Immobilier régional: ce n’est pas la crise pour les socialistes
Posté dans A la Région, Actualité le Jeudi 2 février 2012 par Marie-Do – Commentez !
En 2012, l’exécutif régional va se payer un hôtel particulier situé rue Barbet de Jouy pour 19 millions d’euros, en pleine crise.
Il y avait peut être des priorités ailleurs: au hasard, la formation professsionnelle, l’apprentissage, le soutien aux TPE-PME, l’éducation…
Cette somme pharaonique vient s’ajouter aux loyers et charges de 30 millions d’euros annuels payés par les contribuables franciliens, pour ce que l’exécutif qualifie poétiquement de « village régional ». Un village disséminé dans les arrondissements les plus chers de Paris : 7ème (rue de Babylone, Invalides, Vaneau, etc), tour Montparnasse, 8ème arrondissement parisiens….
C’est un choix.
L’exécutif prétend que les locaux en question (un peu plus de 1000 m²), libérés depuis peu par la Préfecture de Police de Paris, valoriseront ceux actuellement occupés par la Présidence sur le même site ( plus de 6000 m²) et que l’ensemble sera plus facile à céder, puisque d’un seul tenant, si la région venait à le vendre.
On ne savait pas que la spéculation immobilière faisait partie des compétences dévolues au niveau régional par la loi.
Le groupe Majorité Présidentielle est favorable au regroupement de la totalité des locaux de la région sur un lieu unique et moins onéreux que le 7ème arrondissement. parmi les localisations possibles, nous avions évoqué l’hypothèse du futur site de la ZAC des Batignolles, une proposition à laquelle l’exécutif régional n’a jamais donné suite.
L’exécutif régional prend encore plus ses aises, avec ce 3ème hôtel particulier dans Paris.
Alors que l’Etat a adopté des mesures fortes de rationalisation des dépenses de fonctionnement, la Région continue d’acquitter des loyers deux fois plus chers que ceux que s’impose l’Etat (400 euros HT et hors charges pour des locaux situés dans Paris).
Même gabegie côté STIF.
Alors que la Société du Grand Paris s’est fixée à Saint-Denis et que la SNCF envisage également d’y installer son siège, le STIF n’entend pas déménager de ses locaux situés en plein Paris (dans le IXe arrondissement). Bien au contraire, elle continue d’y louer de nouvelles surfaces (la prise de location est inscrite à l’ordre du jour du prochain conseil du STIF), et encore à un prix supérieur à celui que s’impose l’Etat.
A chacun ses priorités. Mais c’est le même contribuable qui paie.


Le conseil régional s’est réuni en séance plénière les 23 et 24 juin derniers.


