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Samedi 18 octobre 2008

On apprend que la mairie de Paris a annoncé sa décision de ne plus organiser le service minimum dans les écoles en cas de grève dans l'Education nationale, pour des raisons de sécurité.
Une nouvelle bravade  de l'exécutif socialiste parisien?
Pour la ville de Gennevilliers, c'est décidé, les parents sont priés de se débrouiller avec leur progéniture en cas de grève des enseignants.

A propos de la mise en oeuvre du service minimum dans les écoles en cas de grève, on se rappelle que c'est avant tout le dogmatisme, l'idéologie et le sectarisme qui avaient animé la plupart des communes socialistes, en guerre ouverte avec les décisions d'un gouvernement de droite.

La Mairie d'Asnières avait elle aussi... boudé le service minimum ouvertement.

Et cela, malgré l'intérêt général.

Malgré le souhait des parents -qui n'ont pas d'autre choix que d'aller travailler en l'absence de mode de garde alternatif pour leurs enfants.

Malgré l'opinion publique révélée par les sondages qui relèvent qu'une majorité de français (60%) était favorable au service minimum à l'école en cas de grève (sondage CSA/i Télé, Le Parisien/Aujourd'hui en France rélaisé les 6 et 7 mai derniers).

Après avoir opposé un NON catégorique au service minimum, la mairie d'Asnières a fait volte-face.

En effet, dans un premier temps, comme toutes les villes de gauche, la mairie d'Asnières avait décidé de boycotter la loi et de ne pas organiser le service minimum à l'occasion de la grève dans l'Education nationale du 15 mai dernier.

Puis, sous la pression et les remontrances des parents excédés, la Mairie idéologue avait obtempéré.
Pour justifier son attitude erratique, la mairie socialiste avait annoncé qu'elle "allait mettre en place un groupe de travail sur la question".
En réalité, un projet de loi était déjà annoncé par le Gouvernement, pour être présenté au parlement avant l'été...
La Mairie d'Asnières ne pouvait pas l'ignorer, toute la France en parlait.
Tout de même, afin de ne pas trop perdre la face, Asnières décidait de faire comme si elle devançait le mouvement....Dans les faits, elle n'avait pas le choix.

Ce faisant, la mairie démontrait qu'elle était en parfait décalage avec les parents.

Car, il n'est pas ici question d'opposer les enseignants d'une part, aux parents et aux élèves d'autre part... Le droit de grève est constitutionnellement protégé, et c'est non négociable. Maintenant, il faut répondre clairement à la question de savoir si oui ou non l'intérêt général prime sur les réflexes partisans dans la prise de décision.

Mettre en place le service minimum, c'est bien sûr une charge supplémentaire pour les communes.
Une charge que la loi du 23 juillet dernier compense financièrement puisque la loi prévoit que l'Etat  verse une compensation financière au titre des dépenses que la commune a exposées pour rémunérer les personnes chargées de l'accueil des enfants.
Avant cette loi votée par le Parlement cet été, les communes qui assuraient un service minimum le faisaient en toute responsabilité et sans carotte financière. Pour le service, pour les parents, et aussi pour que les enseignants puissent exercer leur droit de grève.
Ce fut le cas en février dernier, lorsque l'ancienne équipe municiaple avait éccueilli les élèves lors d'un mouvement social chez les enseignants.

Ce n'est pas choisir un intérêt contre un autre, c'est au contraire concilier tous les intérêts, fussent-ils contradictoires.

Que fera Asnières?
Se mettra-t-elle hors la loi, comme le voudrait bien  Paris, comme l'assument les villes communistes du départements, Gennevilliers et Malakoff?

Les Asniérois seront très attentifs à la position des alliés Modem et "Divers droite" de la mairie socialiste, J. Fischer et C. Leblond, bien muets jusque là dans cette affaire, quand on sait que 87% des sympathisants de droite sont favorables au service minimum, et que ceux du Modem le sont à 59%?

Affaire à suivre.....
Soit

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Ce qu'on vous cache...
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