Effectifs dans l’Education Nationale: le maire d’Asnières fait encore plus démago que F. Hollande
Posté dans Actualité le Vendredi 3 février 2012 par Marie-Do – Commentez !
S. Pietrasanta était enseignant en histoire dans un lycée technique de Clichy, avant de devenir maire d’Asnières. Il reprenait hier matin son costume d’enseignant, son vrai métier.
Le voilà donc qui renoue avec sa formation initiale, avec une inititiative qui aurait pu sembler intéressante si ce » coup de pub à peu de frais » gros comme une maison ne faisait pas peser des doutes sérieux sur ses motivations profondes.
Un coup de pub sur le dos des enfants
Qu’avait le maire d’Asnières en tête, en se mettant ainsi en scène? Venir à l’aide des écoliers, être utile pour que les enfants ne prennent pas trop de retard sur le programme ou bien passer au JT de France 3 ou sur d’autres télés ?
Avoir une jolie photo dans le journal, avec son écharpe, pour rappeler qu’il y a un maire dans la commune ou régler le problème des remplacements de postes dans les écoles asniéroises?
Chacun se fera son idée. En tous cas, la photo est dans la boite.
Les enseignants ne se costument pas pour travailler
On imagine mal comment une telle opération a pu se mettre en place sans être un minimum préparée… Le journaliste ne passait pas devant l’école Fontaine avec son appareil par hasard…
Et puis, l’écharpe tricolore que le maire a revêtue hier matin, était-elle vraiment utile, s’il s’agissait vraiment de faire la classe à l’école Fontaine? Les enseignants ne se costument pas pour travailler.
C’est assez curieux, comme attitude : comme si un maire n’avait pas d’autres leviers que ce coup de théâtre pour défendre l’intérêt de ses administrés : demander une audience à l’inspection d’académie, s’il le faut, s’y rendre en délégation avec les parents et la communauté éducative, écrire à l’inspecteur d’académie, au ministre, plaider la cause, y revenir encore jusqu’à avoir gain de cause.
S. Pietrasanta a choisi de se mettre en scène. Comme souvent. Il a réussi à voler la vedette à un sujet sérieux qui tracasse tous ceux qui ont un enfant et savent l’inquiétude que l’on ressent dans ce type de situation.
En faisant en sorte de devenir le sujet principal de ce problème, il relègue les enfants et les familles au second plan, et c’est très inquiétant, de la part d’un responsable politique.
Comme quand il y a des scènes de guérilla dans les Hauts d’Asnières entre les bandes d’Asnières et de Gennevilliers et qu’il inaugure un « boulevard de l’égalité » avec le maire de Gennevilliers pour lutter contre ce fléau qui pourrit la vie des habitants. Mais si chacun veut bien se donner la peine d’y réfléchir, il conviendra que S. Pietrasanta a vraiment le sens de la comédie, puisqu’il avait également choisi de régler la question de l’insécurité en recrutant une compagnie de théâtre payée 15000 euros sur les crédits de la politique de la ville….
Ceci étant, la question est posée et fera l’objet d’un vrai débat dans le cadre de la campagne des présidentielles.
En tous cas, le maire d’Asnières a fait implicitement sa proposition ce matin: que les maires des communes dont les classes manquent de remplaçants aillent faire la classe avec leur écharpe, et surtout sans oublier de convoquer la presse, cela fera avancer le schmilblick…
C’est vrai que M. Pietrasanta doit avoir une idée précise sur ce sujet. Si on en croit les affiches de M. Hollande et lui-même qui s’étalent en ville, on a compris qu’il serait favorable au recrutement de 60000 fonctionnaires dans l’Education Nationale. On ne sait toujours pas si cela se fera par redéploiement, par suppression nette de postes dans d’autres services publics ou par quelques autre manipulation, s’il est entendu que l’effectif global dans la fonction publique d’Etat doit rester le même.
Cela ne les dérange guère, puisque l’important c’est de faire parler d’eux, quitte à promettre aux Français de « raser gratis » et on verra après…. A Asnières, depuis 2008, on voit les effets du « raser gratis » et les Asniérois n’aiment plus du tout!
En 2012, l’exécutif régional va se payer un hôtel particulier situé rue Barbet de Jouy pour 19 millions d’euros, en pleine crise.
Hier soir, plus de 700 personnes ont participé à la galette des rois offerte par Manuel Aeschlimann.
Le coup est dur pour les 2000 habitants du quartier de la place Le Vau et ses environs, qui ont appris récemment la fermeture de leur unique point poste au 31 décembre 2011.
