
La vie politique asniéroise, connue pour ses passions et ses vicissitudes, n'a pas fini de produire des épisodes.
C'est loin d'être la priorité des habitants, préoccupés comme tous les français par les incidences de la crise économique, contrariés par les conséquences de la hausse des impôts sur un pouvoir
d'achat déjà malmené, bref tout à un quotidien bien éloigné des rivalités politiques que les élections -pas si lointaines- avaient tranché.
Un nouveau loup sort du bois.
Cyrille DECHENOIX a l'honneur des colonnes du Parisien de ce jour. Un privilège dont il se serait bien passé, tant la présentation qui en est faite laisse le lecteur circonspect. Pour ceux qui
connaissent mieux le personnage, on avait déjà deviné ses attentes et ses faiblesses.
Alors qu'il encensait généreusement Manuel AESCHLIMANN-de compliments et de déclarations de loyauté- encore une semaine avant le deuxième tour de l'élection
municipale, Cyrille DECHENOIX avait vite retourné sa veste dès le premier soir du conseil municipal dirigé par le nouveau maire socialiste en avril 2008.
Siégeant seul au conseil municipal, il avait quitté le groupe de l'opposition composé des 11 autres élus UMP et alliés de la liste conduite par manuel AESCHLIMANN.
Depuis, on entendait plus souvent Cyrille DECHENOIX encourager de ses vivas les décisions impopulaires de la nouvelle équipe socialiste, que tenir son rôle d'opposant, sincère et fidèle au mandat
de ses électeurs, vigilant mais constructif (voir les séances des conseils municipaux).
Le maire socialiste n'en demandait pas tant que d'avoir un UMP dévoué... à lui servir la soupe, alors que ses propres électeurs lui font savoir chaque jour qu'il viole ses promesses de campagne
les unes après les autres, alors que Josiane FISCHER, qui n'a aucun espace politique dans sa majorité, ne sert même plus de caution alibi à une ouverture à droite de façade.
Cyrille DECHENOIX fait le job. Peut être que la mairie socialiste le lui rend bien...
La politique va ainsi, avec les ambitions des uns et les compromissions des autres.
Elle nous apprend sur les personnalités des uns et des autres, sur leurs valeurs, sur les entorses à la loyauté, sur l'arrivisme et l'opportunisme de certains.
Elle nous apprend aussi, que lorsqu'on calomnie son prochain, il vaut mieux être soi-même exemplaire, faute de quoi on est rattrapé, un jour ou l'autre, par ses propres turpitudes.
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