
La "Journée du commerce de proximité à Asnières", ce devait être le 12 octobre dernier.
En réalité, l'événement a échappé à tout le monde dans la ville, et pour cause.
Demandez voir, autour de vous, qui savait qu'à asnières, samedi, c'était la grande journée du commerce de proximité...
D'un côté, on peut se dire que l'année prochaine, cela ne pourra qu'être mieux.
La première vraie initiative de la nouvelle équipe municipale en matière de commercede proximité, plus de 6 mois après son élection, a vécu.
Les quelques commerçants qui y ont participé, parfois à leur corps défendant, "pour ne pas être mal vu de la mairie", en sont pour leurs frais.
La prétendue super bonne idée était une "journée consacrée au commerce de proximité". Il fallait quand même l'oser.
Une aberration pour des professions dont c'est précisément le coeur d'activité.
Une observation que j'avais formulée à l'occasion de la dernière séance publique du conseil municipal précédant l'été, sous le regard goguenard de certains élus de la majorité, peu enclins à
tolérer les contributions de l'opposition.
Une journée par an, au cours de laquelle les commerçants devaient faire "portes ouvertes" et faire montre de convivialité.
Comme s'ils ne le faisaient pas déjà tous les jours....
Moyennant le paiement de 35 euros, le commerçant recevait une centaine de cartons d'invitations à affranchir à ses frais, une affichette A3 et un petit drapeau à accrocher sur sa vitrine...
l'ensemble des pièces de ce kit ne brillant ni par son originalité, ni par son attrait.
La mairie participait à hauteur de 25 euros par commerçant participant, payé par nos impôts.
C'est mieux que rien... murmurait-on dans les boutiques avec un air dépité, mais limite excédé.
En réalité, la clientèle ne s'est pas déplacée en masse comme escompté, parce que le matériel de communication (affiches, invitations, drapeau) a été livré le jeudi seulement, pour une
opération prévue le samedi suivant.
Un peu court.
Une commenrçante de la grande rue Charles Gaulle m'a rétorqué: "comment voulez vous qu'on le fasse savoir à nos clients, si on récupère les invitations 2 jours avant?". Elémentaire.
La clientèle ne s'est pas déplacé en masse comme attendu, parce qu'il ne suffit pas de décréter le commerce pour qu'il se fasse, tout simplement.
Finalement, il n'y a pas eu de vrai dynamique sur la ville. 2 commerçants ont participé à Bécon, une dizaine dans la rue des bourguignons, moins de 8 entre la mairie et la place voltaire, et dans
les hauts d'asnières, le tissu commercial très disparate et clairsemé n'a permis aucune réelle mobilisation.
A noter que la mairie de Bois-Colombes n'avait pas participé à ce projet, et pas davantage l'association des commerçants de bois colombes installés sur le trottoir gauche de la rue des
bourguignons. Question de flair?
Quoi qu'il en soit, les commerçants qui ont participé l'avaient un peu en travers de la gorge...
Une promesse de plus qui s'évanouit. Une après l'autre.
Après "la journée du 22 à asnières", lancée à grand renfort de pub par la nouvelle équipe le 22 avril dernier, et tombée dans les limbes depuis, alors que ce devait être la grande
attraction mensuelle pour le commerce dans la ville, "la journée du 12"... a vécu.
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