
Dans un récent post bien argumenté, Manuel AESCHLIMANN révélait deux ou trois choses de ce que vous ne lirez pas dans Asnières Infos.
L'affichage immodéré de cette pensée unique qui se mue en propagagnde nous conduit naturellement à communiquer à nos lecteurs des éléments de réflexion pour qu'ils se fassent leur propre idée de
l'affaire des +17% d'impôts.
Le parti pris de cette série de notes sur les finances de la commune est de dire précisément ce dont la nouvelle équipe ne se vante pas...
Par souci de clarté, et pour ne pas rendre l'explication indigeste, nous prenons les "excuses" les unes après les autres.
Après le prétexte du désengagement de l'Etat (voir Les vraies "fausses excuses" de la mairie pour exploser les impôts, celui de
l'"ignorance" de l'actuelle majorité municipale (voir Mairie:Les vraies "fausses excuses" pour exploser les impôts. Acte 1
),
Sébastien Pietrasanta prétend que:
s'il augmente les impôts, c'est parce que la mairie ne peut plus emprunter.
C'est à la fois INEXACT et c'est FAUX !
C'est inexact, car aucune banque n'a jamais refusé à la commune un emprunt.
Dire le contraire c'est mentir.
En revanche, il existe toujours un arbitrage sur la décision d'emprunter, pour une commune ou pour un ménage, en fonction des conditions qui vous sont proposées pour emprunter.
De ce point de vue, il est important de dire, à propos de la dette de la commune, qu'entre 1999 et 2007, le taux moyen de la dette à Asnières est passé de 5,2% à 3,4%, soit un taux
inférieur à la moyenne constatée dans les communes de même strate.
C'est également faux.
Le fait est que, au budget 2008, Sebastien Pietrasanta a emprunté 5,4 millions d'euros .
Il a également tiré 3 millions d'euros sur la ligne de trésorerie,
soit un total de : 8,4 millions euros d'emprunt et dettes assimilés en 2008.
Et un emprunt de 4,5 millions d'euros en 2009.
Au total,
Sebastien Pietrasanta a emprunté: 13 millions d'euros, en à peine 1 an.
A ce rythme là, il va vite dépasser son prédécesseur ....
On se demande comment fait Sébastien Pietrasanta, car entretemps il aura explosé la pression fiscale sur les asniérois, et la dette ne sera pas résorbée comme il le
promettait aussi pendant sa campagne.
Le propre auteur de l'audit commandé de la mairie préconisait une autre solution, peut être plus difficile à mettre
en place pour le jeune maire qui a envie de prendre ses aises et voudrait remercier ses amis politiques et ses soutiens de campagne.
On peut lire sur le document ci-après, extrait du magazine Asnières Infos, daté de décembre 2008, l'interview de l'auditeur :
A la question "Qu'aurait-il fallu faire pour éviter de telles difficultés?", l'auteur de
l'audit répond :
"Trop riche pour bénéficier de dotations de solidarité de l'Etat ou du fonds d'Ile de France, Asnières présente une capacité limitée pour financer ses investissements sans emprunt (...). Les
choix qu'il aurait fallu faire étaient excessivement difficiles: augmenter davantage les impôts, investir moins, essayer de maîtriser davantage voire réduire les dépenses de
fonctionnement".
Apparemment, Sébastien Pietrasanta a choisi la solution de facilité : augmenter les impôts, cela sera moins contraignant pour lui au
quotidien.
Il aurait dû poursuivre les efforts en matière de maîtrise des dépenses de fonctionnement. Notre commune avait déjà obtenu une mention Assez Bien dans le classement réalisé par l'agence de notation Public Evaluation System en février dernier.
En revanche, le choix d'augmenter les impôts va induire des sérieux efforts d'ajustement sur le budget des ménages asniérois.
Avec la hausse des différents tarifs, l'addition finira par être salée...
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