
L'Ouverture,
Nicolas Sarkozy l'a faite, et c'est aussi lui qui la fait vivre.
Inédite dans le paysage politique français sous la Cinquième République, fortement influencé par le bipartisme, la présidentialisation du régime politique et des partis politiques, l'annonce
avait fait l'effet d'un mini révolution.
Peu de monde y a cru au début, beaucoup n'ont pas aimé.
La vraie révolution, c'est que ça dure.
Nicolas Sarkozy a prouvé qu'il n'avait pas simplement fait un coup.
Il a fait comprendre que l'intuition de l'ouverture était sincèrement ancrée dans sa démarche intellectuelle et politique. Qu'elle avait un sens et une justification.
La diversité politique est consacrée notamment avec l'arrivée à de hautes responsabilités de M. Besson, l'ex socialiste qui avait rejoint le gouvernement de Nicolas Sarkozy, comme symbole de
l'ouverture.
On se souvient aussi de Jean-Marie Bockel qui incarnait des valeurs de gauche dans un gouvernement d'ouverture, tout en développant un courant de pensée fidèle à ses valeurs et à son
engagement politique. Au mois de novembre dernier, La Gauche Moderne naissait lors d'un congrès fondateur au cours duquel le Premier ministre,avait souligné son adhésion à la démarche
initiée par le Ministre délégué aux anciens combattants, tout en lui renouvelant son amitié et son soutien.
Des amateurs, politicards du dimanche ou à 3 francs 6 sous s'y sont essayé, avec une fortune très diverse.
N'empêche, au début, ça a marché!
A Asnières, le Grand Rassemblement du PS-Modem-Divers droite s'est voulu précurseur d'une autre façon de faire de la politique dans la ville.
En réalité, sitôt l'élection gagnée, les vieux réflexes sectaires ont pris le dessus.
Le nouveau maire a commencé par faire la chasse aux sorcières au sein du personnel communal (voir Sur les rumeurs persistantes de
brimades sur le personnel communal ).
Des méthodes abjectes auraient vu le jour à la mairie, avec des personnes convoquées pour "parler" des collègues, invitées avec insistance à être disertes et explicites, à révéler "des choses"
sur les collègues, à cracher....
Des souvenirs de ces conversations amicales restent très frais, prêts à faire resurgir ces ignobles pratiques.
Plus récemment, on a appris que les cadres de la mairie pourraient faire l'objet d'une évaluation, menée par un cabinet extérieur rémunéré par nos impôts.
Avons-nous besoin de payer un cabinet pour faire le casting des directeurs de la mairie?
Le cabinet ferait des "recommandations" pour dire qui serait gardé, dans quelles conditions, et qui serait prié de faire valoir ses services ailleurs.
Parmi les élus, quelques bavardages autorisent à penser qu'on pense à recruter certains "amis" pour reprendre la mairie en main. La fagociter quoi.
Bien sûr, on habillerait le tout du sacro saint sceau de la légalité et des droits élémentaires des agents de la fonction publique.
La maire adjointe au personnel, qui n'est pas connue pour être quelqu'un de sectaire, serait-elle forcée de procéder à ces pratiques d'un autre temps?
Bien entendu, on paierait ledit cabinet, pour ces précieux conseils, sur argent public.
On se rappelle que c'est déjà un -cabinet extérieur- et objectif qui avait réalisé le deuxième audit des finances de la mairie en 1 an !!!!!
La mairie avait payé pour ça, alors que le PS, le Modem, la divers droite, exhibaient à longueur de tract toute leur connaissance de la situation financière de la ville, celle des
solutions à y apporter, les solutions évidentes auxquelles ils avaient évidemment pensé.
En arrivant au pouvoir, il faut croire qu'ils ont perdu une case, ou cassé un levier de vitesse. Car ils ont de facto tout oublié.
Ils ont oublié leurs promesses de campagne, leurs belles paroles.
Sebastien Pietrasanta a oublié d'associer ses deux alliés, Josiane Fischer et Christian Leblond, à la gouvernance de la mairie.
L'ouverture à Asnières est incontestablement un échec.
Ca a servi à se faire élire, et après, au placard, avec les chaussettes trouées.
;-)
Les asniérois restent avec leur amertume, et certains protagonistes de la fable, avec leurs regrets.
mais nous sommes là...