Facebook

Mardi 14 octobre 2008

Dans le salon Félix EBOUE du Ministère de l'Intérieur, le 14 octobre dernier, Patrick KARAM a signé un important protocole pour la mobilité des jeunes ultramarins en Métropole, avec la participation des 5 organisations syndicales d'étudiants représentatives en Métropole (UNI, UNEF, FAGE, PDE, CE).



Ce protocole traduit un des engagements forts du Président de la République, Nicolas SARKOZY, en faveur de l'égalité des chances des Français d'Outre-
Mer.

Sa signature a reçu l'approbation enthousiaste des nombreux
présidents d'associations ultramarines présents, des personnalités de la société civile, et des élus de l'Outre-
Mer (sur la photo, au premier plan, le Député de Wallis-et-Futuna
).

L'éloignement de son territoire natal est souvent vécu comme un déchirement pour celui qui quitte ses racines.

Une réalité dont je mesurais bien les contours, pour être moi-même partie étudier à Paris,  à 8 000 km de chez moi, à l'âge de 17 ans.


Le déracinement existe dès lors que l'on s'éloigne de sa terre natale.

L'étudiant
Breton ou Alsacien, celui qui vient de la Gironde éprouve aussi ce sentiment si singulier. Mais à la différence de l'ultramarin, il a plus souvent la possibilité de rentrer dans sa région en cours d'année. Pour des raisons financières liées au coût prohibitif des billets d'avion, à la desserte aérienne insatisfaisante, à la durée des temps de vol, rentrer à Mayotte, à Papeete ou à Saint-Denis de la Réunion est le plus souvent un luxe pour la plupart des ultramarins vivant en M
étropole.

Dès 2003, nous avons essayé de prendre en  compte cette condition de "déraciné". A  l'initiative de Manuel AESCHLIMANN, Maire d'Asnières, et au moyen du Conseil des communautés de la ville, alors nouvellement créé. Ces travaux ont notamment été menés en présence de Madame Blandine KRIEGEL, Présidente du Haut Conseil à l'Intégration et Conseillère du Président de la République, Jacques CHIRAC, et avec la participation de Nicolas SARKOZY, Ministre de l'Interieur.

Typiquement, ce Conseil visait à établir des ponts entre les communautés culturelles vivant à Asnières, à faire tomber les tabous et l'intolérance, le racisme, mais aussi à accompagner les nouveaux arrivants dans leurs démarches administratives diverses.

Il appartient aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités, et aux élus de solliciter toutes les institutions habilitées à faciliter l'insertion et/ou l'intégration sur le territoire communal. Parmi elles, l'ACSE, créée en 2006, par la loi pour l'égalité des chances, les CUCS qui valident au plan local un programme d'actions pour la cohésion sociale, pour ne citer que ces exemples.


Discussion avec le Directeur de cabinet de la Secrétaire d'Etat à la politique de la ville, le Préfet DUFOUR, et le Directeur général adjoint du CNARM Mobilité, très actif sur la mobilité des jeunes Réunionnais.

Le déracinement vécu par les ultramarins, ce n'est pas seulement le décalage horaire avec la Métropole. C'est également le décalage climatique, l'épreuve de l'hiver, le relativisme culturel, l'impression souvent vérifiée de ne pas maîtriser tous les codes de l'univers qui vous accueille.

Pour remédier à cet handicap, le Délégué interministériel à l'Egalité des Chances des F
rançais d'Outre-Mer, Patrick KARAM, a conçu et proposé aux syndicats d'étudiants un programme ambitieux relatif à l'accueil des étudiants originaires d'Outre-Mer, en présence du Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves JEGO.

Cet accord prolonge les améliorations apportées au statut des étudiants d'Outre-Mer par la Ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie PECRESSE.

Le dispositif met en place des solutions concrètes pour faire face aux difficultés spécifiques rencontrées par les étudiants ultramarins en mobilité, s'agissant des questions de logement, de bourse, d'accueil et d'installation, avec la création du statut d'étudiant référent.

Cet accord va dans le bon sens car il donne un sens à la continuité territoriale, en s'attaquant aux difficultés spécifiques induites par la discontinuité du territoire national.

Mais au-delà, je me réjouis qu'il contribue à donner un vrai contenu à l'égalité entre les nationaux, une "nécessité impérieuse de mettre en conformité l'égalité formelle et l'égalité réelle", un voeu et un ojbectif que le Délégué interministériel  a déclaré poursuivre obstinément dans son discours introductif.

Affaire à suivre...

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Mes rencontres, mes visites
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus