, Asnières a remporté le morceau, mais cette réussite n'est pas à porter au
crédit de l'actuelle équipe municipale, quoiqu'elle ait été très prompte à s'en vanter indûment.
C'est de bonne guerre .... mais on ne peut quand même pas laisser dire n'importe quoi.
Prisma occuperait des locaux situés dans de nouveaux espaces commerciaux et mètres carrés de bureaux que Manuel AESCHLIMANN a créés et dont l'ancienne municipalité a fait la promotion.
Alors, s'agissant d'équipement de bonne facture et d'une qualité architecturale reconnue, on pouvait raisonnablement attendre que cela se remplisse mécaniquement...
Mécaniquement?
Pas tant que ça, si l'on en croit ledit journal qui raconte que ça "grince des dents au sein du personnel de Prisma".
Les salariés, très remontés, déplorent la décision de les
envoyer "zoner dans un endroit improbable".
Le Parisien ajoute qu' "une pétition circule actuellement au sein du groupe pour tenter de convaincre la direction de
faire machine arrière".
C'est vrai que notre ville n'a pas bénéficié d'une bonne presse ces derniers mois... ce qui n'a pas échappé aux salariés de ce groupe de presse.
Entre les émeutes du 13 juillet qui ont eu un retentissement dans toute la France, la recrudescence des agressions et du vandalisme dans tous les quartiers de la ville, le sentiment d'insécurité
qui s'installe sournoisement, le calcul est vite fait.
Alors, ça fait désordre, immanquablement.
Les temps changent...
Cela tranche surtout avec ce qu'on pouvait lire, il y a encore pas si longtemps dans Le Figaro, édition du 9 avril dernier, intitulé "De nombreues villes s'équipent et
s'embellissent: Asnières-sur-Seine, Nogent-sur-marne, Joinville-le-pont, Poissy..".
On pouvait y lire, en référence à la création de ce nouveau quartier où s'installera Prisma Presse : "Plus abordable, Asnières-sur-Seine, à huit minutes de paris en RER, s'embellit.
Grâce à l'aménagement de 13,6 ha de logements, bureaux, petits commerces et espaces verts, la ville donne un nouveau visage à ses bords de Seine. les projets de rénovation des zones insalubres
finiront de rendre la ville attractive. Plus dynamique que sa voisine Clichy-la-garenne, Asnières-sur-Seine ne manque ni des commerces, ni de bonnes écoles, ni des quartiers haut de gamme
indispensables à une ville d'avenir. (...). Elle devrait être la bonne surprise des prochaines années".
Affaire à suivre....
les contacts que nous avons avec les établissements situés sur la ville nous autorisent à exprimer ce point de vue; concrètement, il y a aussi les révélations sur la pétition des salariés de prisma presse qui refusent de venir sur asnières, car ils disent que maintenant c'est la zone... c'est vrai qu'après les émeutes du 13 juillet dernier que nul n'avait vécues ici, dont toute la prese s'est fait l'écho, notre ville ne fait guère envie. ensuite, concrètement, nous verrons dans un an combien d'entreprises se sont installées et combien ont quité la ville; ce sont des chiffres publics, et les chiffres ne trompent pas. on reste en contact?