
Une des
premières expressions publiques du Dr Leblond, à propos de son nouveau maire et colistier d'un jour, fut de s'extasier devant sa maturité politique, en dépit de son jeune âge... dans une
interview donnée peu de temps après leur élection.
Depuis, autour de l'homme d'expérience, on relativise largement ce jugement trop hâtif que l'état de grâce avait inspiré.
Courtois et pas contrariant, le second adjoint au maire n'est pas du genre à exposer ses griefs en public, mais ses supporters le font volontiers pour lui, et ses électeurs, je n'en parle même
pas....
L'erreur originelle ne pouvant pas être effacée, autant sauver ce qui peut encore l'être....
Le Dr Leblond, en arrière-plan, lors de l
'inauguration de l'école Simone Veil,
lancée par l'équipe précédente et inaugurée en octobre dernier.
Le Dr Leblond s'est décidément laissé embarquer dans une drôle de galère...
Le contraire de ce qu'on aurait pu attendre de cet homme raisonnable, et plutôt attachant, que la sagesse de l'expérience aurait pu mieux inspirer...
Quoiqu'il en soit, renouant avec le pouvoir, il vouait à son nouveau mentor la reconnaissance de celui par qui tout est arrivé.
En réalité, il est plus exact de dire qu'ils ont été pas moins de trois pour faire leur élection, ce qui, je le reconnais n'est pas condamnable en soi.
Mais les deux alliés relégués au second plan, après avoir figuré, dans des proportions équivalentes sur la photo un jour, brillent plus par leur absence que par la force et l'expression de leurs
propres convictions.
Car, ce qui est moins glorieux, c'est de briguer des suffrages et la confiance des électeurs sur un programme que, sitôt élu on sacrifie aux rapports de force faussés d'une
majorité factice.
Le service minimum dans les écoles en cas de grève,
L'attention accordée au programme de sécurité, la lutte contre les incivilités, contre la délinquance et la sécurisation des lieux publics..,
La modération des tarifs, la modération fiscale, le désendettement de la commune...,
Tous ces sujets si volontairement défendus sont passés à la trappe, sitôt élus.
En d'autres termes, le Dr Leblond a peut être eu raison de céder ses mandats, un soir d'ivresse, grisé par le succès, sur un coin de table, mais sa vigilance l'a trompé, aussitôt
que le premier "oui" l'avait enchaîné par sa propre volonté...
Depuis, certains de ses colistiers s'interrogent, dans une constante hésitation entre les honneurs de leur charge et la charge qu'elle représente, chaque fois qu'ils sont
interpellés par leurs électeurs.
Certains -que l'opportunisme n'avait jamais quitté, adeptes des revirements et des condamnations publiques de systèmes jadis passionnément embrassés- naviguent avec aisance dans ce reniement
renouvelé.
L'homme sandwich d'un jour se débat comme il peut, fait du zèle, se ridiculise pour récupérer un semblant de considération et d'estime, après avoir délicieusement craché dans la soupe.
D'autres mûrissent en petits comités d'opportunes réflexions qui annoncent une année chahutée.
Ainsi va la politique, que les ambitions de certains placent parfois bien loin avant les intérêts de leurs concitoyens.
Tant va la cruche à l'eau qu'un jour, elle casse.
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