…..de joie ou de dépit?
Posté dans Actualité, On en parle... le Lundi 24 janvier 2011 par Marie-Do – 1 CommentaireDifficile de connaître le fondement de l’hystérie collective qui a pris les socialistes et leurs amis de la majorité municipale ce week end, suite à l’arrêt de la Cour d’Appel de Versailles sur le Folklore.
- A minima, on dira que la décision ne les a pas laissés insensibles.
A priori, on pourrait penser à de la joie. Satisfaction à l’idée d’asphyxier un adversaire politique par des demandes financières extravagantes, alors que la Justice a confirmé qu’il n’y avait ni enrichissement personnel, ni détournement de fonds, ni financement politique.
Comment rendre ce que l’on n’ a pas pris ?
Monsieur Pietrasanta et ses conseils -payés chèrement avec l’argent de nos impôts- ont trouvé la parade avec un prétendu « préjudice d’image de la ville ».
Un préjudice qui aurait été causé -disent ils- par la notoriété de cette affaire, à laquelle ils sont bien entendu parfaitement étrangers, étrangers aux bonnes fuites vers des médias complaisants à écrire des articles infamants, largement diffusés ensuite sur les blogs et sites amis, sur des tracts anonymes dont les auteurs ont le secret…., étrangers à la large publicité faite pendant la pré et la campagne électorale, dont cette série judiciaire fut un des arguments politiques majeurs, rappelons-le.
- Plus objectivement, on dira que le dépit a conduit les socialistes d’Asnières à offrir un spectacle d’une rare bassesse depuis 2 jours. Mais comment réagir intelligemment quand on a peur?
Pourquoi le PS d’Asnières demande t-il la démission immédiate de Manuel Aeschlimann?
Sont-ils à ce point ignorants, pour méconnaître la faculté pour tout justiciable de contester en cassation la légalité des décisions rendues en dernier ressort, un droit absolu, consacré par le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation et le Conseil d’État comme un principe général de notre système judiciaire ? Je ne le pense pas. Les socialistes d’Asnières et leurs succédanés essaient seulement de répliquer des comportements qui ont bien fonctionné depuis plusieurs années….
Malheureusement pour eux, cet opportunisme se heurte à une autre réalité : l’échec de leur gestion et la perte de confiance progressive des habitants dans leurs belles promesses, emballées dans un papier cadeau de calomnies et de méchancetés.
Je ne me souviens pas avoir entendu le Parti Socialiste d’Asnières réclamer la démission de monsieur Huchon, lui aussi condamné en 1ère instance à 1 an d’inéligibilité (notamment), et sauvant in extremis son siège de président de conseil régional en appel, à la faveur d’une levée de la peine d’inéligibilité, bien que sa condamnation soit confirmée ? J’ajoute que dans le cas de l’affaire Huchon, ce dernier avait accordé un marché à une société qui rémunérait son épouse en tant que salariée. A cette époque pas si lointaine, ni Roger Karoutchi, ni Valérie Pecresse ne s’étaient mêlés de ces affaires de justice. Monsieur Huchon a été réélu, démocratiquement. Aujourd’hui, monsieur Huchon a de nouveau des ennuis, liés aux conditions de sa réelection, mais c’est à la justice de faire son travail.
Aujourd’hui, dans des circonstances comparables, le PS d’Asnières fait de la politique, avec l’argent des contribuables asniérois. Serait-il si faible pour tenter de se débarrasser de ses adversaires politiques en les étouffant sous le poids des procédures judiciaires?
Le PS d’Asnières est-il seulement préoccupé à défendre les intérêts de la commune, comme il le prétend?
Non. Il défend seulement sa place, ou plus exactement ce qu’il croit l’être,… et que Manuel Aeschlimann pourrait bien lui ravir, à son tour, si l’on en croit les bruits dans la ville.
Madame Fischer, la première adjointe au maire socialiste, qui avait voté la subvention pour le Festival en 1998, et qui a témoigné dans la procédure, contre Manuel Aeschlimann, peut partager cette crainte, elle qui entend aussi les bruits de la ville.
Tous ces gens qui pensent que les Asniérois sont des idiots, et que l’infamie jetée sur leurs adversaires les fera paraître plus attrayants, se trompent lourdement.
Manuel Aeschlimann est d’une rare résistance. Je conseille à tous ceux qui veulent l’affronter de s’y préparer.
Merci du fond du coeur à tous ceux qui comptent sur nous et nous le disent!

