
L'inauguration
tant attendue de l'Institut pour enfants sourds et muets dit Intitut Gustave Baguer, sis au 35 de la rue de Nanterre à Asnières, a eu le vendredi 12 décembre dernier, en fin de matinée, en
présence des élèves et de leurs familles, d'un parterre de personnalités, représentant les personnes publiques investies dans le projet.
Baguer est une Institution à Asnières,
dans le Département et dans la région francilienne.
Nicolas SARKOZY, alors Ministre et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, avait posé la première pierre de la rénovation, le 29 septembre dernier.
L'Institut Gustave Baguer accueille, depuis sa création à la fin du XIXème siècle, des enfants et adolescents des deux sexes atteints de surdité à des degrés divers.
Les élèves suivent une scolarité la plus normale possible, de la maternelle au collège.
Puis, ils sont pris en charge par une section professionnelle qui propose plusieurs formations professionnelles, du CAP au baccalauréat professionnel, en 3 ans.
Cette durée plus longue d'une année que dans le régime général s'explique par la nécessité de prendre en compte les difficultés de communication, d'apprentissage et les difficultés spécifiques
des élèves.
D'autres handicaps ou difficultés sont également pris en compte dans la scolarité et les ateliers proposés aux élèves de Baguer.
Patricia Chavinier, conseillère générale
d'Asnières suit particulièrement ces questions au sein de l'Assemblée départementale où elle siège à la Commission des affaires sociales.
En particulier, depuis la rentrée 2006, à titre expérimental, des enfants de maternelles souffrant de dysphasie (un trouble ou un retard du langage) sont accueillis.
Par ailleurs, il est possible de prendre en charge les élèves faisant apparaître des handicaps associés à la surdité, comme la déficience intellectuelle, les troubles du comportements et/ou
de la personnalité, pour un suivi et un accompagnement adaptés.
Guidés par la Directrice de l'établissement, les élus, le Préfet des Hauts-de-Seine, les familles et plusieurs personnels du secteur médical, éducatif et social, ont fait la visite de
l'Institut.
J'ai été ravie de découvrir le plancher d'initiation musicale pour le financement duquel le Lion's club d'Asnières s'était mobilisé, dans le cadre d'une de ses nombreuses actions
caritatives (voir l'article intitulé Générosité et convivialité au15ème Forum des Vins du LION'S
d'Asnières ).
Nous avons parcouru l'immense cuisine où nous avons découvert les pâtisseries préparées par les élèves de la section Métiers de la restauration (des religieuses et des gâteaux rehaussés de
sujets en pâte d'amande..).
De la blanchisserie, en passant par
l'atelier de peinture, de modelage, nous avons découvert un incomparable outil de formation, d'éducation et d'épanouissement pour les élèves de l'Institut.
Incontestablement, derrière les hauts murs couleur brique d'avant, la vie au sein de cet établissement spacieux et lumineux n'a rien à voir...
Je me rappelle encore le choc que plusieurs riverains avaient connu, lorsque les murs de brique s'étaient évanouis, dans une poussière rarement observée dans les environs...
Puis est venu le temps des discours, devant de nombreux enfants attentifs à la traduction faite, assis en tailleur au premier rang.
Philippe JUVIN, vice Président du Conseil général, en charge des actions sociales a fait un discours très spontané, très sensible, très vivant, mêlant des anecdotes sur sa relation
personnelle à l'Institut à des réflexions très engagées sur la politique du Département pour l'action sociale, le handicap et le devenir des jeunes altoséquanais qui connaissent le handicap.
Il a souligné le fort engagement de Jean-Paul DOVA, vice Président du Conseil général qui a lancé les travaux et initié la rénovation de Baguer en 2000, sous la présidence de Charles PASQUA.
Manuel AESCHLIMANN, Député des Hauts-de-Seine, a rappelé son enfance dans le quartier, ses souvenirs de jeux avec des élèves de Baguer, dont il est resté le voisin depuis toujours.
Il a rappelé son engagement en tant que jeune conseiller général dans les années 90 pour que le projet, porté par Jean-paul DOVA, de rapprocher les élèves valides fréquentant le collège
Truffaut mitoyen et les élèves d'un Baguer rénové voit le jour...
Les efforts ont été suivi d'effets, grâce au volontarisme des différents Présidents du conseil général qui se sont succédés, des vice présidents délégués, des conseillers généraux, de la
Direction et de l'ensemble de l'équipe enseignante et technique.
Manuel AESCHLIMANN a rappelé combien
cette volonté de rapprocher ces deux mondes que tant sépare s'était concrétisée, avant et pendant les travaux, avec des contacts fréquents et très appréciés entre les enfants valides et les
enfants atteints de surdité.
La boucle est aujourd'hui bouclée... du point de vue du construit, en tous cas.
Il reste à faire en sorte qu'une vraie insertion professionnelle soit offerte à ces jeunes citoyens, et que leur insertion sociale soit facilitée par les politiques publiques. C'est un défi de
tous les jours, qui dépasse les aléas du bâti et du matériel, même si ces outils restent indispensables pour construire un meilleur avenir à ces jeunes gens.
Philippe JUVIN a dit très justement rappelé que chacun de nous était porteur d'un handicap, plus ou moins visible, plus ou moins lourd...
Cela ne fait pas de mal de le rappeler dans un esprit d'humilité et de tolérance.
Puis, le Préfet des Hauts-de-Seine a rappelé que le volontarisme des pouvoirs publics pour accompagner les familles qui connaissent le handicap devait être exemplaire.
L'accompagnement du handicap est une mission signalée pour nos responsables politiques et pour chacun d'entre nous.... au quotidien.
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