
Depuis le mois de mars dernier, la mairie a choisi de faire la "politique de la terre brûlée". Stigmatisant à outrance la gestion de son
prédécesseur, prenant le parfait contre-pied de ses choix, Sébastien Pietrasanta a oublié que la campagne électorale était derrière nous.
Résultat: la ville part en vrille, si vous me permettez l'expression.
La violence se normalise et n'épargne pas les plus jeunes.
L'article du parisien 92 paru ce jour décrit les circonstances d'un nouveau dérapage de violence et d'affrontements de bandes à Asnières.
On se rappelle les violences de la nuit du 13 juillet 2008, d'une rare acuité, qui s'étaient soldées par des jours de désordre, des cars de CRS, la perte de l'oeil d'un commissaire en fonction,
et le maire avait banalisé....
La mairie pousse même le culot jusqu'à reprocher à l'opposition de parler de la violence et de la criminalité à Asnières....
Si ce n'est pas nous qui en parlons, je doute qu'il le fasse, alors, pas de mauvais procès...
Que Monsieur le Maire se rassure, le constat de l'insécurité n'a jamais fait croître celle-ci; rester en revanche les bras croisés, ou bien baisser la garde, c'est source d'insécurité.
Un jour, il faut arrêter de dire n'importe quoi : les gens ne sont pas stupides.
Cette façon d'appréhender la question de l'insécurité à Asnières devient préoccupante.
Le nouveau Maire s'enferre à essayer de salir l'équipe précédente, au détriment de la mission qui lui a été confiée en mars dernier : s'occuper de la ville, de son développement harmonieux, du
bien être des asniérois.
Pendant qu'il s'applique, avec l'aide zélée de son cabinet, à essayer de rendre Manuel Aeschlimann définitivement inopérant, les erreurs s'accumulent en cascade:
erreur politique majeure avec la hausse des impôts (+17%) et des tarifs des services publics (+5,2%), alors qu'il
avait promis le contraire il y a 10 mois seulement
erreur d'appréciation en faisant exploser le plafond conditionnant le calcul des participations familiales pour
l'accueil en crèche, trop vite, trop fort (voir M. le Maire, revenir sur une décision mal
préparée n'est pas infâmant )
erreur de jugement en mettant au placard des employés municipaux et fonctionnaires soupçonnés d'avoir été trop
proches de l'ancienne équipe
erreur tactique en tentant de museler l'opposition, d'empêcher au député de prendre la parole, etc
La liste n'est pas exhaustive.
Bien trop occupé à préparer ses coups bas, Sébastien Pietrasanta bâcle l'essentiel.
Les entreprises dédaignent Asnières.
L'insécurité gagne la ville, tous quartiers confondus.
Les habitants des Hauts d'Asnières sont exaspérés par le climat d'insécurité qui gagne du terrain.
Toutes sirènes hurlantes, les véhicules de la police déchirent la nuit, dans un sens et dans l'autre, à la poursuite de délinquants qui apprécient le climat propice à leurs occupations
illicites.
Nos jeunes sont livrés à eux mêmes, la mairie a augmenté les tarifs des séjours d'hiver et d'été dès le budget 2009 voté le mois dernier.
Plusieurs projets de séjours préparés par les jeunes eux-mêmes, et sollicitant une participation financière de la mairie ont été rejetés.
Les médiateurs qui connaissaient bien le terrain ont été déplacés arbitrairement par la nouvelle équipe?
La mairie a embauché 8 médiateurs qui habitent hors d'Asnières (Paris 18ème, Clichy,etc), d'après ce qui nous a été rapporté par une personne bien informée, alors qu'elle prétend qu'elle favorise
l'emploi local....
Ces nouveaux médiateurs, même avec la meilleure volonté du monde -ce que je veux bien leur accorder- ne pourront pas reprendre en main des quartiers entiers et retisser les fils de la confiance
que des mois et des années de travail ont permis...
Résultat: les Hauts d'Asnières sont "en feu".
Ce sont les habitants de ces quartiers qui en parlent le mieux.
Dernière trouvaille de la mairie : la patinoire à 1 euro, pendant les vacances scolaires.
3 saisons que cela dure: toussaint 2008, noël 2008 et hiver 2009.
3 saisons qui font déplorer des rixes, des affrontements de bandes qui dégénèrent, des riverains qui ont peur.
Les parents des enfants asniérois hésitent à les conduire à la patinoire des Courtilles.
A l'intérieur, la glace.
Devant et autour de la patinoire, aux Courtilles et aux Freycinet, la tension est palpable.
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