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Vendredi 27 mars 2009

Dans une courte note postée hier, j'évoquais la propension naturelle du maire d'Asnières à rejeter la responsabilité de ses échecs sur d'autres que lui, à chaque fois qu'il était pris en flagrant délit de ne pas tenir ses promesses électorales.

Ce fut le cas à propos de la hausse de 17% des impôts que sa majorité a votée pour 2009. C'était la faute à tout le monde, sauf la sienne; tous les autres ont été montrés du doigt : l'Etat qui se serait désengagé, alors que les dotations de l'Etat augmentent, la gestion précédente, la crise, etc..
Le pauvre maire ne savait pas où il mettait les pieds, à l'entendre... Alors, il aurait mieux fait de ne pas s'engager à tort et à travers. C'est aussi une marque de respect et d'honnêté intellectuelle quand on se présente aux  suffrages des électeurs.

En réalité, tout est à l'avenant.
En matière de lutte contre l'insécurité, la mairie se défausse encore sur les autres.


Le maire demande une nouvelle antenne de police à l'Etat. Très bien. Qu'il commence par assumer ses propres responsabilités, qu'il cesse de couper dans les crédits de sécurité pour la commune, qu'il arrête de supprimer les caméras de video surveillance qui -si elles ne font pas disparaitre la délinquance- ont un rôle dissuasif reconnu...

Résultat : en n'assumant pas ses responsabilités, le maire ne se donne pas les moyens d'enrayer la hausse de l'insécurité. Cette hausse est générale. Mais chaque commune doit faire front et faire barrage à la dérive de l'insécurité.

La ministre de l'intérieur a mis en place un plan pour lutter contre les braquages dans les commerces. Asnières est concernée, dans une large mesure, car les vols à main armée sont en hausse dans la commune.
La mairie critique l'action du gouvernement, en vertu d'une vieille rhétorique opposant la gauche à la droite. Mais, dans le même temps, la mairie est bien contente de s'appuyer sur la police nationale qui conduit une série  d'opérations de sécurisation de proximité auprès des commerçants.
Il faut savoir que c'est l'application d'une décision du gouvernement. Mais Sebastien Pietrasanta présente cela en disant qu'il mène une action avec la police nationale.
C'est facile, c'est à la carte.
Quand ça marche, c'est lui, quand il y a des problèmes, c'est les autres.

De même, la police nationale va animer des conférences en direction des personnes âgées. La mairie, qui essaie de tout récupérer à son profit, tout en critiquant l'action du gouvernement et les décisions de la ministre, tente de faire croire que c'est son initiative.
Cette action menée par la police nationale est bien utile pour nos concitoyens qui ont vraiment peur.
La mairie ne veut reconnaître ni ses torts ni les conséquences de ses choix politiques.
On verra combien de temps ils tiennent sur ce registre là...

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Ce qu'on vous cache... - Communauté : Parlons politique
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