Actualité

Effectifs dans l’Education Nationale: le maire d’Asnières fait encore plus démago que F. Hollande

Posté dans Actualité le Vendredi 3 février 2012 par Marie-Do – Commentez !

S. Pietrasanta était enseignant en histoire dans un lycée technique de Clichy, avant de devenir maire d’Asnières. Il reprenait hier matin son costume d’enseignant, son vrai métier.

Le voilà donc qui renoue avec sa formation initiale, avec une inititiative qui aurait pu sembler intéressante si ce  » coup de pub à peu de frais  » gros comme une maison ne faisait pas peser des doutes sérieux sur ses motivations profondes.

Un coup de pub sur le dos des enfants

Qu’avait le maire d’Asnières en tête, en se mettant ainsi en scène? Venir à l’aide des écoliers, être utile pour que les enfants ne prennent pas trop de retard sur le programme ou bien passer au JT de France 3 ou sur d’autres télés ?

Avoir une jolie photo dans le journal, avec son écharpe, pour rappeler qu’il y a un maire dans la commune ou régler le problème des remplacements de postes dans les écoles asniéroises?

Chacun se fera son idée. En tous cas, la photo est dans la boite.

Les enseignants ne se costument pas pour travailler

On imagine mal comment une telle opération a pu se mettre en place sans être un minimum préparée… Le journaliste ne passait pas devant l’école Fontaine avec son appareil par hasard…

Et puis, l’écharpe tricolore que le maire a revêtue hier matin, était-elle vraiment utile, s’il s’agissait vraiment de  faire la classe à l’école Fontaine? Les enseignants ne se costument pas pour travailler.

C’est assez curieux, comme attitude : comme si un maire n’avait pas d’autres leviers que ce coup de théâtre pour défendre l’intérêt de ses administrés : demander une audience à l’inspection d’académie, s’il le faut, s’y rendre en délégation avec les parents et la communauté éducative, écrire à l’inspecteur d’académie, au ministre, plaider la cause, y revenir encore jusqu’à avoir gain de cause.

S. Pietrasanta a choisi de se mettre en scène. Comme souvent. Il a réussi à voler la vedette à un sujet sérieux qui tracasse tous ceux qui ont un enfant et savent l’inquiétude que l’on ressent dans ce type de situation.

En faisant en sorte de devenir le sujet principal de ce problème, il relègue les enfants et les familles au second plan, et c’est très inquiétant, de la part d’un responsable politique.

Comme quand il y a des scènes de guérilla dans les Hauts d’Asnières entre les bandes d’Asnières et de Gennevilliers et qu’il inaugure un « boulevard de l’égalité » avec le maire de Gennevilliers pour lutter contre ce fléau qui pourrit la vie des habitants. Mais si chacun veut bien se donner la peine d’y réfléchir, il conviendra que S. Pietrasanta a vraiment le sens de la comédie, puisqu’il avait également choisi de régler la question de l’insécurité en recrutant une compagnie de théâtre payée 15000 euros sur les crédits de la politique de la ville….

Ceci étant, la question est posée et fera l’objet d’un vrai débat dans le cadre de la campagne des présidentielles.

En tous cas, le maire d’Asnières a fait implicitement sa proposition ce matin: que les maires des communes dont les classes manquent de remplaçants aillent faire la classe avec leur écharpe, et surtout sans oublier de convoquer la presse, cela fera avancer le schmilblick…

C’est vrai que M. Pietrasanta doit avoir une idée précise sur ce sujet. Si on en croit les affiches de M. Hollande et lui-même qui s’étalent en ville, on a compris qu’il serait favorable au recrutement de 60000 fonctionnaires dans l’Education Nationale. On ne sait toujours pas si cela se fera par redéploiement, par suppression nette de postes dans d’autres services publics ou par quelques autre manipulation, s’il est entendu que l’effectif global dans la fonction publique d’Etat doit rester le même.

Cela ne les dérange guère, puisque l’important c’est de faire parler d’eux, quitte à promettre aux Français de « raser gratis » et on verra après…. A Asnières, depuis 2008, on voit les effets du « raser gratis » et les Asniérois n’aiment plus du tout!

Immobilier régional: ce n’est pas la crise pour les socialistes

Posté dans A la Région, Actualité le Jeudi 2 février 2012 par Marie-Do – Commentez !

En 2012, l’exécutif régional va se payer un hôtel particulier situé rue Barbet de Jouy pour 19 millions d’euros, en pleine crise.

Il y avait peut être des priorités ailleurs: au hasard, la formation professsionnelle, l’apprentissage, le soutien aux TPE-PME, l’éducation…

Cette somme pharaonique vient s’ajouter aux loyers et charges de 30 millions d’euros annuels payés par les contribuables franciliens, pour ce que l’exécutif qualifie poétiquement de « village régional ». Un village disséminé dans les arrondissements les plus chers de Paris : 7ème (rue de Babylone, Invalides, Vaneau, etc), tour Montparnasse, 8ème arrondissement parisiens….

C’est un choix.

L’exécutif prétend que les locaux en question (un peu plus de 1000 m²), libérés depuis peu par la Préfecture de Police de Paris, valoriseront ceux actuellement occupés par la Présidence sur le même site ( plus de 6000 m²) et que l’ensemble sera plus facile à céder, puisque d’un seul tenant, si la région venait à le vendre.

On ne savait pas que la spéculation immobilière faisait partie des compétences dévolues au niveau régional par la loi.

 Le groupe Majorité Présidentielle est favorable au regroupement de la totalité des locaux de la région sur un lieu unique et moins onéreux que le 7ème arrondissement. parmi les localisations possibles, nous avions évoqué l’hypothèse du futur site de la ZAC des Batignolles, une proposition à laquelle l’exécutif régional n’a jamais donné suite.

L’exécutif régional prend encore plus ses aises, avec ce 3ème hôtel particulier dans Paris.

Alors que l’Etat a adopté des mesures fortes de rationalisation des dépenses de fonctionnement, la Région continue d’acquitter des loyers deux fois plus chers que ceux que s’impose l’Etat (400 euros HT et hors charges pour des locaux situés dans Paris).

Même gabegie côté STIF.

Alors que la Société du Grand Paris s’est fixée à Saint-Denis et que la SNCF envisage également d’y installer son siège, le STIF n’entend pas déménager de ses locaux situés en plein Paris (dans le IXe arrondissement). Bien au contraire, elle continue d’y louer de nouvelles surfaces (la prise de location est inscrite à l’ordre du jour du prochain conseil du STIF), et encore à un prix supérieur à celui que s’impose l’Etat.

A chacun ses priorités. Mais c’est le même contribuable qui paie.

Jolie mobilisation pour les voeux du député

Posté dans Actualité le Jeudi 26 janvier 2012 par Marie-Do – Commentez !

  Hier soir, plus de 700 personnes ont participé à la galette des rois offerte par Manuel Aeschlimann.

Au 25 du mois de janvier, j’ai la faiblesse de penser que la galette n’a pas été la seule motivation pour ces Asniérois (et quelques Colombiens) qui ont formulé des voeux très chaleureux pour 2012, des souhaits que nous leur avons rendus individuellement.

Autour de Roger Karoutchi, de Nicole Goueta, de Lionnel Rainfray, de Jean-Claude Boutiffard et de toute son équipe, le député, candidat à sa réelection en juin prochain, a pu apprécier l’amitié, le soutien et la confiance que lui accordent de très nombreux Asniérois.

Un quasi plébiscite.

Vol à l’arraché dans la rue du Bac ce soir

Posté dans Actualité le Lundi 16 janvier 2012 par Marie-Do – Commentez !

Une femme a été victime d’un vol à l’arraché en début de soirée, entre 19h30 et 20h, dans le quartier de la rue du Bac.

Des voisins nous ont alertés, ecoeurés par la recrudescence des agressions, cambriolages, racket et autres manifestations d’insécurité qui se développent ces derniers temps dans le quartier.

Il se dit que la mairie a décidé d’organiser une réunion prochainement avec les riverains, sur le sujet de la sécurité. L’équipe municipale ferait mieux de faire moins de réunions et de mettre plus d’énergie pour traiter les causes de l’insécurité en amont et avec détermination.

Alors que le Ministre de l’Intérieur vient d’annoncer une baisse de la délinquance à l’échelon national, pour l’Asniérois lambda, 2012 commence sur les chapeaux de roues, entre les braquages de commerces (bijouteries, supermarchés, épicerie, etc), les agressions, les vols, qui peuvent frapper chacun de nous à tout moment.

Soyons vigilants.

Désaturation de la ligne 13 : lancement de l’enquête publique sur le prolongement de la ligne 14 pour mise en service fin 2017

Posté dans A la Région, Actualité, Transports et aménagements le Lundi 16 janvier 2012 par Marie-Do – Commentez !

Après la phase de concertation  sur le projet de prolongement de la ligne 14 menée il y a juste un an, l’enquête publique peut commencer. Elle durera jusqu’au 17 février.

Nous autres, usagers de la ligne 13, nous sommes les premiers concernés: les conditions de voyage sur cette ligne de métro sont un cauchemar et le prolongement de la ligne 14 est une de solutions envisagées pour la désaturer !

Rappelons que la ligne 13 voit transiter 600000 personnes par jour. Elle propose des correspondances avec 9 lignes de métro, 2 lignes de RER, 2 lignes de tramway; elle dessert 2 grandes gares (Saint-Lazare et Montparnasse).

Cette enquête publique a pour but de répondre aux questions des usagers et des riverains (durée et programmation des travaux, localisation des bouches de métro, etc).

Dans les faits, les travaux qui doivent débuter en 2013 ne devraient pas perturber excessivement le trafic, puisqu’il s’agit d’un prolongement de réseau. Tout de même, cela n’ira pas « comme une lettre à la poste » et des nuisances et perturbations sont à prévoir…

Le STIF estime qu’au bout des travaux, un quart des usagers de la ligne 13 se reportera sur la ligne 14 prolongée de 5,8 km.

Un dossier d’enquête publique est disponible dans les mairies concernées par le nouveau tracé qui prévoit 4 nouvelles stations ( Pont Cardinet, Porte de Clichy, Clichy Saint Ouen RER, Mairie de St Ouen).

Mais comme les observations sont à formuler sur des registres conservés dans les mairies de Saint-Ouen, Clichy, 8ème, 9ème, 17ème et 18ème arrdt, on risque d’y lire peu de signatures d’Asniérois…

Sans Ferrero rochers, la galette de Yade est un soufflé

Posté dans Actualité le Jeudi 12 janvier 2012 par Marie-Do – Commentez !

Depuis quelques semaines, Mme Yade, parisienne, a découvert Asnières, dans la banlieue parisienne.

A la recherche un point de chute moins périlleux que la 1ère circonscription (Colombes nord ouest-Gennevilliers-Villenneuve la Garenne) où elle s’était annoncée il y a deux ans (populaire, mais pas téméraire), elle s’est dit que la 2ème (Asnières-Colombes sud) serait plus facile à gagner…

Pas de chance pour elle, Aeschlimann est bien vivant.

Yade, qui incarne la candidature de la division, risque au mieux de faire passer la gauche, comme en 2008 d’autres ont fait avant elle, pour satisfaire leurs carrières personnelles (tiens, tiens..).

En indélicatesse avec les autorités qui interrogent ou contestent son inscription électorale à Colombes, Mme Yade a voulu démontrer qu’elle avait du monde derrière elle. Qu’à cela ne tienne, en janvier, une galette pourrait faire l’affaire,  a t-elle pu penser…

C’est ainsi que depuis quelques jours les amis de Mme Yade ne reculaient devant aucune extravagance pour assurer du public à sa galette, ce soir au restaurant du MEDEF, l’Ellipse.

L’enjeu avait augmenté avec la mise en cause de la réalité de son implantation dans la 2ème circonscription qu’elle convoite,  suite à  sa radiation d’office prononcée par la commission administrative de révision des listes électorales le 16 décembre 2011 et le refus de la même commission de la réinscrire le 10 janvier pour défaut de domicile dans la commune.

Il fallait donc que cette réception fût un succès…

Beaucoup d’appelés, peu de venus

Pas de chance. Les 64000 messages sur facebook et les milliers de mails partis dans la France entière n’ont rien fait : 120 personnes ont écouté les voeux de Mme Yade et goûté sa galette. Pourtant, ses proches avaient mis le paquet  pour « remplir » la salle, quitte à lancer des invitations dans la France entière  : à tous les adhérents des fédérations radicales d’Ile-de-France des départements franciliens(Val d’Oise, Essonne, Paris, Yvelines, Seine et Marne, …), mais aussi dans les départements voisins (Oise) et… en province (Normandie), ainsi qu à tous les adhérents de clubs proches des radicaux (Ateliers de la République entre autres).

Bah, les présents ont pu manger 3 fois plus, ou 4 ou 5…

Une chose est certaine: il y avait peu d’Asniérois et de Colombiens à cette galette. Les relations de Mme Yade sont donc de vrais amis, pour traverser tout Paris pour manger un bout de galette à Asnières. C’est vraiment très sympa d’avoir des amis.

Les mauvaises langues se demandent si Mme Yade avait prévu de rembourser le carburant et les billets de train, en même temps que la part de galette offerte à cette soirée, si ses lointains invités étaient venus ? Et si toutes ces dépenses de transport figureront  dans son compte de campagne législative?

Mme Yade comptait sur son immense notoriété pour avoir du monde à « sa réception ». Ou bien a  t-elle la faiblesse de croire qu’on n’attend qu’elle à Asnières et à Colombes…. L’avenir le dira. Beaucoup ont déjà leur petite idée…

Place le Vau : la mairie abandonne le Point Poste à son sort

Posté dans Actualité le Lundi 2 janvier 2012 par Marie-Do – Commentaires fermés

Le coup est dur pour les 2000 habitants du quartier de la place Le Vau et ses environs, qui ont appris récemment la fermeture de leur unique point poste au 31 décembre 2011.

La téléboutique qui fournissait ce service de proximité aux riverains met la clef sous la porte, un commerce de plus qui abaisse définitivement le rideau… Le drame, c’est que ces derniers se retrouvent sans solution de présence postale de proximité, malgré les SOS lancés à la mairie…

Une mairie sert aussi à ça…

D’aucuns rétorqueront qu’un commerce ne sollicite pas une autorisation pour cesser son activité.

Vrai.

Sauf que l’activité postale est un service public, qui prend toute son importance dans les quartiers sensibles où l’implantation des commerces est rendue plus difficile. Et c’est précisément sur ce type de problématiques que l’action d’une municipalité peut se révéler déterminante ou… consternante.

Une mairie, cela sert aussi à soutenir les habitants confrontés à la dure loi du marché. Le législateur a d’ailleurs prévu un dispositif pour donner du poids aux communes qui souhaitent avoir une réelle action au bénéfice des usagers et consommateurs : la loi du 8 août 2005 permet aux commune de préempter les baux commerciaux, fonds de commerce, fonds artisanaux qui se libèrent dans le périmètre d’une zone de sauvegarde de l’activité économique et artisanale. Il s’agit alors de favoriser l’émergence ou la sauvegarde de commerces de bouche ou d’activités jugées essentielles aux habitants. Or l’activité postale est un service public; elle remplit une fonction de lien social, elle permet l’essor des activités économiques, favorise l’insertion sociale et la recherche d’emploi, à tout acteur économique, tout usgare, tout citoyen.

Mais la mairie socialiste n’a jamais inscrit le moindre euro pour soutenir le commerce de proximité, ni dans les Hauts d’Asnières, ni à Bécon, ni aux Grésillons, ni dans le Centre, où les besoins sont bien entendu tous différents mais bien réels.

Non, la mairie préfère investir dans une Maison du tourisme à 150000 euros pour 6 mois… C’est la  dernière idée de S. Pietrasanta, en pleine crise économique, alors que le chômage fait rage et que les pouvoirs publics doivent être mobilisés pour l’emploi et le soutien des plus fragiles.

La place Le vau, au coeur de la ZUS des Hauts d’Asnières

Ce quartier articulé autour d’une place carrée le long de laquelle se développent de longues barres d’immeubles est un quartier qui mérite aussi la plus grande attention. Les Courtilles, pour ceux qui connaissent, sont régulièrement  le théâtre de scènes de guerillas urbaines depuis quelques années. La vie d’un jeune adolescent a été fauchée au mois de février dernier, au cours d’un affrontement entre bandes rivales, une bagarre de trop.

Les habitants de ce quartier sont souvent incommodés par les rivalités extérieures qui viennent s’exercer sous leurs fenêtres. Ils méritent le soutien des pouvoirs publics car la plupart sont victimes du délaissement du quartier par la politique municipale.

Après Trait d’Union, au tour de La Poste… 

Peu de temps après son arrivée, S. Pietrasanta avait fermé purement et simplement le Trait d’Union, une structure de quartier dédiée à l’accompagnement à la scolarité et à l’animation des habitants du quartier (loisirs pour tous, alphabetisation, cours de cuisine, initiation à l’informatique…).

L’outil de socialisation et d’éducation de proximité a été sacrifié sur l’autel d’une rivalité politicienne devenue sans objet. Et les habitants, comme toujours, en ont été les premières victimes.

Pas de jaloux

Dans le centre ville, la paupérisation de l’offre de commerces de proximité fait aussi son chemin, sauf qu’elle part de plus loin. Mais les consommateurs perçoivent avec effroi l’inexorable développement des bazars, comptoirs d’achat de métaux précieux et autres boutiques à troc, enseignes bas de gamme de zones industrielles..

A quand la foire fouille à Asnières, rue du Général de Gaulle?

La crise est là et la mairie regarde ailleurs

Cette lente descente vers l’abîme ne concerne pas tous les domaines d’activité municipale.

La mairie ne va t-elle pas organiser la 2ème édition des voeux au personnel communal dans une boîte de nuit des Champs Elysées, pour la coquette somme de 112 000 euros la soirée, hors cadeaux?

En période de crise, quand les français se serrent la ceinture, investir dans une soirée paillettes peut sembler indécent et déplacé.

A tout prendre, s’il fallait investir cette somme pour le personnel communal qui se dévoue quotidiennement au service des Asniérois, l’amélioration de leur régime indemnitaire ou l’attribution de primes de fin d’année eut été plus opportune, pour renforcer le pouvoir d’achat d’agents communaux dont les revenus, encadrés par la grille indiciaire de la fonction publique, est à peine suffisant pour supporter le coût de la vie… et des impôts locaux.

Insécurité au quotidien: le commerce de proximité asniérois sur la sellette

Posté dans Actualité le Vendredi 30 décembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

 La liberté du commerce et de l’industrie vit de bien mauvais jours à Asnières, non en raison de blocages administratifs ou de contraintes réglementaires nouvelles qui seraient venues contrarier l’exercice de cette liberté conscacrée en 1791.

L’activité commerçante à Asnières est menacée par un autre péril : la liberté de travailler de ces agents économiques essentiels pour la vie de quartier et le dévelopement d’une commune, la liberté d’aller et venir de leurs clients, la sureté de tout un chacun…

Entre Noël et jour de l’An, en plein midi, la nouvelle de la 4ème attaque de bijouterie en moins de 18 mois a fait le tour de la ville (et au-delà) en un temps record : le commerçant installé sur une artère très passante du centre ville venait de se faire dévaliser ses vitrines, sous la menace de braqueurs armés et cagoulés.

Les malfaiteurs s’étaient attachés la complicité d’un tiers qui s’était fait passer pour un client afin de se faire ouvrir la porte contrôlée par un système de sécurité perfectionné. Malgré un scénario bien huilé (un vrai-faux client se fait tabasser par ses complices pour pénétrer dans l’enceinte du magasin et tromper la vigilance du gérant), c’est grâce au courage et au sang froid de ce dernier que les agresseurs se sont enfuis, sans oublier leur butin. L’un des malfaiteurs devait être blessé par le tir au pistolet automatique du commerçant, en situation de défense. On n’ose pas imaginer ce qui ce serait passé si ce tir avait occasionné une riposte….

Etre commerçant à Asnières devient vraiment très périlleux. Car s’il faut se réjouir que les malfaiteurs aient été appréhendés par la police, un peu plus loin, dans le parc Robinson, l’histoire aurait pu tourner autrement.

Ce qui pose problème, ce n’est pas l’occurrence d’un braquage qui -malheureusement- a une probabilité statistique de se produire, mais la fréquence de ce type d’agressions à Asnières depuis quelques années. Ce qui est inadmissible, c’est d’imaginer que l’agression vous attend au coin de la rue, quand vous allez acheter votre baguette, votre quotidien, si vous décidez de retirer de l’argent d’un DAB ou si vous poussez la porte d’une boutique.

Il y a moins d’un an, l’unique bijouterie des quatre routes avait fait l’objet d’un braquage retentissant en plein après midi, par 3 individus armés lourdement qui avaient percuté la vitrine au moyen de leur grosse cylindrée. Un autre établissement, plus central, situé à deux pas de l’Hôtel de ville, avait fait l’objet de deux braquages en moins de 18 mois.

Il y a quelques semaines, début décembre, c’était au tour d’un marchand de journaux dans le quartier de la comète, précédé de peu d’une tentative de braquage (la 2ème en 2 ans) d’une résidence hôtelière dans le quartier situé à l’extrême sud-est de la commune. Après d’autres commerces du quartier….

Pendant que le maire d’Asnières communique sur des chiffres de la délinquance qui semblent lui convenir, une inquiétude légitime qui confin parfois à la panique s’empare de nombreux commerçants qui réfléchissent aux moyens de mieux se protéger de l’insécurité qui éclate au grand jour. Investissement dans des portes automatisées, dans des systèmes de video protection sophistiqués, appui attentif de nos amis canins, vigiles, pétitions se développent. Tous ceux qui ont connu Asnières il y a encore 5 ou 6 ans savent bien que tout cet arsenal n’était pas de mise chez les commerçants de la ville.

Dans l’opposition au maire d’Asnières, nous regrettons depuis mars 2008 le désinvestissement méthodique de l’équipe municipale sur la question de l’ordre public et la sécurité : programme d’investissement annuel en video protection réduit de 50% dès 2008 et stoppé en 2009, caméras de video protection obsolètes, non remplacées ou insuffisamment entretenues, police municipale en sous effectif, centre de supervision urbaine de la video protection en sous utilisation…

Malgré le volontarisme de l’Etat pour la sécurité, avec de nouvelles lois mettant le maire au coeur du dispositif de sécurisation sur le territoire de sa commune, avec de nouveaux moyens financiers (crédits pour l’équipement en vide protection), ou humains (renforts de CRS et d’une équipe mobile en janvier dernier), malgré le professionnalisme et le dévouement des policiers nationaux et municipaux, la démission de la mairie produit ses effets obstinément.

La récente apparition de divers comptoirs faisant marché de l’or et d’autres métaux précieux en plusieurs points de la commune ravive la crainte de la banalisation d’agressions pour des motifs crapuleux.

Les signaux donnés aux délinquants, perçus comme la manifestation du laxisme de l’équipe municipale en place, sont interprétés 5 sur 5. Des faits gravissimes, comme l’attaque d’une agence bancaire avec ceinture d’explosifs l’été dernier par une bande venue de Saint Ouen, contribuent à ternir la réputation d’une banlieue qui apparaît de plus en plus souvent citée sous la rubrique des faits divers des journaux.

 Jusqu’où cela ira?

Il n’y a pas de fatalité à l’insécurité. des solutions existent. Elles étaient mise en application avant mars 2008, quand les élus en place pensaient que la sécurité était une priorité non négociable de l’action publique.

 

 

L’ex secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme radiée pour non respect de Devoirs du Citoyen

Posté dans Actualité le Vendredi 16 décembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

La sanction est tombée hier soir : Mme Yade est radiée de la liste électorale de Colombes. L’instance qui fait autorité en la matière, la commission administrative de révision des listes électorales  a sanctionné R. Yade qui se maintenait irrégulièrement sur la liste électorale de Colombes, au motif qu’elle qu’elle n’habiterait pas dans la commune… depuis de nombreuses années.

Une irrégularité qui ne daterait pas d’hier et que mme Yade a d’abord farouchement niée, puis cherché à aménager. Mais les faits sont là: elle a tenté de se maintenir sur les listes électorales de Colombes alors que son domicile serait à Paris.

La commission administrative de révision des listes électorales a appliqué le code électoral : Mme yade a été radiée, à bon droit.

Pas de quoi se réjouir, car c’est une histoire assez glauque, peu flatteuse pour la démocratie et triste pour les colombiens qui tombent de haut.

Mais compte tenu de la personnalité et des récents jugements de valeur émis par l’intéressée sur les uns et les autres, je ne résiste pas.

C’est à coup sûr une affaire peu glorieuse, de la part d’une personne qui a tendance à donner des leçons à la terre entière.

Comme elle a souvent invoqué l’excuse de jeunesse ou d’inexpérience, Rama Yade est souvent passée entre les gouttes. Ainsi, dans les affaires de plagiat qui lui ont été reprochées, elle a plaidé la « citation libre », comme d’autres veulent faire respecter  »le droit d’auteur ». Sans gêne. Question de positionnement. Elle a aussi plaidé la bibliographie trop longue, ou encore le peu de temps qu’elle a eu pour écrire son livre. Quand elle a tancé l’équipe de France et son hôtel de riches, elle avait peut être juste oublié le standing de l’établissement qui l’hébergeait en Afrique du sud….

Les mêmes actions commises par un quidam seraient elles aussi facilement digérées? J’en doute. Il suffit de se rappeler le traitement infligé à ceux qui ont eu à répondre de telles accusations encore récemment pour s’en convaincre.

R. Yade est semble t-il scandalisée par ‘ce traitement’ et prétend qu’on veut ainsi l’empêcher de se présenter aux élections législatives.

Elle ferait mieux d’être humble, et de présenter des excuses à tous ceux qui ont été radiés de la liste électorale de colombes, en application de la loi, alors qu’elle, s’y maintenait, sur des bases contestables, entre 2009 et 2011.

Et qu’elle se dise que personne ne veut l’empêcher de respecter le code électoral, c’est même le contraire

Chacun est attaché à ce qu’elle respecte les obligations qui s’imposent à tout citoyen, ni plus ni moins. Parmi celles ci, les règles en vigueur pour être électeur.

Rien de plus normal, pour quelqu’un qui aspire à représenter ses concitoyens. Rien d’extravagant dans un Etat de droit, et Mme Yade connait bien l’Etat de droit, la démocratie, les Droits Humains, la République, et ses valeurs égalitaires, etc…. Mais il faudrait qu’elle les applique, toutes ses belles pensées qu’elle distille à longueur de livres et d’itw.

Le code électoral s’applique à tous de la même manière. Il n’y a pas de formalités pour les habitants normaux d’un côté, de dispenses particulières pour les personnalités de l’autre.

Même pas de régime d’exception pour les reines des sondages. La démocratie, c’est tout le monde dans l’arène, à pied d’égalité.

Mme Yade s’est trop longtemps crue immunisée par les enquêtes d’opinions qu’elle brandit à chaque fois qu’elle veut assouvir un nouveau besoin. Ce comportement regressif n’est pas conforme à l’universalité de la loi et au principe d’égalité de chacun devant celle ci, ni à l’égalité républicaine d’ailleurs. Et Mme Yade, qui se dit juriste, ne peut pas ignorer la loi.

J’ajoute que si elle a la chance d’être favorisée par les sondages, il faut qu’elle pense à donner l’exemple  aux autres, et aux jeunes singulièrement (à qui et sur qui elle écrit beaucoup en ce moment), en respectant scrupuleusement la loi car tout le monde la regarde….  La faveur populaire donne peut être des droits, elle donne surtout des obligations.

Et je veux dire aux amis de Mme Yade qui, pour justifier son comportement, avancent, sans sourciller : « Rama, elle est très populaire. Tous les médias sont couchés devant elle. Il suffit qu’elle claque des doigts pour être sur un plateau de télé.. », que ces propos discréditent leur action. La démocratie politique, ce n’est pas la Star Ac’. Se présenter à une élection, c’est sérieux. Un mandat électif, ce n’est pas un dû, après une « place » de Ministre ou d’Ambassadeur. C’est dit.

Il faut être sacrément culotté pour crier à l’homicide (c’est une image, bien sûr) quand on est pris en train de faire quelque chose de répréhensible. Vieille technique éprouvée de diversion ou de victimisation que chacun aura reconnue.

Mme Yade a déjà montré par le passé qu’elle avait du culot. Mais jusqu’alors, elle l’exerçait pour tancer les autres et dire tout haut ce que certains pensaient tout bas, et ça passait.

Je ne sais pas si ce trait de caractère serait apprécié avec autant d’indulgence, si l’on réalisait qu’il pouvait servir aussi à tenter de s’octroyer indûment certains droits ou à s’exonérer de certains devoirs.

Yade : téméraire mais pas courageuse

Posté dans Actualité le Jeudi 15 décembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Rama Yade : forfait devant Roland Muzeau. C’est acté. Elle a décidé de se présenter dans la 2ème circonscription des Hauts de Seine qu’elle juge plus facile à conquérir. Erreur d’analyse.

On se rappelle que pour justifier sa présence sur la liste des Hauts de Seine aux régionales de 2010, Rama Yade avait fait miroiter aux instances dirigeantes de l’UMP un beau combat sur la 1ère circonscription, à la hauteur de l’idée qu’elle se faisait alors de sa personne.

Elle déclarait alors au Figaro, c’était à l’automne 2009 : «Je viens d’ouvrir une permanence. Une centaine de militants travaillent pour moi. Je ne vais pas les planter comme ça ! Et puis, on ne va quand même pas se plaindre d’avoir une volontaire pour aller se battre dans une circo coco». Rama Yade s’est dégonflée, elle n’est plus volontaire pour aller « battre le coco »…

Ce côté ‘rentre dedans’ avait sans doute fait son effet, sauf qu’au passage, elle était aussi ‘rentrée dans’ Leila Leghmara, conseillère régionale membre du Nouveau centre, sortante, ancien adjointe au maire, incarnant la diversité,  et qui n’avait pas démérité -de l’avis de tous-; la jeune femme élue locale depuis plus de 10 ans avait disparu de la liste des candidats… pour faire la place à Rama Yade, la très populaire… Normal.

Celle que les médias surnomment l’ »enfant chérie des sondages » est aussi une sorte d’ »enfant gâtée » de la politique et de Nicolas Sarkozy qui lui a tout donné, « sur un plateau » en  »diamant » -cette fois-, un autre qualificatif qui devait flatter son ego avant qu’elle ne change d’avis sur le Chef de l’État.

Gonflée par ces éloges dithyrambiques, Rama Yade, venue à la politique par le haut, a sans doute du mal à redescendre sur terre, et à se mettre au niveau de tous ceux qui ont conquis des mandats à force d’être sur le terrain et depuis de longues années.

Comme le principe même de l’élection est étranger à la nomination, celle qui a toujours été nommée aux postes les plus prestigieux de l’État continue d’y aller au culot et de se comporter en déesse des sondages, sans aucune retenue, sans respect pour l’engagement des autres, sans humilité, sans discernement.

Rama Yade charrie tout sur son passage : les autres femmes de la diversité comme Leila Leghmara, les femmes qui ont une action politique de terrain depuis de longues années, comme Nicole Goueta qui avait eu la gentillesse de l’accueillir sur sa liste municipale en 2008, les femmes qui lui font confiance, comme Valérie Pécresse en 2010, avant qu’elle ne claque la porte du groupe Majorité Présidentielle pour rejoindre l’ARES… 2 jours avant que Jean-Louis Borloo n’abandonne la course à la présidentielle.

Un mauvais calcul pour Rama Yade qui avait tout misé sur « Jean Louis », après avoir admiré l’ancien maire de Neuilly délivrant la maternelle des mains du preneur d’otage. Mais c’était avant qu’il lui fasse savoir qu’on n’était pas membre du gouvernement à vie.

Après avoir tenté en vain de s’imposer sans succès sur la liste UMP des sénatoriales, puis essayé de se rabattre sur celle du Nouveau centre, il ne restait à Rama Yade que la 1ère circonscription et la défaite assurée devant le coco et la 2ème qui pourrait (à son sens) lui permettre d’arriver sur les bancs de l’assemblée. Yade a vite fait son choix.

Téméraire, car beaucoup de doutes persistent sur la réalité de son implantation locale où elle devra affronter des élus locaux de terrain  implantés. Elle ne brille pas par son courage politique et risque de préparer un boulevard pour la gauche en 2012.

Qu’importe, ce qui compte, c’est qu’elle soit élue! Après tout, proche de la gauche, propulsée par l’UMP, rabattue sur le Parti Radical, recyclée dans  l’ARES, tout cela en 5 ans top chrono, Rama Yade a montré que l’essentiel c’était qu’elle y soit…,  et que peu importait la crémerie, il fallait que le lait soit chaud.