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Samedi 14 mars 2009

Notre commune reste fidèle à sa triste réputation d'arène politique où l'affrontement est sans manières parfois, sans égards, sans coutoisie ni respect de l'autre souvent.

Une arène où sévissent corbeaux et hyènes, assoiffés de pouvoir ou de sang, le tout se mélangeant vilement dans le chaudron des invectives, des caricatures et des dénonciations qui tracent leur chemin.

Ainsi va la politique à Asnières, où les alliances se nouent au prix de la duperie, où l'imposture rivalise avec la vilenie, où les femmes deviennent des loups pour l'homme...

L'affaire du festival du folklore d'Asnières est une illustration vivante de tous ces caractères à la fois, dans un jeu malsain qui fait du témoin le dénonciateur et le plaidant à la fois.

Difficile de s'y retrouver dans ces conditions ... même pour les plus avertis.

Elle connaît son premier dénouement avec le jugement rendu hier par le tribunal de Nanterre, dont Manuel AESCHLIMANN fera naturellement appel : voir http://www.manuel-aeschlimann.fr/blog/2009/03/folklore-jugement/

A peine prononcé, le jugement caracolait en tête des sites des opposants politiques notoires et de leurs supporters cachés, rédacteurs de tracts et autres torchons dans l'ombre.

Cachant à peine leur joie, des élus irresponsables, sans pudeur et sans retenue, laissaient exploser leur satisfaction à voir leur adversaire dans une autre adversité, espérant que la voie judiciaire leur dégage des boulevards crasseux qu'ils piétinent déjà et dont ils seraient bien inspirés de nettoyer le pavé, puisque tel mandat leur a été confié. 

Sébastien PIETRASANTA n'est pas Roger KAROUTCHI qui, face à un Jean-Paul HUCHON condamné en première instance pour prise illégale d'intérêt pour des marchés financés par la Région et favorisant sa propre épouse, déclarait  avec une sincérité non empruntée: "je voudrais que Jean-Paul HUCHON s'en sorte pour l'affronter politiquement, aux élections, à la loyale".

Sébastien PIETRASANTA, lui,  préfère essayer d'acculer son adversaire politique, en se gargarisant de réclamer des dommages intérêts aussi extravagants qu'injustifiés puisque l'enquête a conclu à l'absence d'enrichissement personnel, de détournement de fonds et de financement politique.

Avec ces gens là, le niveau du débat politique est d'ordinaire si bas qu'il flirte avec les sous couches les plus reculées du manteau terrestre.

Qu'ils y prennent garde, car ci-vit le volcan...

Au moins, quand ils auront tout perdu, ils pourront se consoler en disant qu'ils ont vraiment tout essayé.

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Actualité municipale
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