
La mairie d'Asnières multiplie les occasions de mettre en place des réunions dont elle n'attend rien, sinon donner l'impression qu'elle organise la concertation et le débat
local.
Certains appellent cela une posture, d'autres ont des mots plus durs et parlent de trahison en bonne et due forme.
Qu'importe les mots...restons-en aux actes.
Personne ne fera prendre aux Asniérois des vessies pour des lanternes. Le charme de la campagne électorale n'opère plus. L'attrait du nouveau a cédé le pas au réalisme de la vie politique et de la vie tout court.
En fait de démocratie, les premières -et toujours actuelles actions- de la nouvelle équipe municipale ont été de :
→ refuser au Député de prendre la parole à l'occasion des manifestations publiques locales (voir l'article Démocratie à Asnières ? Il y a bien loin de la parole aux actes...),
supprimer purement et simplement la Conseillère régionale de l'affichage administratif,
→ réduire encore davantage et de façon autoritaire le nombre de signes accordés à la tribune de l'opposition pour s'exprimer dans Asnières Infos,
→ de ne pas convier les élus de l'opposition aux réunions d'information et de présentation des projets de la ville,
→ de modifier unilatéralement et à la dernière minute les horaires de réunions auxquelles ils ont bien voulu les convier...
Beau florilège -bien que non exhaustif- des attitudes anti démocratiques et autoritaires du nouveau Maire d'Asnières, en dépit de ses promesses de campagne....
Nous avons vécu en direct un modèle du genre, avec les Assises de la Jeunesse, un concept de consultation lancé par le jeune Conseiller général des Hauts-de-Seine, en charge de la Jeunesse, Jean SARKOZY, et que la mairie d'Asnières a vite repris à son compte.
Sauf qu'il ne suffit pas de se ré-approprier les idées des autres, voire d'inaugurer les projets pensés et réalisés par les autres (voir l'article Mairie: les projets lancés par M. AESCHLIMANN suivent leur cours et le billet sur l'école Bac-Magenta : l'école élémentaire Simone Veil a été agrandie.)
Cela ne durera qu'un temps... Sans souffle, sans idée, occupée à tirer des bords en permanence pour rattraper ses propres élus qui dénoncent les innombrables violations du "contrat", la nouvelle équipe navigue à vue et cela se voit.
Peu assurée dans ses premiers pas, la mairie doit gérer les soubresauts internes d'une majorité fragile et en rebellion larvée.
Le maire marginalise sa propre Première Adjointe , alors qu'elle a contribué largement à la victoire de leur camp.
Le maire radicalise sa politique, en campant des positions typiquement de gauche -ce qui n'est pas un mal en soi- mais qui devient une trahison vis-à-vis d'une partie de l'électorat qui s'est reportée sur lui, se remettant à la promesse d'une gestion équilibrée mêlant valeurs de droite et idées de gauche dans un maelström aussi démagogique que tentant.
Quand le maire relativise l'engagement pris avec ses propres colistiers, quelle considération peut-il avoir pour l'opposition?
Quand il reconnaît être débordé par la réalité des faits (voir Examen du Budget 2009 des Collectivités locales : désaveux pour le Maire d'Asnières et Budget: le Maire se cache maladroitement derrière la crise financière ), comment inspirer confiance à ses propres alliés et ne pas s'exposer à une rivalité dans son propre camp?
En attendant les Asniérois restent sur leur faim devant la vacuité de l'exposé de ses projets pour la ville, quand il ne se fait pas purement et simplement prendre à partie, en réunions ou sur la voie publique, par des Asniérois excédés d'être menés ainsi en bateau.
Dès demain, nous aurons l'occasion de revenir sur ces différents incidents qui rythment désormais les journées et les cauchemars du très jeune maire d'Asnières.
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