Après la phase de concertation sur le projet de prolongement de la ligne 14 menée il y a juste un an, l’enquête publique peut commencer. Elle durera jusqu’au 17 février.
Nous autres, usagers de la ligne 13, nous sommes les premiers concernés: les conditions de voyage sur cette ligne de métro sont un cauchemar et le prolongement de la ligne 14 est une de solutions envisagées pour la désaturer !
Rappelons que la ligne 13 voit transiter 600000 personnes par jour. Elle propose des correspondances avec 9 lignes de métro, 2 lignes de RER, 2 lignes de tramway; elle dessert 2 grandes gares (Saint-Lazare et Montparnasse).
Cette enquête publique a pour but de répondre aux questions des usagers et des riverains (durée et programmation des travaux, localisation des bouches de métro, etc).
Dans les faits, les travaux qui doivent débuter en 2013 ne devraient pas perturber excessivement le trafic, puisqu’il s’agit d’un prolongement de réseau. Tout de même, cela n’ira pas « comme une lettre à la poste » et des nuisances et perturbations sont à prévoir…
Le STIF estime qu’au bout des travaux, un quart des usagers de la ligne 13 se reportera sur la ligne 14 prolongée de 5,8 km.
Un dossier d’enquête publique est disponible dans les mairies concernées par le nouveau tracé qui prévoit 4 nouvelles stations ( Pont Cardinet, Porte de Clichy, Clichy Saint Ouen RER, Mairie de St Ouen).
Mais comme les observations sont à formuler sur des registres conservés dans les mairies de Saint-Ouen, Clichy, 8ème, 9ème, 17ème et 18ème arrdt, on risque d’y lire peu de signatures d’Asniérois…
En rodage sur la ligne H (Paris nord-Luzarches-Persan Beaumont), le nouveau train du futur baptisé » Francilien » fait des débuts très laborieux.
Sa généralisation à toutes les lignes de train de banlieue d’ici 2016 (lignes J, L et P, soit 172 rames au total) devait signifier la disparition des célèbres « petits gris » qui font figure aujourd’hui d’antiquité, plus adaptés au musée qu’au transport des franciliens.
Mais le Francilien multiplie les pannes et incidents, depuis qu’il a été mis en circulation en décembre 2009, à grand renfort de comm’ par le Président du STIF, Jean-Paul HUCHON.
Valérie PECRESSE n’a pas manqué d’interpeller le président de région sur ces râtés qui incommodent les usagers.
Une amélioration du service serait attendue pour juin prochain…. tandis que les 20 rames (sur 30 attendues sur la ligne H) seraient renforcées par 4 nouvelles rames.
Hier soir, un débat sur le match opposant le projet de « double boucle » du Grand Paris (projet du Président de la République) et Arc Express (projet de la Région) a eu lieu à Asnières. Comme les 85.000 autres Asniérois qui vivent dans notre commune, vous ne l’avez pas su.
Cette concertation résulte du vote de la Loi sur le Grand Paris, en juin dernier. C’est l’Elysée qui a souhaité la tenue d’un débat sur les deux projets concurrents, par souci de transparence et d’équité.
La consultation
Depuis 1995, tout projet supérieur à 300 millions d’euros doit être soumis à l’avis des habitants par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). La loi sur le Grand Paris a donc prévu deux débats publics du 1er octobre au 31 janvier 2011 : Arc Express et Double Boucle du Grand Paris, deux projets concurrents, avec des philosophies différentes, des tracés variables, et des financements propres.
Ce débat sur « la double boucle » ou « arc express », nous l’avons eu entre élus, lors du dernier conseil municipal (29 octobre).
Pourquoi un débat ? Comment sera fait le choix ? Qu’est ce qui est en jeu ?
Rappel : les 2 projets en lice
La « Double boucle » du Grand Paris : une quarantaine de gares sur un tracé de 130 km, reliant les aéroports et les principaux pôles économiques. Mise en service entre 2018 et 2023. Coût estimé à 21,4 milliards d’euros financés par un emprunt gagé sur un apport en capital initial de l’Etat de 4 milliards d’euros. Une taxe sera créée sur la vente des terrains autours de futures gares.
« Arc Express » : tracé situé à 60 km de paris, il sera connecté aux transports existants. Coût estimé : 6 milliards. Il pourrait être inauguré en 2017 et achevé en 2025.
Pourquoi il n’y a pas eu de pub sur cet important débat pour la vie quotidienne des Asniérois et l’avenir du territoire francilien ?
S. Pietrasanta se défend d’avoir organisé un débat en pleines vacances scolaires: ce serait la « faute » de la CNDP. Pourtant, des commerçants ont reçu hier sur leur boite à lettres électronique une invitation de la part de la mairie, à participer à une réunion qui se tenait hier soir… De fait, le nombre d’Asniérois profanes -non élus, non institutionnels, non personnel communal, extérieur à la Société du Grand Paris et à la Commission Nationale du débat Public- était très faible. Peut-être une grosse trentaine.
On regrette de n’avaoir pas vu s’exposer dans Asnières des affiches aux couleurs du débat sur le Grand Paris. La mairie ne se prive pas de communiquer, quand elle y trouve un intérêt. Ce débat aurait certainement intéressé nos concitoyens. Pourquoi cacher la réalité d’un débat qui aurait permis aux Asniérois de s’exprimer, de poser des questions?
Le maire préfère t-il désormais le cadre « feutré » des débats en conseil municipal, diffusé par intermittence en « direct » sur internet, pour faire mine de prendre des initiatives sur le Grand Paris? Pourquoi si peu de pub? parce que la « double boucle » en question est un projet du Président de la République, et pas de la région?
En tous cas, il y a une certaine gêne du maire d’Asnières à se positionner vis-à-vis de ce projet de « double boucle » du Grand Paris, qui gratifie notre commune de 3 gares sur son territoire. C’est vrai que S. Pietrasanta a vigoureusement et constamment combattu le projet du Grand Paris en tant qu’élu socialiste au conseil régional, même s’il semble s’y rallier aujourd’hui, non sans esprit de surenchère et de démagogie.
Hier soir, il n’ a plus été question de 4ème gare sur le tracé. La gare de la station est retournée dans les cartons de S. Pietrasanta, comme elle était apparue, comme par magie. Dans son intervention hier soir, le maire d’Asnières s’est tenu au projet initial et à ses 3 gares possibles sur Asnières, en interconnexion avec la gare de Bécon les Bruyères, le T1 et la ligne 13 et le RER C.
Espérons que pour le débat qui aura lieu à Bécon prochainement, la mairie se rattrappera…. et concertera franchement.