
La recrudescence des actes d'incivilité, de violences contre les personnes, l'explosion des cambriolages, bref la hausse l'insécurite à Asnières pose un vrai
problème à l'actuelle majorité municipale, qui doit se rendre à l'évidente aggravation de l'insécurité dans notre commune.
Ce n'est pas de gaiété de coeur. Et on sent bien le nouveau maire autant préoccupé que dépassé par cette question.
Les statistiques officielles, nous les avons rappelées très récemment (voir Insécurité : Les
"bandes" prennent leurs quartiers à Asnières ).
Asnières a rejoint le peloton de tête des communes les plus exposées en matière d'insécurité, ou le peloton de queue de communes les plus sûres.
Lors du conseil municipal d'hier soir, Monsieur Lanz, l'adjoint à "l'insécurité" évoquait les villes des Mureaux, de Grigny et autres communes peu fameuses pour leur tranquilité, pour les
comparer à la situation d'Asnières. Manuel Aeschlimann, lui rappela alors, très opportunément qu'Asnières avait désormais les références qu'elle pouvait, celles de villes cataloguées "banlieues
chaudes".
Après les incidents du 13 juillet dernier, les salariés du groupe Prisma presse avaient fait une pétition, refusant l'installation du siège dans "une zone". Sous cette pression, le groupe s'est
installé... à Gennevilliers...
Depuis, la rubrique des faits divers de la presse régionale raconte par le menu les cambriolages en série. Le supermarché de proximité G20 a même été attaqué à 2 reprises. Marrionnaud, dans le
centre ville, a été braqué. Les commerçants ont peur, et ils le font savoir.
La police nationale, donc l'Etat, prête main forte à la mairie, en appliquant les mesures annoncées par la Ministre de l'intérieur, Michèle ALLIOT-MARIE, le mois dernier.
En particulier, les agents de la police nationale ont mis en place tout un dispositif visant à accompagner les commerces de proximité par des conseils d'agencements des lieux et de comportement
en cas d'agression. le plan ALLIOT-MARIE préconise aussi le renforcement de l'implantation des caméras de video surveillance, le parfait contrepied de ce que fait la mairie d'Asnières qui a
arrêté le plan d'équipement lancé par Manuel AESCHLIMANN.
Le Décret du 22 janvier 2009 prévoit en effet la simplification des procédures pour l'installation de video dans les commerces, et il incite au raccordement des alarmes à des sociétés de
surveillance...
Encore une fois, l'équipe municipale fait la politique de l'autruche. Monsieur Lanz a laissé entendre hier que tout allait bien à Asnières, que les scènes d'affrontement de bandes décrites sur
nos blogs étaient imaginées (voirSur le feu -le cas de le dire- des bagarres ont éclaté ce soir à Asnières ).
Pourtant, des asniérois nous envoient des vidéos et des photos qui parlent d'elles mêmes...
La mairie appelle l'Etat au secours. Pourtant, la même mairie s'est appliquée depuis un mois à détricoter tout ce qui avait été fait pour la prévention et la lutte contre la délinquance.
C'est ainsi que le maire a essayé de supprimer la police municipale 7 jours/7 et 24h /24, au mois de décembre dernier. Devant la levée de boucliers des agents de police, la mairie a reculé.
Les animateurs et médiateurs ont été déplacés arbitrairement; la mairie a recruté de nouveaux agents qui n'habitent pas dans la commune...
De plus, la mairie a considérablement réduit le programme d'équipement en video surveillance sur la voie publique, en passant de 10 cameras par an entre 2001 et 2008 (soit 70 caméras sous le
mandat Aeschlimann) à 10 caméras entre 2008 et 2014.
Après, il ne faut pas s'étonner, que concernant l' Insécurité : Les "bandes" prennent leurs quartiers à
Asnières .
Je ne mets pas en doute la volonté de Sébastien Pietrasanta d'enrayer la vague de violence qui submerge la ville. Je dis seulement que, comme avec l'erreur de méthode qu'il avait commise avec la
hausse violente des tarifs en crèche (voir M. le Maire, revenir sur une décision mal préparée n'est pas infâmant ), il y a une
erreur manifeste d'appréciation sur le diagnostic de la situation et sur les solutions à y apporter.
Faire de l'idéologie sur ce sujet serait une erreur grossière.
Il faut prendre le problème à bras le corps, et regarder le problème en face.
Enfin, je suis profondément déçue, comme beaucoup de leurs électeurs, par l'attitude passive et résignée de Josiane Fischer et de Christian Leblond qui laissent la ville s'enfoncer dans une
impasse dont elle aura le plus grand mal à se sortir.
Et si ce n'était que la question de l'image....mais l'intégrité physique de nos concitoyens est en jeu, la sécurité des biens est menacée et le vivre ensemble ne peut que se détériorer si des
groupes non contrôlés et non contrôlables prennent le pas sur l'ordre, la tranquilité et la paix dans les quartiers, dans tous les quartiers.
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