Ligne 235 : un chauffeur de bus aspergé d’essence aux Courtilles hier soir
Posté dans Actualité le Dimanche 16 octobre 2011 par Marie-Do – 2 Commentaires
Est-ce qu’on va laisser encore longtemps l’escalade faire son chemin sans limite à Asnières? Est ce que la mairie va enfin se décider à prendre la mesure des vrais problèmes d’insécurité qui se nichent dans nos quartiers et mettre en place une politique adaptée?
Les agents de la RATP risquent de se mettre en grève suite à une nouvelle agression qui a frappé un des leurs à Asnières.
Hier, un chauffeur du bus 235 aurait été aspergé d’essence dans les environs des Courtilles. Son pronostique vital n’est pas engagé. Les agresseurs viendraient de la commune voisine de Gennevilliers…
Toujours dans la nuit d’hier soir, un réglement de comptes entre jeunes a éclaté vers la place Voltaire. La victime a été transportée à l’hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.
Aujourd’hui, chacun connait la réalité : des affrontements réguliers et préoccupants entre bandes d’Asnières et de Gennevilliers. Ces rixes ont connu un paroxysme avec l’assassinat d’un adolescent de 15 ans, non loin du terminus de la ligne 13 du métro, aux Courtilles, il y a environ 8 mois. La politique de la jeunesse est une catastrophe à Asnières. La sécurité n’est pas une priorité pour la mairie qui s’est désengagée pendant 3 ans, et nous en payons le prix fort maintenant.
Ce climat d’insécurité est palpable partout dans Asnières. Mais les Hauts d’Asnières ont atteint le niveau supérieur de l’alerte rouge. A tel point qu’en janvier 2011, l’Etat avait décidé de renforcer la sécurité sur ce territoire en y affectant une Brigade Spéciale de Terrain : 15 policiers ultra expérimentés et mobiles, bien au fait de la problématique des violences urbaines. Depuis le drame de mars 2011, des renforts de CRS sont dépêchés à chaque crise sur les Hauts d’Asnières. On a même vu un hélicoptère de la police sillonner le ciel d’Asnières pour observer les mouvements des bandes, un fait inédit.
Est-on encore à Asnières?
Ce que l’on peut dire, c’est que l’Etat prend sa part de responsabilité, en renforçant régulièrement les moyens de sécurité pour Asnières, en partie grâce à la réforme de la police d’agglomération parisienne qui permet de déployer des effectifs pris sur les circonscriptions de sécurité publique de l’agglomération (les CRS peuvent venir de Saint Ouen, du Stade de France, du raincy..).
Que fait la mairie ?
- elle organise des marches…
- elle inaugure un boulevard de la Paix avec les élus de Gennevilliers
- elle planifie des activités de vacances avec la mairie de Gennevilliers
- la patinoire à 1 euro est censée réguler la situation
- le maire d’Asnières déclare que c’est la faute aux parents si certains jeunes font des bêtises…
- le maire d’Asnières prend un couvre feu pour les mineurs de 18 ans à partir de 20 heures. Mais compte tenu du caractère privatif de libertés, la mesure ne peut être qu’exceptionnelle et strictement encadrée dans ses modalités. Voilà, la mairie réagit dans l’urgence, elle gère les drames et les catastrophes dans un parfait aveuglement et sans aucune cohérence. Cette attitude désordonnée ne peut faire office de politique…
Il n’y a aucune politique de fond. Les structures pour la jeunesse sont démantelées, on y recrute des éducateurs qui viennent d’ailleurs au lieu de donner du travail à des jeunes Asniérois. Rien pour l’insertion professionnelle et sociale.
Depuis que la crise a éclaté, le budget de la mairie pour l’emploi des jeunes n’a pas augmenté d’un euro. Celui pour les chômeurs de longue durée, les seniors, non plus. Les secours et aides, pas davantage.
Est-ce qu’on va attendre un autre drame pour radicalement changer de politique à Asnières?






