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Mardi 24 février 2009

Les parents des enfants accueillis en crèche à Asnières ont obtenu une solution satisfaisante à leurs revendications auprès de la mairie, et c'est une bonne chose.
L'augmentation du plafond se fera par palier, elle sera lissée sur plusieurs années, et de quelques pour cents à chaque fois.
Surtout, elle n'atteindra en aucun cas le plafond de 9000 euros imposé par la mairie, et atteindra au mieux les 7000 euros, comme c'est le cas à Paris notamment.

On se rappelle que cet épisode s'est déroulé dans l'angoisse et la douleur pour les parents. Cela a duré plus de 5 semaines interminables pour les familles en attente (voir les notes du 28 janvier Des familles dénoncent la brutale hausse des tarifs dans les crèches et  du 6 février Affaire des tarifs des crèches: la mairie reste sourde ).

Volontairement, j'avais décidé d'attendre l'issue du conflit, après que notre groupe ait exprimé son désaccord et son doute lors des conseils municipaux du 18 décembre et du 29 janvier derniers.
Pour ne pas gêner les parents, ne pas gêner le dialogue.

Maintenant que tout est fini, je ne vais pas me priver d'écrire quelques vérités que les acteurs de cette affaire connaissent déjà...

Le maire s'est trompé. On peut se tromper, c'est humain.
Mais je voulais voir comment la mairie se tirerait de cet embarras...


Avec honnêteté, en reconnaissant qu'elle s'était obstinée malgré les interrogations soulevées, puis murée dans le silence avant de recevoir les familles, et d'entamer une longue négociation...?
Ou bien comme d'habitude, en essayant de tenter de détourner maladroitement et de fort mauvaise foi l'attention sur l'opposition au Conseil municipal, qui a parfaitement fait son boulot de tirer la sonnette d'alarme?


La suite, on la connaît.

Il faut le dire : la mairie a essayé de prendre les parents de vitesse, en imposant une augmentation déraisonnable et brutale du plafond permettant le calcul des participations familiales.
Sans concertation.
Sans modération.
Sans évolution.
Elle aura beau se débattre, c'est ce qui restera dans les esprits.
De 5000 euros, le plafond passait à 9000 euros; entre ces deux chiffres apparemment anodins, le quart des familles asniéroises bénéficiant d'une place en crèche était touché par cette mesure arbitraire.

C'est le groupe de l'opposition que je préside au Conseil municipal, et celui-ci seulement, qui a dénoncé cette mesure et refusé de la voter, lors du Conseil municipal du 18 décembre dernier, par la voix de Patricia Chavinier.



La mairie aurait pu tenir compte de nos observations, de nos préventions devrais-je dire...
Eh bien Non...

 La mairie était fondamentalement persuadée du bien-fondé de sa décision.
Madame Chapuis, adjointe chargée de la petite enfance, avait sèchement rabroué Patricia Chavinier qui avait osé mettre en doute les conditions de cette décision préjudiciable pour de nombreux parents.

 La mairie avait  1 mois pour revenir sur sa décision, ou à tout le moins l'amender, au regard des débats au Conseil municipal, après le conseil du 18 décembre... Elle ne l'a pas fait.
C'est par courrier du 20 janvier 2009 que les parents ont appris la nouvelle... soit 1 mois après.
C'est dire que la décision était murement réfléchie.

 Les parents, qui sont des adultes autonomes et parfaitement responsables, ont décidé de faire savoir leur mécontentement au maire.
Ils ont manifesté leur désapprobation lors du conseil municipal du 29 janvier.
Ils n'ont eu besoin de personne pour leur dicter, voire même conseiller telle conduite.
Il ne faut pas prendre les parents pour ce qu'il ne sont pas.

Oui, je trouve scandaleux, et disons-le, insultant à l'endroit des parents, que Sébastien Pietrasanta ait prétendu que l'opposition avait conduit la révolte des parents.
Cela a été loin, car les amis de Sebastien Pietrasanta, et lui-même, sont allés jusqu'à prétendre que l'UMP avait confectionné les tracts distribués par les parents.
Je laisse au maire ces bassesses qui ont démontré, à ce moment là, combien il était paniqué et peu à la hauteur de la situation.

Ce mensonge éhonté m'a fait "sourire" sur le coup, pour tout vous dire, malgré la gravité de la situation.
Car tous les parents savaient bien qui étaient les auteurs du tract et les animateurs du mouvement, quels parents faisaient les calculs, lesquels enquêtaient du côté des autres municipalités...

En réalité, sur ce coup là, la mairie -et le maire le premier- s'est discrédité(e) en essayant en vain de ternir l'image de son opposition politique.

En stigmatisant le contenu du tract, en dénigrant son principe, ce sont les parents que la mairie a poursuivis de sa vindicte.

L'opposition continue de faire ce pour quoi elle a été élue par de nombreux asniérois -et tous ceux qui les rejoignent-, travailler, de façon constructive au bien commun, à l'intérêt général.
Et que je sache, être constructif, cela ne veut pas dire être complaisant ou aveugle....

Enfin, j'observe que les deux adjoints qui étaient censés faire équilibre dans le grand rassemblement de gauche, Josiane Fischer et Christian Leblond, ont été trop longtemps absents et muets.
Ce n'est que lorsque cela a senti le roussi que les parents ont trouvé en eux écoute et appui. C'est déjà bien qu'ils se soient décidés à réagir, même tardivement...

Les parents avaient déjà passé 3 ou 4 dimanches à tracter dans le froid sur le marché, à poursuivre le maire de leur assiduité, dans toute la ville.

Ils auraient pu permettre l'économie de cette énergie, de cette angoisse pour les familles.
Ils avaient toute latitude pour faire connaître leur point de vue lors du conseil municipal du 18 décembre...
Ce jour-là, l'ensemble de la majorité était unie pour voter comme un seul homme cette mesure inique pour les parents.

C'est un peu corsé de venir réécrire l'histoire après...

Après tout, l'histoire, s'est terminée au bénéfice des parents, et je m'en réjouis.
L'histoire, chacun des protagonistes la connaît, même s'il n'en fait pas étalage.

C'est l'essentiel.

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Décryptage... - Communauté : Nanas...mais mamans aussi!
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