
La séance plénière du Conseil régional a débuté hier matin à 9h30 et s'est terminée aux environs de 20h en soirée.
C'est relativement court pour une séance plénière du Conseil régional qui dure généralement deux jours entiers, y compris une séance de nuit.
Plusieurs rapports importants ont été discutés, sur des projets plus ou moins généraux.
J'ai été l'orateur du groupe Majorité Présidentielle sur deux rapports qui concernent la restauration scolaire: le premier prévoyait l'expérimentation des produits biologiques dans les cantines scolaires des lycées d'Ile-de-France. J'ai par ailleurs eu à commenter la décision de l'exécutif socialiste d'augmenter certains tarifs de la restauration scolaire.
Je vous invite à retrouver le texte et la vidéo de mon intervention sur mon site internet http://www.mariedominique-aeschlimann.fr , rubrique Mes interventions en séance publique, dès demain matin (si la technique ne me fait pas défaut...).
Cette séance publique a été l'occasion d'un curieux pas de deux entre l'exécutif socialiste et sa majorité hétéroclite.
Cela a eu lieu à l'occasion du rapport relatif à l'ajustement du périmètre d'étude pour la révision de la charte du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse.
Ce sujet ne concerne pas très directement les habitants des Hauts-de-Seine, a fortiori ceux d'Asnières. Tout de même, tout ce qui peut contribuer à sauvegarder ou développer notre milieu naturel, à le préserver, ou à en protéger la biodiversité est important pour tous.
Parfois, à la Région, des préoccupations particulières peuvent émerger.
Car finalement, nous sommes tous des élus de quelque part...
L'exécutif régional, qui avait introduit la possibilité pour une commune (MODEM) de se rattacher au dispositif prévu par la délibération en dérogeant à la procédure applicable pour les autres, s'est, ce faisant, exposé aux demandes particulières de plusieurs autres communes (du groupe des VERTS) qui souhaitaient aussi y participer mais n'avaient pas été prévues à l'origine.
Ils se sont dits, "pourquoi eux et pas nous?". Tout simplement.
Les revendications fusaient de toutes parts, et ce fut assez cocasse à certains moments... L'exécutif, débordé, et conscient d'avoir lui-même suscité cette byzantine situation, a fini par s'en remettre.... à la sagesse des conseillers régionaux!
C'était : courage...fuyons...
D'un point de vue moins anecdotique, nous avons évoqué des sujets qui intéressent directement tous les franciliens.
Ce fut notamment le cas avec l'important rapport sur les Orientations budgétaires de l'exécutif socialiste. La loi fait obligation aux collectivités d'organiser un débat sur les Orientations de leur futur Budget (2009) dans une délai strict précédant le vote de ce budget.
L'occasion pour le groupe Majorité Présidentielle de rappeler que l'exécutif socialiste à la Région continue de privilégier le saupoudrage des interventions et des subventions, tout en refusant de définir quelques grandes priorités.
Rappelons que depuis 10 ans, le budget régional a doublé, et que les crédits en faveur des transports, des lycées et de la formation ont diminué.
Par ailleurs, le matraquage fiscal a été la règle puisque depuis 2004, chaque année, 500 millions d'euros supplémentaires sont prélevés en Ile-de-France.
Ces augmentations d'impôts pèsent sur le pouvoir d'achat des franciliens.
Concrètement, pour les les franciliens propriétaires de leur logement, c'est 100 millions d'euros de plus par an depuis 2004.
Pour les entreprises, c'est 150 millions d'euros de plus prélevés chaque année depuis 2004.
Quant aux automobilistes, ils payeront 210 millions d'euros par an pour leurs cartes grises, avec une hausse de 50 à 150 euros par carte grise pour la seule année 2006.
Depuis 2007, un prélèvement supplémentaire de 80 millions d'euros par an pèse sur les 5 millions d'automobilistes franciliens. Ce nouvel impôt équivaut à 75 euros par an pour un automobiliste qui effectue un plein de carburant par semaine.
Dans le même temps, la dette continue d'augmenter : +42% en 5 an, en passant de 1,9 milliards d'euros en 2004 à 2,7 milliards d'euros en 2009!
Voilà les choix budgétaires de l'exécutif socialiste à la région: hausse des impôts et envolée de la dette.
Voilà l'orthodoxie que nous proposent. les socialistes...
En 2009, un an avant l'éelection régionale qui aura lieu en 2010, les impôts régionaux n'augmenteront pas.
Cette "pause fiscale" est purement opportuniste.
Dès que sera passée l'échéance électorale, les vieilles habitudes reveindront au grand galop. Pour l'heure, on ménage le contribuable francilien, lequel a déjà bien "casqué" depuis 2004.
Mais notre feuille d'impôt ne diminuera pas à Asnières, pour autant..
Car la mairie d'Asnières prend le relais et va lourdement taxer les Asniérois.
En effet, les informations, dont nous disposons sur la préparation de leur budget 2009, peuvent nous faire craindre le pire : plus d'impôts, beaucoup plus d'impôts, et plus de dette... et moins de services.
Affaire à suivre...
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