Actualité

Ligne 235 : un chauffeur de bus aspergé d’essence aux Courtilles hier soir

Posté dans Actualité le Dimanche 16 octobre 2011 par Marie-Do – 2 Commentaires

Est-ce qu’on va laisser encore longtemps l’escalade faire son chemin sans limite à Asnières? Est ce que la mairie va enfin se décider à prendre la mesure des vrais problèmes d’insécurité qui se nichent dans nos quartiers et mettre en place une politique adaptée?

Les agents de la RATP risquent de se mettre en grève suite à une nouvelle agression qui a frappé un des leurs à Asnières.

Hier, un chauffeur du bus 235 aurait été aspergé d’essence dans les environs des Courtilles. Son pronostique vital n’est pas engagé. Les agresseurs viendraient de la commune voisine de Gennevilliers…

Toujours dans la nuit d’hier soir, un réglement de comptes entre jeunes a éclaté vers la place Voltaire. La victime a été transportée à l’hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.

Aujourd’hui, chacun connait la réalité : des affrontements réguliers et préoccupants entre bandes d’Asnières et de Gennevilliers. Ces rixes ont connu un paroxysme avec l’assassinat d’un adolescent de 15 ans, non loin du terminus de la ligne 13 du métro, aux Courtilles, il y a environ 8 mois. La politique de la jeunesse est une catastrophe à Asnières. La sécurité n’est pas une priorité pour la mairie qui s’est désengagée pendant 3 ans, et nous en payons le prix fort maintenant.

Ce climat d’insécurité est palpable partout dans Asnières. Mais les Hauts d’Asnières ont atteint le niveau supérieur de l’alerte rouge. A tel point qu’en janvier 2011, l’Etat avait décidé de renforcer la sécurité sur ce territoire en y affectant une Brigade Spéciale de Terrain : 15 policiers ultra expérimentés et mobiles, bien au fait de la problématique des violences urbaines. Depuis le drame de mars 2011, des renforts de CRS sont dépêchés à chaque crise sur les Hauts d’Asnières. On a même vu un hélicoptère de la police sillonner le ciel d’Asnières pour observer les mouvements des bandes, un fait inédit.

Est-on encore à Asnières?

Ce que l’on peut dire, c’est que l’Etat prend sa part de responsabilité, en renforçant régulièrement les moyens de sécurité pour Asnières, en partie grâce à la réforme de la police d’agglomération parisienne qui permet de déployer des effectifs pris sur les circonscriptions de sécurité publique de l’agglomération (les CRS peuvent venir de Saint Ouen, du Stade de France, du raincy..).

Que fait la mairie ?

- elle organise des marches…

- elle inaugure un boulevard de la Paix avec les élus de Gennevilliers

- elle planifie des activités de vacances avec la mairie de Gennevilliers

- la patinoire à 1 euro est censée réguler la situation

- le maire d’Asnières déclare que c’est la faute aux parents si certains jeunes font des bêtises…

- le maire d’Asnières prend un couvre feu pour les mineurs de 18 ans à partir de 20 heures. Mais compte tenu du caractère privatif de libertés, la mesure ne peut être qu’exceptionnelle et strictement encadrée dans ses modalités. Voilà, la mairie réagit dans l’urgence, elle gère les drames et les catastrophes dans un parfait aveuglement et sans aucune cohérence. Cette attitude désordonnée ne peut faire office de politique…

Il n’y a aucune politique de fond. Les structures pour la jeunesse sont démantelées, on y recrute des éducateurs qui viennent d’ailleurs au lieu de donner du travail à des jeunes Asniérois. Rien pour l’insertion professionnelle et sociale.

Depuis que la crise a éclaté, le budget de la mairie pour l’emploi des jeunes n’a pas augmenté d’un euro. Celui pour les chômeurs de longue durée, les seniors, non plus. Les secours et aides, pas davantage.

Est-ce qu’on va attendre un autre drame pour radicalement changer de politique à Asnières?

Que cache le silence de M. Pietrasanta sur le coût détaillé du busing à Asnières?

Posté dans Actualité, Éducation le Mardi 11 octobre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Le busing est une action du Plan Espoir Banlieues de Fadela Amara, ex ministre de la ville.

C’était un dispositif censé oeuvrer pour la mixité sociale à l’école. Concrètement, il s’agissait de scolariser des élèves issus de territoires éligibles à la politique de la ville, ailleurs que dans leurs écoles de quartier.

Bilan du busingMis en place à titre expérimental dans 5 villes de France en 2009, le Gouvernement a dû se rendre à l’évidence : la mesure n’atteignait pas l’objectif de mixité sociale d’une part; elle accusait même de sérieuses contre performances dans certains cas (redoublements, difficultés d’adaptation..). Voir ci-contre.

Au terme d’une évaluation négative -et d’une contre expertise menant aux mêmes conclusions-, le ministre de la ville a décidé de ne pas poursuivre le déploiement de la mesure sur l’ensemble du territoire français.

Les 5 communes tests ont donc été invitées à organiser -comme on dit- une « sortie en sifflet » d’ici à 2013.

Tohu bohu de la mairie d’Asnières, dénonçant le pseudo « abandon de l’Etat », et papati patata.

Mais voilà, quand on demande aux élus de la majorité municipale de présenter le bilan de l’action « busing », on a droit aux imprécisions embarassées de l’élue en charge des affaires scolaires (aucun chiffre, réponses centrées sur les pôles d’excellence donc rien à voir avec le busing..), suivies de la tentative de rattrapage emmêlée de M. Pietrasanta. Pour s’en convaincre, il suffit de voir l’extrait du dernier conseil municipal :

Pourtant, nous avons posé des questions simples à M. Pietrasanta, et nous attendons toujours une réponse:

1. Quelles sont les dépenses poste par poste (véhicule, chauffeur, accompagnement des familles, et autres) de l’action « busing » depuis sa création?

2. Quelles sont les subventions dont ce programme a bénéficié et quelle est la participation annuelle de la mairie?

3. Fournir la convention signée entre Fadela Amara -au nom du gouvernement- et le maire d’Asnières.

Rien de trop complexe, quand chacun sait que tout candidat à une subvention doit fournir les pièces à l’appui de sa demande, un descriptif de l’action, un bilan financier et un bilan prévisionnel…

Pourquoi la mairie ne répond pas? A t-elle des choses à cacher?

Une lettre recommandée lui rappelle ses obligations en matière de transparence.

A suivre.

Echos du Conseil municipal d’Asnières du 29 septembre

Posté dans Actualité, Actualité municipale, Mes interventions en conseil municipal le Mardi 4 octobre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Plusieurs sujets importants pour la vie quotidienne des Asniérois étaient à l’ordre du jour de ce conseil de rentrée. Parmi ceux-ci, plusieurs points méritent d’être cités :

En matière d’EDUCATION, la mairie a fait une déclaration très politisée, par la voix de son adjointe chargée des affaires scolaires, Mme Baillet. Celle-ci est longuement revenue sur la grève des enseignants de mardi dernier. Elle a par contre omis de préciser qu’Asnières ne figurait pas parmi la liste des communes du 92 qui ont fait le choix de donner un coup de pouce aux familles, à l’occasion de la rentrée scolaire. En effet, de nombreuses communes alto séquanaises, de droite comme de gauche, ont mis en place des aides variées : une allocation de rentrée scolaire sous condition de ressources (Bagneux, Sceaux, etc), une aide à l’équipement et aux fournitures (Nanterre..), une aide à la demi-pension (Antony…) ou des chèques cadeaux (Vanves, Suresnes,…). La ville d’Asnières n’a rien fait pour soutenir financièrement les familles à l’occasion de la rentrée scolaire, malgré le contexte économique, mais elle s’en prend au Gouvernement….

Il n’a échappé à personne que l’adjointe aux affaires scolaires a eu le plus grand mal à répondre aux questions de Charles Caillet sur les effectifs scolaires, leur évolution, le coût exact du busing, le nombre de dossiers de dérogations déposées et acceptées par la mairie pour la rentrée 2011…. Mme Baillet s’est engagée auprès de Charles Caillet à communiquer ces chiffres dans les meilleurs délais, ce qui a été fait ce matin.

-  Au chapitre URBANISME, une modification du PLU (Plan Local de l’Urbanisme) était proposée par la majorité.

Charles Caillet a souligné les fortes réserves émises par les Chambres Consulaires au sujet de la faiblesse du tissu commercial dans plusieurs quartiers. C’est une réalité que chacun peut constater avec regret, quelque soit le lieu où il a ses habitudes d’achat: les 4 Routes, le centre ville, les Mourinoux notamment. Interrogée, Josiane Fischer n’a pas répondu sur les moyens que la commune comptait mettre en place pour revitaliser le tissu commercial dégradé, peu diversifié ou en souffrance sur la commune.

Toujours en matière d’urbanisme, Manuel Aeschlimann a interpellé Mme Fischer et M. Pietrasanta sur les initiatives que comptait prendre l’exécutif pour défendre les intérêts des habitants du quartier des bords de seine, compte tenu du projet d’installation d’une aire pour les gens du voyage sur un site de la commune de Gennevilliers, proche de 1 km de ce quartier Asniérois. Pour la mairie, il n’y a pas de danger actuellement. Manuel Aeschlimann a rappelé qu’il ne sera plus temps d’agir lorsque la révision du PLU (en cours) sera définitivement votée par le conseil municipal de Gennevilliers… Affaire à suivre.

- Caroline Delamarre a évoqué le projet sur le site Banque de France.  Mme Fischer a répondu qu’un équipement sportif n’était pas d’actualité.

- Je suis intervenue pour dénoncer une modification du PLU pour tenir compte d’une modification importante du projet ANRU faite par la mairie « dans le dos » des habitants des Hauts d’Asnières et au mépris de l’information des élus d’opposition.  En effet, le projet de rénovation urbaine, conçu par Manuel Aeschlimann et accepté par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine en septembre 2006, a été modifié par l’équipe en place Pietrasanta-Fischer en décembre 2010. Alors que le projet initial visait  un objectif final de dédensification du quartier Nord-Coubertin (avec notamment la destruction de la barre des Gentianes et la restitution des 317 logements détruits dans des petites unités réparties sur l’ensemble de la commune), la mairie a décidé de construire une tour qui pourrait atteindre 8 étages; cette nouvelle tour se développerait sur un site actuellement inoccupé où  les riverains espéraient un petit espace vert de proximité (dans le prolongement des résidences du côté impair de l’avenue de la redoute, en face de l’ex stade Léo Lagrange). Les riverains s’y sont opposés par la voie de pétition, en vain. Nous avons fait valoir par ailleurs que les élus de l’opposition n’ont été ni consultés, ni invités à la réunion officielle qui a entériné ce changement dans le projet initial tel qu’il avait été accepté par les habitants. Nous n’avons pas participé au vote pour protester contre ces méthodes.

- en matière de Marchés Publics, Angelina Charef a fait une intervention intéressante sur le constat de la faiblesse du nombre de classes d’environnement dans les écoles asniéroises. Mme Baillet a répondu qu’il y avait eu un redéploiement des classes d’environnement entre les établissements du sud et ceux des Hauts d’Asnières. Angelina Charef a souligné les fortes attentes des familles en la matière.

- A cheval sur l’EDUCATION et la CULTURE, le dispositif du « Chèque Découverte Conservatoire » a fait l’objet d’une discussion intéressante.

J’ai fait observer que j’avais déposé un amendement l’an dernier (que S. Pietrasanta n’avait même pas pris la peine de mettre au vote, bel exemple de respect des droits de l’opposition) pour que ce dispositif soit appliqué au-delà de la stricte ZUS des Hauts d’Asnières. En effet, certaines familles modestes vivant dans des quartiers où sont concentrées des CSP plus élevées devraient pouvoir bénéficier de cette aide, en raison de leurs revenus. J’ai donc demandé l’extension de ce dispositif à l’ensemble de la commune et son recentrage sur un public qui a des revenus modestes, quel que soit son lieu de vie.

L’exécutif n’a pas pris en compte notre demande. Cette année, seuls 35 élèves seront admis à ce titre au conservatoire. Philippe Babé a fait valoir que le Conservatoire n’avait pas les moyens de gérer des dossiers d’admission au quotient familial. Nous estimons que si on veut vraiment rendre concrète l’égalité des chances, il faut s’en donner les moyens et ne pas se cacher derrière son petit doigt.

Notre groupe a cependant voté pour le chèque Découverte Conservatoire.

- sur le chapitre EMPLOI, nous avons eu une discussion intéressante sur l’emploi des jeunes Asniérois, au cours de laquelle la majorité a été mise devant la réalité de son double langage.

L’exécutif souhaite créer une bourse aux demandeurs d’emploi âgés de +18 ans en vue d’obtenir le BAFA.

J’ai proposé de compléter le règlement intérieur de la Bourse afin d’ajouter une condition de résidence à Asnières, pour bénéficier de cette bourse. L’ exécutif a d’abord refusé la proposition, puis s’est rangée à l’idée d’y réfléchir. En effet, compte tenu du taux de chômage des jeunes Asniérois, en particulier dans la ZUS des hauts d’Asnières (+ du 1/3 de la population active), ce type de mesure ne devrait profiter qu’aux jeunes Asniérois. Nous sommes attentifs à la réponse donnée à cette question.

La vidéo du conseil peut être consultée sur www.mairieasnieres.fr

Prochain Conseil municipal : le jeudi 10 novembre, à 19 heures.

Pour aller plus loin :

Région : Les travaux interminables dans les lycées exaspèrent usagers et riverains

Posté dans A la Région, Actualité, Éducation le Samedi 1 octobre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Dans ma dernière lettre de conseiller régional, j’ai eu l’occasion de revenir sur les retards consternants pris par la région sur les travaux de restructuration de plusieurs lycées franciliens, y compris dans notre commune.

Si l’EREA Martin Luther King du quartier de la Comète vient d’être livré, 10 ans après que la décision ait été prise, un autre établissement asniérois frôle le record. En effet, le lycée de Prony de la rue de Bretagne, dont les enseignements se déploient sur deux sites est en travaux depuis près de 2 ans, alors que l’opération a débuté à la fin des années 90. Plusieurs riverains ont fait savoir leur exaspération. Idem pour les habitants du quartier des philosophes, cette fois  à l’égard du lycée de la Comète, qui dénonce la lenteur des maître d’oeuvre à prendre en compte les malfaçons constatées.

Jeudi soir, l’élue socialiste chargée des affaires scolaires attaquait les récentes décisions gouvernementales en matière d’éducation, alors que le conseil municipal est censé s’occuper des affaires communales. Ce faisant, elle oubliait de citer les insuffisances notoires de la politique patrimoniale du conseil régional, dirigé lui aussi par le PS.

 

La région prend son temps pour son tournant écologique et social

Posté dans A la Région, Actualité, Développement durable le Vendredi 30 septembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Le premier rapport examiné en séance plénière du conseil régional des 29 et 30 septembre a concerné un sujet symbolique pour la majorité socialiste régionale de Jean-Paul Huchon. Pour cette communication sur La conversion écologique et sociale régionale, j’ai été l’oratrice du groupe Majorité Présidentielle :

Nous avons rappelé notre attachement à une démarche initiée par la Grenelle de l’Environnement, sous l’impulsion du Président de la République, Nicolas Sarkozy, non sans avoir souligné les limites de la méthode choisie par l’exécutif francilien.

Plus de news sur cette séance plénière sur http://emailing.pecresse-iledefrance.fr/IMG/file/NEWSLETTER_GROUPE_MP_OCT_2011.pdf

Place de l’Hôtel-de-Ville, une bijouterie braquée 2 fois en moins d’un an

Posté dans Actualité le Jeudi 29 septembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Il devient périlleux de tenir commerce à Asniéres. Certaines activités sont particulièrement exposées. A côté des  DAB, les bijouteries, les supérettes sont une vraie proie pour les délinquants.

C’est ainsi qu’une nouvelle bijouterie a été braquée en plein jour; les voleurs n’ont même pas pris la peine de se masquer le visage. Comme la grande majorité des caméras de video protection ne fonctionne pas, faute d’être entretenues et rénovées par la mairie, cette précaution n’a pas semblé utile aux agresseurs…. Heureusement, les policiers mènent l’enquête.  Nous faisons confiance à leur professionnalisme. 

Chacun peut comprendre que c’est un acte odieux à l’égard de ces commerçants qui ont droit d’exercer leur activité, en sécurité. Les mots ne sont jamais assez fort pour condamner ces actes et ceux qui les laissent faire.

Alors, le Parisien en fait une toute petite brève ce matin. Peut être en saurons nous plus demain?

Chacun se rappelle que cette bijouterie a fait l’objet d’un autre braquage, il n’ y a pas si longtemps. Le butin dérobé s’était élevé à 100000 euros.

En début d’année, une agression spectaculaire s’était produite aux 4 Routes, sur le même type de commerces. La boutique a subi un lourd préjudice et le traumatisme a été grand. La bijouterie n’a toujours pas réouvert ses portes.

Bien sûr, la mairie estimera qu’on est dans les bonnes moyennes en matière de fréquence de braquage. A chacun de se faire une idée.

A suivre.

Les Hauts d’Asnières secoués par divers troubles ce week end encore

Posté dans Actualité le Lundi 26 septembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Les secousses observées au Sénat en ce week end très politique n’ont certainement pas échappé aux Asniérois, du fait de la dimension historique de l’événement. Nous y reviendrons.

Mais les habitants des Hauts d’Asnières ont aussi eu leur lot hebdomadaire de désagréments, dont le Parisien fait ce matin une relation partielle.

Samedi soir : des troubles éclatent dans le quartier des Hauts d’Asnières. Les forces de l’ordre sont caillassées. Plusieurs interpellations sanctionnent ces comportements délictueux. De plus en plus régulièrement, les représentants des services publics sont molestés ou agressés, qu’ils incarnent l’ordre et la sécurité ou remplissent des missions moins régaliennes, comme les conducteurs de bus ou les officines de pharmacie.

Samedi après midi : agression crapuleuse aux Quatre Routes. Sur le coup des 15h30, toujours dans ce même quartier, un homme d’une cinquantaine d’années se fait violemment agresser alors qu’il s’apprêtait à retirer de l’argent dans un guichet DAB des Quatre Routes. Une autre agression se serait produite peu de temps avant, cette fois, à l’intérieur du centre commercial Carrefour.

Hier, Dimanche soir : à 18h45,affrontement de bandes devant le métro des Courtilles, en limite d’Asnières et de Gennevilliers. Pas de blessés. Pas d’interpellation non plus. Mais sur la voie publique, beaucoup de de débris, de bâtons et de pierres laissent une sale impression aux riverains qui nous ont aussitôt alertés.

Bien entendu, tout cela, vous ne le lirez pas dans les bonnes feuilles d’Asnières Infos, ni dans les 4 pages de propagande du PS d’Asnières.

Le personnel d’une crèche municipale aux prises avec une intrusion agressive

Posté dans Actualité le Lundi 19 septembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

L’affaire de l’intrusion agressive à l’intérieur  de  la crèche municipale des Mourinoux (Les Lionceaux), mardi dernier, scandalise autant qu’elle inquiète.

La mairie aurait-elle tenté d’étouffer l’affaire?

J’en ai été informée personnellement le lendemain, mercredi. Il m’a fallu vérifier l’info qui m’a d’abord semblé surréaliste. La difficulté avec les affaires de la nouvelle équipe municipale, c’est qu’il y a des histoires et des problèmes tout le temps. On a du mal à suivre  ses rendez vous manqués avec les Asniérois.

On connaissait l’insécurité dans la rue, dans les agences bancaires, dans son jardin, dans les pharmacies…. On découvre les intrusions intempestives de personnes extérieures au personnel de crèche au sein de celles-ci…

C’est vrai, vous n’aurez pas lu cette information sur les bonnes pages des revues de la mairie. Aucun responsable municipal n’en parlé. Il n’ y a pas eu de communiqué de presse officiel du maire.

Les parents ont-ils été informés de l’intrusion agressive des individus dans les locaux de la crèche mardi?

Ont-ils su que des individus sont revenus quelques jours plus tard?

Sait on qu’ils portaient des cagoules pour ne pas être reconnus? Il semblerait que les médiateurs annoncés par le maire ne sont jamais venus….

Les raisons de cet immixtion dans un établissement recevant des jeunes enfants, hors cadre légal du reglement intérieur de la crèche, relèvent de la compétence de la police, car le sujet semble sérieux. Je n’en dirai pas plus.

Mais quelle est la responsabilité de la mairie dans tout cela? La structure de petite enfance était-elle suffisemment protégée? Le protocole d’accès bénéficie t-il de toutes les garanties de contrôle de l’identité des visiteurs? La mairie n’était-elle pas censée -a minima- informer les parents, dès le lendemain, et leur apporter les garanties de sécurisation des lieux suite à l’incident? Ne devait-elle pas s’assurer que les mesures décidées étaient suivies d’effet et que tout danger était écarté pour les enfants et le personnel?

Enfin, les instances de représentation du personnel devaient être consultées et une cellule de crise pour accompagner le personnel s’imposait.

La mairie n’ a probablement pas voulu communiquer autour de cet événement. La pub ne serait pas forcément positive, alors que le personnel de cette crèche est exemplaire et très professionnel. Nous les assurons de notre soutien et notre écoute.

On devine le malaise des parents qui déposent chaque matin leur petit à la crèche, persuadés que c’est là le lieu le plus sûr au monde, pour ce qu’ils ont de plus cher.

 

 

Le maire d’Asnières secoué par des Asniérois

Posté dans Actualité le Vendredi 16 septembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Ce soir, avant l’inauguration de la fresque réalisée sous l’égide du Centre Socio Culturel Yannick Noah sur le mur EDF de la rue Pierre Boudou (Grésillons), l’adjoint au maire d’Asnières, chargé de la communication m’accostait avec une intention très précise. J’accueillis d’abord son mouvement avec courtoisie et amabilité.

Mais je devais connaître très vite le véritable objet de son approche : le chargé de communication de la mairie m’indiquait quelques saynètes de la fresque relatant des épisodes dramatiques de l’histoire d’Asnières (un incendie historique, les bombardements pendant l’occupation, etc), m’invitant à en parler sur mon blog….

Il me faisait observer le nombre de faits divers qu’on y découvrait et que le tableau serait utilement complété par d’autres récits d’un genre apocalyptique… Je pris cette remarque d’humour (??) à sa juste valeur, et lui rétorquai qu’il ne tenait qu’à sa majorité municipale de mettre les moyens pour la sécurité dans la commune….

Très attentive à son sentiment, je lui indiquai que dès que je serais à court d’idées, je ferais appel à ses compétences de communiquant, mais que pour l’heure j’avais encore beaucoup d’idées et d’occasions de sujets à aborder….

Puis vinrent les discours. Autosatisfaction habituelle de S. Pietrasanta. Témoignage du Président du Centre Yannick Noah, des artistes pilotes du projet, puis des représentants d’EDF. Autour, des élus, des associatifs, des institutionnels, des riverains (pas tant que ça), et ma foi, quelques enfants assez contents.

La fresque, c’est une jolie aventure qui permet aux habitants de s’approprier leur quartier, de l’embellir, de faire le lien avec l’histoire de la ville, un tableau de couleurs. Que tous ceux qui y ont participé en soient félicités!

Puis, des clameurs. Une mère de famille prenait à parti le maire, lui reprochant de s’être contenté de passer « les mains dans les poches », sur le lieu du sinistre de mercredi soir. Maman de 3 enfants, la dame est à la rue : le ciel qui vous tombe sur la tête, deux semaines après la rentrée…. Un cri de détresse et de désespoir, de la colère contenue, une émotion partagée dans le public qui fut saisi quelques minutes, happé par le récit poignant de cette personne. La victime de l’incendie prenait à témoin l’assistance, interrogeant sur l’action du maire….

On dit que ce dernier est de plus en plus souvent interpellé, mis en cause, interrogé sur la mise en ouevre de ses promesses, ses engagements, ses responsabilités. Mais là, tous ceux qui ont assisté à la scène ont compris la détresse et le désespoir d’une famille.

Avec le recul, je repense aux propos de l’adjoint à la communication en début de cérémonie, donneur de leçons et sarcastique à souhait. Peut-être me reprochait-il d’avoir évoqué l’incendie, le hold up à la ceinture d’explosifs, la rixe au métro, l’agression dans le hall d’immeuble, l’agression du chauffeur de bus, et que sais je encore?

 C’est sûr, je n’étais pas dans la ligne éditoriale de la Pravda municipale, Asnières Infos, où tout va bien dans la commune….

Pour cette seule raison, comme moi, tous ceux qui se hasardent à émettre un avis différent se voient vilipendés et caricaturés, avec les moyens publics municipaux. Cela ne m’empêche pas d’entendre les Asniérois et de relayer leurs demandes. Cela ne fait pas la majorité être plus vertueuse et tenir ses promesses de campagne.

Tous ceux qui ont fait de fausses promesses pour occuper une place ou prendre un mandat, en abusant de la crédulité de ceux qui étaient dans le besoin et la détresse, tous ceux là devront rendre des comptes un jour.

Ce soir, un incendie ravage le 11 quai Aulagnier…

Posté dans Actualité, Sécurité le Mercredi 14 septembre 2011 par Marie-Do – Commentaires fermés

Notre pensée va aux locataires qui se trouvent dans la détresse ou qui sont inquiets. Des relogements sont à prévoir. On ne peut passer sous silence les difficultés quotidiennes pour toutes les familles qui se retrouve à la rue un jour, dans de telles circonstances.

Nous assurons toutes les familles de tout notre soutien et de notre disponibilité dans l’épreuve qu’elles traversent.

A ce stade, j’ignore si des pertes humaines sont à déplorer. Mais d’ores et déjà, les dégâts semblent lourds. Les services de la mairie doivent tout faire pour accompagner les victimes dans leurs démarches et trouver des solutions de relogement décent au plus vite. En effet, ce drame intervient alors que nous allons bientôt entrer dans la période la plus froide de l’année et que les enfants viennent d’effectuer leur rentrée scolaire.

Régulièrement, nous intervenons auprès de la mairie en conseil municipal afin qu’elle accélère les délais de relogement des familles victimes du feu (comme récemment sur la place Le Vau, rue du 18 juin 1940, au 57 rue des Mourinoux notamment). Trop souvent, ces dernières se retrouvent hébergées pendant de longs mois dans des hôtels sociaux, parfois éloignés d’Asnières. Et il faut continuer à faire face, se rendre au travail chaque matin, conduire les enfants à l’école à Asnières, parfois en traversant tout Paris… C’est une situation invivable, et intolérable que les autorités municipales doivent prendre en considération sérieusement.

Il semblerait que l’incendie soit parti d’un appartement du 4ème étage, aux alentours de 20 heures. Les pompiers sont intervenus. Il parait que le dispositif déployé a été assez important, ce qui a autorisé certains observateurs à imaginer un événement beaucoup plus grave. Toutefois, le quai Aulagnier a été fermé et les professionnels des services de sécurité ont tout mis en oeuvre pour secourir les locataires traumatisés.

Mis à jour après vérification des circonstances des faits.