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Vendredi 8 mai 2009

Ce 8 mai doit être un peu gris pour Sébastien PIETRASANTA, par-delà les discours d'auto satisfaction centrés sur le jumelage avec la ville de Berlin-Spandau, comme pour détourner l'attention sur les crispations et les grippages qui continuent de secouer sa majorité municipale.

L'alliance, formée par le grand rassemblement il y a juste un an, révèle au grand jour les coups de canifs dans le contrat.

L'histoire des vraies guerres internes à la majorité PS-Modem-divers droite d'Asnières ne date pas d'hier.
Elle n'est déjà plus un secret pour le personnel communal, premier témoin de ces affrontements réguliers entre les composantes politiques si mal assorties de la majorité de Sébastien PIETRASANTA.

Et même si on essaie de faire bonne figure, cela semble déjà assez difficile pour chacun de donner le change lors du conseil municipal, pour ne pas définitivement perdre la face, pour ne pas donner des bâtons pour se faire battre par l'opposition
Afficher l'unité à tous prix, voilà le maître mot, même si on doit en vomir son estomac après des séances de congratulations réciproques qui ne visent qu'à faire croire que tout va bien encore entre les 3 groupes de l'équipe municipale.

Josiane FISCHER, elle, ne se gêne plus pour faire passer des messages où elle distille comme un venin ses désaccords avec les choix politiques de Sébastien PIETRASANTA.
Très affaiblie au sein de son propre groupe d'élus, dont plusieurs lui ont été apportés par les socialistes eux mêmes (on se rappelle que Josiane FISCHER avait bouclé sa liste in extremis, grâce à des personnes plus proches du PS que de la droite..), elle se sait très isolée.
C'est la raison pour laquelle elle tient encore... alors qu'elle est en désaccord ouvert avec le maire sur des sujets essentiels.

Parmi ceux ci, le parking du centre ville.
Ce parking, très attendu par les asniérois, lancé par Manuel AESCHLIMANN, et bloqué par un recours déposé par le MNR, fait l'objet d'un bras de fer musclé au sein de la majorité municipale. Josiane FISCHER fait savoir à qui veut l'entendre qu'elle ne veut rien entendre de ce projet calamiteux qui la met déjà dans un porte à faux inconfortable avec son électorat.

Elle ne devrait plus avoir autant de scrupules..
Après le coup de la hausse des impôts, et malgré les excuses qu'elle continue d'annoner têtuement, il y a belle lurette que son électorat a fondu comme neige au soleil.
Alors, question crédibilité...

On savait aussi que plusieurs élus du modem avaient des états d'âme. Certains n'en peuvent plus de se faire arrêter dans la rue pour se faire sermonner sur le thème des promesses non tenues, les autres sont assez tendus, et nous le font savoir en secret...

Veronique CHAPUIS a eu le courage d'assumer son ras le bol hier soir, en refusant de voter une délibération relative à une étude sur la mise en place d'une intercommunalité avec les villes voisines de gennevilliers, colombes, clichy, bois colombes notamment.
Une intercommunalité très incertaine, car même la ville de gennevilliers ne cache pas son peu d'appêtit pour cette alliance, tandis que la ville de villeneuve la garenne, sollicitée, essaie de se sortir de ce mauvais pas.

Véronique CHAPUIS n'est pas la seule à ne pas être convaincue par ce projet, voire à le juger mauvais, en raison de son format, de ses participants, des incertitudes qui l'entourent..
Mais elle a eu le cran de dire NON, hier soir, tandis que Josiane FISCHER se ridiculisait dans un discours de politique générale sans fin qui résonnait comme une menace de rupture, sans dire son nom... devant un Serge DANLOS rapporteur, mais surtout halluciné et décontenancé (il en faut beaucoup pourtant pour le faire blanchir comme ce fut le cas hier).

Multipliant les préventions et les rappels au contrat passé deant les électeurs, Josiane FISCHER a laissé poindre son désenchantement et peut être aussi son agacement...

Si la première adjointe tient plus à son portefeuille qu'à son engagement, Veronique CHAPUIS n'a pas accepté de compromettre une fois de plus, avec une liberté que chacun lui connaît, et que plusieurs de ses collègues lui envient sans trouver la force de franchir le pas.

Sans se réjouir des dissonances qui affectent le camp de la majorité, on peut se satisfaire de constater que les lendemains qui déchantent annoncés ont commencé à arriver.

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Rumeurs & indiscrétions - Communauté : Parlons politique
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