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Samedi 11 octobre 2008

D'aucuns se demandent ce qu'il est advenu de l'alliance politique audacieuse de mars dernier, qui a favorisé la victoire de la liste conduite par S. Pietrasanta.

Beaucoup d'Asniérois se sont laissés séduire par l'affiche, un socialiste, une "divers droite", un modem.

Et l'affiche avait de quoi sembler belle...
En des temps où l'idéologie ne fait plus guère recette, où les clivages politiques s'estompent, où la voie est étroite pour conduire des politiques au plan local comme au plan national, l'alliance improbable avait toutes ses chances de prospérer.
Ajouter à cela ce qu'il faut de désaffection sur certains choix de politique locale, un peu de conjoncture, et le tour était joué.

Plus facile à coucher sur le papier qu'à faire vivre dans la réalité, le "programme commun" est en train de se déliter.

Face au réalisme de l'action publique, face aux ambitions à peine cachées, le quotidien et les réflexes partisans reprennent vite le dessus.

Et dans ce jeu de massacre amical, seul le socialiste tire son épingle du jeu.

La mairie d'Asnières est bel et bien tombée à gauche. Et cette circonstance est peut être moins inattendue que l'improbable attelage qui l'y a conduit.

Qu'importe, les décisions du nouveau maire sont bien celles d'un élu de gauche, et qui l'en blâmera? : coupe radicale dans le programme de videosurveillance, politique de recrutement à tour de bras, augmentation d'impôts en prévision, etc.

Malheur à ceux qui ont pensé, un jour, jouer un mauvais tour à leur prochain...

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Rumeurs & indiscrétions
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